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Le maire de Dausse, Gilbert Guérin

Président Association des MAIRES RURAUX du Lot et Garonne

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05 53 87 23 59

Guy CLUA 1er Vice -Président Association des MAIRES RURAUX du Lot et Garonne

La création de l’association AMR47.

Le 13 juin 2009, les 54 adhérents de I’AMRF sur les 304 communes rurales du département se sont réunis afin d’évoquer l’opportunité de création d’une association départementale des maires ruraux.

Les collègues présents ont unanimement formulé la volonté de se fédérer au sein d’une association leur ressemblant, répondant à leurs problèmes, portant leurs revendications. Présent lors de cette réunion, Henri Tendonnet vice-président de l’AM47 et président de la commission rurale, a également déclaré vouloir travailler conjointement avec notre future association.

Il est temps de s’unir !

En effet, une nouvelle rentrée vient de passer et nous ne comptons plus nos collègues qui se battent pour sauver leur école ou leur gendarmerie, quand nous ne sommes pas concernés nous-mêmes par la fermeture de notre bureau de poste. Nous sommes tous inquiets pour l’avenir de nos confitures, par la réforme des collectivités, par la compensation de la TP… Nous ne voulons pas devenir de simples guichets dans des intercommunalités démesurées et surpuissantes. A I’heure où I’on critique le « millefeuille territorial » et le « trop grand nombre d’élus », nous sommes fiers d’être les premiers et les plus proches représentants de notre démocratie.
Soyons donc optimistes car il n’y a que les batailles engagées qui pourront être gagnées. Nous voulons une véritable égalité républicaine et nous disons qu’un citoyen rural ne vaut pas moins qu’un urbain. Nous sommes pour une gestion concertée, équilibrée et juste du territoire. Nous aspirons à une ruralité vivante, moderne et dynamique et nous savons que, comme d’habitude, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes pour défendre et faire valoir notre ruralité.

C’est par ces mots, encore fort de sens aujourd’hui, que Guy CLUA conviait les maires du département à créer l’Association des Maires Ruraux du Lot-et-Garonne le 3 octobre 2009.

Elle est, aujourd’hui, enracinée dans notre département où elle fédère les communes de moins de 3 500 habitants et porte la voix de la Ruralité. Elle permet désormais la reconnaissance et l’écoute par les instances préfectorales, départementales et les grands élus du Lot et Garonne de la parole des élus ruraux et des communes rurales.

Notre parti est la ruralité et nos combats sont ceux de nos communes, à commencer par le maintien des services publics en milieu rural. L’association permet de mutualiser les expériences au sein d’un réseau convivial, de faire entendre la voix des maires ruraux et de constituer une force solidaire de mobilisation en cas de besoin. Notre association est aussi le représentant des communes rurales auprès des interlocuteurs du département (Préfecture, Inspection d’Académie, La Poste, EDF…).

 


L’Association des Maires Ruraux de France fédère, informe et représente les maires des communes de moins de 3 500 habitants partout en France. L’association s’engage au quotidien au niveau local comme national pour défendre et promouvoir les enjeux spécifiques de la ruralité.

Créée en 1971, l’AMRF rassemble plus de 10 000 maires ruraux regroupés dans un réseau convivial et solidaire d’associations départementales, en toute indépendance des pouvoirs et partis politiques. L’AMRF est un représentant incontournable du monde rural auprès des pouvoirs publics et des grands opérateurs nationaux.

 


Rejoignez-nous, adhérez à l’AMR47

L’appartenance au 21ème siècle, d’un territoire rural est complètement modifiée par rapport aux ancrages ancestraux. L’évolution de la société, par la mobilité et l’urbanisation a changé les formes d’ancrage.Les habitants sont de plus en plus tributaires aujourd’hui de leur mutation ou évolution professionnelle. De ce fait, ils consomment  plusieurs territoires dans une vie. Depuis la loi du 14 décembre 1789, les communes françaises furent créées avec 40 200 communes en 1800 et 36000 en 2016.

Concernant les territoires, ils subsistent depuis toujours, mais les groupes ont évolué. Ce qui était immuable il y a quelques années, a subi de nombreux changements. Qu’elles que soient les motivations des populations elles s’approprient naturellement le territoire qu’elles habitent. Chaque village ou ville de notre territoire est lié au fait  que les hommes ont travaillé la terre depuis des siècles et ont laissé une empreinte, une conscience en héritage. Il est bon de rappeler que

« C’est l’homme qui marque le lieu, plus que le lieu ne marque l’homme » (citation de Félix Castan).

Les communes et les maires constituent avec leurs administrés le groupe le plus significatif pour la défense du territoire.Les Maires, Adjoints et Conseillers qui  sont engagés dans une action municipale, le font avant tout pour le bien collectif. Ce sont les valeurs républicaines qui doivent prévaloir. Concernant les territoires ruraux, ils sont identifiés par une urbanisation rurale et un habitat dispersé. Leurs principaux atouts sont caractérisés par la qualité de vie qui en découle. Les habitants qui y habitent l’ont choisi afin d’être en osmose avec la nature et proche de  l’environnement.

Le monde agricole l’a bien compris car depuis toujours, il y vit, il y produit et il participe au chainon alimentaire nécessaire à la vie

Le Maire rural est aux yeux de ses administrés,  un élu qui sert les intérêts des populations et qui s’engage, 24 h sur 24, pour le bien collectif. Il a le devoir du vivre ensemble et surtout de faire vivre ensemble des populations de différentes nationalités. Il est à la fois l’Elu de petite et de moyenne commune  (représentant de l’Etat), employé municipal (chargé de faire fonctionner les services municipaux), assistant social, médiateur, au service de administrés pour les toutes les démarches à effectuer.

Les Maires ruraux constatent chaque jour, l’importance que peut revêtir la proximité et la nécessité de la préserver à chaque fois qu’elle est effectivement justifiée. Il est important de rappeler que « l’architecture territoriale décentralisée de la France » repose sur trois entités de collectivités locales seulement : la Commune, le Département et la Région. Les autres niveaux d’administration étant avant tout des outils nécessaires au fonctionnement d’une société dont les attentes génèrent de plus en plus de complexité…. Ce que l’on peut regretter à travers le mille feuilles administratif, c’est qu’il masque l’essentiel et la clarification des compétences de chaque niveau de collectivités. Il est bon de rappeler que l’intercommunalité est un outil au service des communes et non pas l’inverse.

La majorité des habitants ont conscience d’appartenir au monde rural, surtout ceux qui sont nés en territoire rural, c’est leur identité et ils revendiquent cette authenticité. Ils font partie d’un village, d’une petite ville où tout le monde se connaît, ce qui facilite les liens. Par la grandeur de l’espace qui le caractérise, de plus en plus de gens choisissent de sortir des villes pour profiter de la qualité de vie de la campagne. Le monde agricole a bien compris depuis toujours, car il a choisi d’y travailler, d’y vivre.

En adoptant ce système de vie,  les habitants par la proximité participent naturellement à la vie communale plus facilement qu’à la ville. Le manque de moyens financiers  renforce l’inventivité à travers le système associatif qui devient l’oxygène incontournable des communes. Il permet de proposer des activités diverses à l’ensemble des générations et de nos populations.

De ce fait, les habitants des communes rurales se disent de la campagne, et fier de l’être. Victor Hugo a écrit : «Les maîtres d’école sont des jardiniers en intelligence humaine ». Et nous les Maires ruraux nous ajouterons modestement que nos communes leur fournissent le terreau nécessaire à l’accomplissement de cette tâche : école neuve, garderie périscolaire, personnel communal qualifié, mise en place des activités périscolaires…

Dans la mouvance de la réforme territoriale actuelle Lois NOTRe, MAPAM….., des bouleversements administratifs en France vont impacter les valeurs de la République. La fusion des régions va éloigner les élus décideurs de ces administrés. Aujourd’hui, le citoyen ne peut pas prendre conscience directement de cet échelon gigantesque qui se dessine pour les années à venir. La commune, cellule de base de la citoyenneté aura du mal à résister. Le vivier de développeurs que constituent les élus ruraux est insuffisamment aidé. Pourtant sa mission est d’être en permanence auprès de nos concitoyens et est le premier contact avec l’action publique. Les populations acceptent mal la fermeture des services publics, des sous-préfectures, des gendarmeries, des écoles, et en réfèrent toujours à l’échelon le plus proche :   la commune.

Les élus et les populations refusent toujours la fusion des communautés de communes lorsqu’elles sont imposées par le législateur. Le danger de la fracture n’est pas forcément entre nos collectivités mais entre les collectivités et les administrés. Les communes doivent répondre régulièrement au consumérisme de leurs administrés.

Guy CLUA

1er Vice-Président de l’association des Maires Ruraux de France


Les engagements de l’AMRF

  1. Défendre la commune et la liberté municipale, expression primordiale de la démocratie ;
  2. Porter les positions des élus ruraux dans les instances locales et nationales en conservant une totale indépendance vis-à-vis des pouvoirs et partis politiques. Représenter et soutenir les élus ruraux dans leurs actions ;
  3. Agir pour le maintien d’un tissu de services publics adapté aux besoins et se mobiliser pour les défendre ;
  4. Développer une image positive, moderne et dynamique de la ruralité ;
  5. Œuvrer pour un aménagement équilibré, juste et concerté du territoire ;
  6. Revendiquer l’égalité républicaine de tous les citoyens en combattant les privilèges financiers de la ville sur la campagne ;
  7. Agir pour un dynamisme économique et social durable en luttant contre la désertification rurale ;
  8. Affirmer et faire reconnaitre la spécificité des territoires ruraux ;
  9. S’opposer au cumul des mandats électifs et des fonctions, entrave majeure à la démocratie ;
  10. Développer liens et coopérations avec les structures et organismes nationaux qui partagent la même vision de la démocratie et des territoires. Encourager, promouvoir et soutenir toute initiative allant dans ce sens.