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Hôtel du Département, Conseil départemental du Lot-et-Garonne

1633 avenue du Général Leclerc

47922 Agen cedex 9

Téléphone : +33 (0)5 53 69 40 00 ou 05.53.68.81.16

Fax : +33 (0)5 53 69 44 94

Web : http://www.lotetgaronne.fr/

Journal de l’actualité du département

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L’assemblée

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C’est à l’Hôtel Saint-Jacques, à Agen que siègent les Conseillers départementaux, élus par les Lot-et-Garonnais dans les 21 cantons du département.
Secondés par plus de 1200 agents territoriaux, ils travaillent à l’amélioration du quotidien des Lot-et-Garonnais dans plusieurs domaines : l’action sociale, les routes, les collèges, les transports scolaires, le développement de l’économie et la création d’emplois, l’équipement agricole et rural, le tourisme, la culture et le sport.

S’il existe depuis 200 ans, le Conseil départemental ne gère réellement les affaires départementales que depuis 1982, date des lois de décentralisation. Proche des citoyens, l’échelon départemental est en même temps celui qui permet de bâtir des projets d’envergure pour préparer l’avenir. C’est ce que s’efforcent de faire les Conseillers départementaux dans l’intérêt des Lot-et-Garonnais d’aujourd’hui et de demain.


Le Président

Monsieur Pierre Camani, président du Conseil départemental de Lot-et-Garonne et sénateur de Lot-et-Garonne.
Le Président prépare et exécute les décisions de l’Assemblée départementale, il est l’ordonnateur des dépenses, il prescrit l’exécution des recettes, il gère le domaine du Département.  Né le 19 février 1952 à Saint-Léger ,Domicilié à Puymiclan ,Marié, 2 enfants

Formation :
– Licence d’Histoire
– Maîtrise en Science de l’Information et de la Communication
– Diplôme IEP de Bordeaux
– Diplôme IRA de Nantes

 

Synthèse des mandats et fonctions:

Fonctions au Conseil départemental :
Élu président du Conseil départemental en avril 2015.
Élu conseiller départemental du canton des coteaux de Guyenne en mars 2015
Remplaçant : Jean-Marc Desveaux

Élu Conseiller Municipal de Puymiclan en mars 2014.

Binôme de Caroline Haure-Trochon


BUDGET PRIMITIF 2015

 Après avoir débattu des orientations budgétaires 2015 en février dernier, l’assemblée départementale s’est réunie pour adopter le budget 2015 du Conseil départemental. Cette année encore, la majorité conduite par Pierre Camani a présenté un budget qui réserve une place importante aux investissements, effort rendu possible grâce à une gestion responsable et à une maîtrise des dépenses de fonctionnement.

Téléchargez le dossier de presse

Les grandes orientations du budget 2015

En 2014, le Conseil général répondra aux orientations suivantes :

  • pas de hausse de la fiscalité directe sur les ménages pour la 6e année consécutive (à savoir la taxe foncière sur les propriétés bâties, seule taxe sur laquelle le Département dispose d’un pouvoir de taux).
  • la limitation au strict minimum des dépenses de fonctionnement obligatoires.
  • la limitation du recours à l’emprunt pour la 2e année consécutive.
  • le maintien des dépenses d’investissement à un niveau élevé (sensiblement identique à celui de 2014), alors que beaucoup de Départements ont choisi de réduire leurs investissements.

Le budget 2015 en chiffres

Budget global : 434,6 M€

  • Budget de fonctionnement : 339 M€
  • Budget d’investissement : 91,2 M€

Les services et compétences

S’il existe depuis 200 ans, le Conseil général, aujourd’hui Conseil départemental, ne gère réellement les affaires départementales que depuis 1982, date des lois de décentralisation. Proche des citoyens, l’échelon départemental est en même temps celui qui permet de bâtir des projets d’envergure pour préparer l’avenir. C’est ce que s’efforcent de faire Conseillers départementaux et agents territoriaux dans l’intérêt des Lot-et-Garonnais d’aujourd’hui et de demain.

Le Conseil départemental de Lot-et-Garonne compte aujourd’hui plus de 1 200 agents territoriaux officiant entre l’Hôtel Saint-Jacques et les différentes unités départementales localisées sur tout le département. Ils travaillent à l’amélioration du quotidien des lot-et-garonnais dans plusieurs domaines : l’action sociale, les routes, les collèges, les transports scolaires, le développement de l’économie et la création d’emplois, l’équipement agricole et rural, le tourisme, la culture et le sport.

L’administration départementale est placée sous l’autorité du Président Pierre Camani.

Sa direction est assurée par le Directeur général des Services et par des directeurs adjoints.

Des services actifs pour tous

Les services du Département se composent d’une direction générale, sous-divisée en onze directions sectorielles, recouvrant tous les domaines de compétences du Conseil départemental.

Ces services gèrent et administrent les affaires départementales, selon les décisions prises par l’Assemblée du Conseil départemental de Lot-et-Garonne.

Les onze directions sectorielles adjointes à la Direction générale des Services sont :

Action sociale

Depuis la préparation de la naissance jusqu’à l’accompagnement des personnes âgées, le Conseil départemental est présent, en cas de besoin, à tous les moments de la vie. Prévention et écoute des Lot-et-garonnais, aide aux personnes âgées et handicapées, lutte contre l’exclusion, protection de l’enfance en danger et soutien des familles en difficulté font partie de ses attributions. La solidarité mobilise la moitié des moyens du Département.

Contact :
La Direction du développement social
Tél. : 05 53 69 40 43

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Agriculture et forêt

Département rural, le Lot-et-Garonne bénéficie d’une agriculture dynamique qui a su se moderniser en préservant les paysages et l’environnement. Depuis plus de vingt ans, le Conseil départemental soutient les agriculteurs qui représentent 10 % de la population active du département.

Contact :
La Direction de l’agriculture de la forêt et de l’environnement
Tél. : 05 53 69 44 22

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Communication

La Direction de la Communication a pour mission d’assurer la promotion du Conseil départemental et de ses actions.
Deux principaux objectifs sont visés :

  • Faire connaître les compétences qui concernent au quotidien les Lot-et-Garonnais, de la maternité à la retraite, en passant par l’enfance, le collège, le RSA, le handicap…
  • Promouvoir les atouts du département à l’extérieur de ses frontières, en matière touristique mais aussi économique, patrimoniale, environnementale….

Pour cela, la Direction de la Communication travaille de manière transversale avec les différents services départementaux. Elle assure en direct :

– la conception et la réalisation des supports de communication de la collectivité, pour
le grand public (Abribus, plaquettes, affiches, flyers…),
– l’organisation d’événements sur des thèmes spécifiques et la participation à divers
salons et foires,
– la rédaction et la conception du 47magazine, magazine d’information de 32 pages
diffusé gratuitement sur tout le département,
– la mise à jour et le développement du site Internet de la collectivité : www.lotetgaronne.fr
– les relations presse de la collectivité et du président, c’est-à-dire de l’organisation de
conférences de presse, rédaction et diffusion des communiqués de presse, traitement
des demandes des journalistes, la revue de presse départementale et nationale
quotidienne,
– la gestion des objets publicitaires : Vous pouvez commander directement les objets promotionnels en ligne.

Contact :
La Direction de la Communication
Tél. : 05 53 69 45 11

Patrimoine

Les lois de décentralisation ont confié aux Départements la responsabilité de la lecture publique, avec la Bibliothèque départementale, et celle des Archives et de la préservation du patrimoine écrit. Mais elles ont aussi permis au Conseil départemental de soutenir financièrement les clubs sportifs et associations du département pour mettre à la disposition des personnes vivant à la campagne des services et animations équivalents à ceux offerts en ville.

Contact :
Direction de la culture
Tél. : 05 53 69 44 44.

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Economie et tourisme

L’aménagement du territoire, le développement économique et touristique ont toujours été au cœur des préoccupations des conseillers départementaux. Pour que chaque Lot-et-garonnais puisse vivre et travailler au pays, il faut sans cesse créer des activités nouvelles, des entreprises, des emplois en s’appuyant sur les atouts du territoire.

Contact :
La Direction des politiques contractuelles, du développement économique et du tourisme
Tél.: 05 53 69 45 41

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Education

Internet dans les écoles, modernisation et entretien des collèges, soutien à l’apprentissage, soutien des actions éducatives et des activités extra-scolaires, aides pour les frais d’études (bourses) et le transport scolaire … Le Conseil départemental accompagne les jeunes Lot-et-garonnais tout au long de leurs études pour promouvoir l’égalité des chances et assurer la réussite de tous.

Contact :
Direction de l’éducation, des sports et du soutien aux collectivités

Tél. : 05 53 69 41 92

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Environnement

Le département perçoit la taxe départementale des espaces naturels sensibles (TDENS) qui lui permet de mettre en oeuvre une véritable politique en faveur des milieux naturel.

Contact :
La Direction de l’agriculture de la forêt et de l’environnement
Tél. : 05 53 69 44 22

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Réseaux et transport

Désenclaver pour développer, créer ou maintenir des emplois, c’est l’objectif du Conseil départemental dans le domaine des infrastructures et réseaux de communication. Le Département conçoit et réalise de nouveaux projets pour permettre à chacun, quelque soit son moyen de locomotion, de se déplacer sans difficulté à travers le département et d’avoir accès à la téléphonie mobile et à l’Internet en haut débit afin d’être relié instantanément au monde entier.

Contact :
La Direction des infrastructures, des transports et de l’habitat
Tél. : 05 53 69 41 01

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Sport

Le sport occupe une place de choix dans notre département. Avec 1 130 associations, 85 000 licenciés et 23 000 bénévoles, le monde sportif lot-et-garonnais affirme au quotidien sa santé et sa force. Soucieux d’accompagner et de préserver cette vivacité, le Conseil départemental de Lot-et-Garonne accorde chaque année près de 3 millions d’euros aux associations, tant pour leur fonctionnement que pour les manifestations qu’elles organisent.

Contact :
Direction de l’éducation, des sports et du soutien aux collectivités

Tél. : 05 53 69 41 92

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Coordination 47 a pu intervenir devant le Conseil Départemental pour exposer aux nouveaux élus la situation du projet GPSO, 40 min de présentation (Texte remis au CD reunion du 10 juillet ) suivi de 30 min de débats.

Cordialement

C.Dhuyvetter


 

Revue de Presse

Les élus oscillent entre «angélisme» et «défaitisme»

 
Pierre Camani, le président du conseil départemental, veut rester positif, même si la situation est difficile./Photo Morad Cherchari

Confronté à une situation financière délicate, le conseil départemental débattait, hier, des orientations budgétaires pour l’année 2016, entre optimisme et défaitisme.

Si, durant de nombreuses années, les séances plénières sur le débat d’orientation budgétaire au conseil général, désormais renommé conseil départemental, donnaient lieu à des joutes politiques marquantes, la session d’hier s’inscrira, elle aussi, dans les annales mais pour d’autres raisons. Dans un contexte de difficulté financière et de mise en place de la loi NOTRe, le conseil départemental a basculé dans une nouvelle ère.

Contraints et forcés de faire autant avec moins, les élus du conseil départemental débattaient donc des orientations budgétaires de l’année, avec pour nouvelle contrainte, des prérogatives qui lui ont été retirées. Depuis quelques semaines, la commission de refondation des politiques publiques départementales, comprenant des membres des trois groupes d’élus, planche sur les orientations à prendre. Rien d’étonnant donc à ce que les échanges soient restés courtois et que les reproches des uns aux autres n’aient porté que sur les mots employés. Guillaume Lepers, chef de file de l’opposition de la droite et du centre, en réponse au discours du président Pierre Camani, dressant un état des lieux inquiétant mais teinté d’optimisme, dénonça l’emploi de certains qualificatifs. «Je ne vois donc pas de quoi nous inquiéter puisque, en dépit de difficultés financières avérées, nous restons quoi qu’il arrive, ambitieux» lâcha-t-il, ironique. Il ajouta par la suite : «Il y a un déni de réalité. Je remets en cause la communication, les mots employés. On doit faire un discours de vérité». Christian Delbrel, du groupe Dynamique citoyenne, s’est montré quant à lui interrogateur. «Pourquoi priver nos centres de loisirs, nos crèches d’aides aujourd’hui si précieuses ? (…) Pourquoi faire tant d’efforts, tant de coupes franches, alors que nous allons disparaître ?». Et l’élu de conclure : «Pourquoi devrait-on se faire hara-kiri alors que la grande faucheuse nous chatouille la carotide ?».

Si ensuite, furent reprochés le «déni» et «l’angélisme» de la majorité, et le «défaitisme» et le «pessimisme» de l’opposition, tous se rejoignaient néanmoins sur la situation préoccupante du département. Au rang des bonnes nouvelles, figurait, seule, l’annonce du gouvernement la semaine dernière, de la renationalisation du RSA, qui incombe actuellement aux départements. Pour le Lot-et-Garonne, le reste à charge des allocations individuelles de solidarité représente 42 millions d’euros. En attendant, la perte de dotation globale de fonctionnement versée par l’État, est estimée à 35,2 millions d’euros.

Avant de refermer le débat, Pierre Camani s’est voulu pragmatique : «Concernant l’avenir des départements, nous ne sommes pas là pour les enterrer, mais pour faire avec ce que l’on a. La situation est difficile mais pas dramatique. Il va falloir se recentrer sur nos compétences».

Quatre priorités définies

Les élus du conseil départemental ont présenté les quatre axes qui seront les priorités de l’année 2016. La première concerne l’absence de hausse de la fiscalité directe sur les ménages. En outre, la collectivité entend poursuivre ses efforts en termes de maîtrise des dépenses de fonctionnement. De plus, elle entend se recentrer sur «le cœur de métier du département», notamment redéfini par la loi NOTRe. Enfin, l’un des principaux objectifs est de restaurer les marges afin de continuer à investir.

Pierre Camani : «Nous saurons être imaginatifs et innovants»

 

Economie

Dans quelques semaines, le conseil départemental examinera et votera le budget primitif 2016. Comme la loi l’impose, c’est par un débat, quelques semaines avant le vote, que les élus aborderont les problèmes budgétaires du département.

Le débat sur les orientations budgétaires (DOB) débute aujourd’hui à 9 h 30 à l’hôtel Saint-Jacques. Avant le débat, Pierre Camani pose les données du problème.

Vous abordez aujourd’hui les orientations budgétaires du département pour l’année 2016. Dans quel état d’esprit êtes-vous quand on connaît les difficultés budgétaires auxquelles sont confrontées les collectivités ?

Le contexte budgétaire et économique est, en effet, très contraint pour toutes les collectivités, et en particulier pour les départements. L’effet ciseau s’accentue, du fait de la hausse des dépenses obligatoires de solidarité nationale (APA, PCH et RSA N.D.L.R.) et d’une trop faible compensation de la part de l’Etat. En 2015, le reste à charge pour le conseil départemental sur ces trois allocations s’élève en effet à 42 M€ ! Les récentes annonces du Premier ministre, pour une prise en charge totale par l’Etat du RSA au 1er janvier 2017, vont dans le bon sens, à condition que les mesures tiennent compte des difficultés rencontrées dès cette année par la majorité des départements de France. En dépit de nos efforts et d’une bonne gestion, saluée par les organismes indépendants, le Lot-et-Garonne doit faire face à des défis inédits. Pour autant, je ne renonce pas à agir et je reste convaincu que nous saurons être imaginatifs et innovants pour construire un nouvel avenir à notre département.

Justement, pour refonder les politiques publiques, vous avez lancé une large concertation. En quoi cette démarche vous est utile ?

Dans cette période charnière, où nous devons, dans le même temps, redéfinir le cadre de nos actions, avec l’entrée en vigueur de la loi NOTRe, clarifiant les compétences des collectivités, et conforter la place du Lot-et-Garonne au sein de la grande région et auprès de nos concitoyens, j’ai souhaité associer toutes les bonnes volontés. La concertation, c’est ma marque de fabrique ! Consultation des Lot-et-Garonnais, création d’une commission spécialisée avec tous les groupes politiques constituant l’assemblée départementale, rencontre avec tous les élus, la concertation a été la plus large possible. De l’ensemble de ces contributions se dégage une attente partagée par tous : le département doit continuer à remplir ses missions de solidarité sociale et territoriale en concentrant ses interventions sur les priorités essentielles (aménagement numérique, infrastructures routières, démographie médicale…).

Une question enfin concernant la fiscalité : stabilité ou hausse en 2016 ?

Nous avons fait le choix de ne pas augmenter la fiscalité pour la 7e année consécutive. C’était aussi un engagement de campagne de la majorité en 2015. Nous tenons parole à l’heure où de nombreux départements, toutes sensibilités politiques confondues, font le choix d’augmenter les impôts pour tenter de juguler leurs difficultés. Notre décision n’était pas la plus facile à prendre. Nous aurions pu invoquer des circonstances exceptionnelles pour changer de braquet.

Des vergers autour des villes : toute une histoire en Lot-et-Garonne !
Six nouveaux groupements économiques locaux ont été labellisés par le conseil général. Présentation de «Eau et adaptation au changement climatique». Sous l’impulsion du conseil général et de la chambre de commerce et d’industrie de Lot-et-Garonne, six nouveaux clusters ont été labellisés, lundi soir. Pour rappel, un cluster est un regroupement d’acteurs économiques locaux (entreprises, centres de formation, laboratoires de recherche, associations…) appartenant à un même secteur d’activité. Ici, l’union des savoir-faire fait la force, permet des synergies, ouvre vers des projets communs – avec, à termes, le développement des PME en ligne de mire.
Les six clusters (notre édition d’hier) ne manquent ni d’ambition ni d’audace.
Ainsi, que dire du cluster «Eau et adaptation au changement climatique», qui s’attaque à l’échelle locale d’une problématique planétaire ?
Merci la photosynthèse
Créé en août dernier, ce cluster regroupe huit entreprises (Airbiosol’O, Agralis, Delta Sud, Technagri, Véolia Eau, Laboratoire des Pyrénées et des Landes, Corhize, Irrigaronne), trois centres de recherche (Association climatologique Moyenne-Garonne, CEA Tech Aquitain, IFTS) et deux centres de formation (Institut polytechnique de Bordeaux, Laboratoire de l’intégration du matériau au système). Il a pour vocation la promotion et le développement économique de la filière eau.
«L’idée, explique Jean-François Berthoumieu (Agralis), est de se donner localement les moyens de s’adapter au changement climatique. La consommation d’énergie fossile provoque un réchauffement de la planète. Nous en avons conscience, mais nous ne serons pas capables d’inverser la tendance dans les cinq ou dix ans. Nous devons donc nous adapter, et utiliser cette eau qui nous tombe du ciel pour rafraîchir nos villes grâce au système naturel».
En clair, lorsqu’en été le soleil tape dur, et qu’il fait 40 ° à Agen, il ne fait que 33 ° dans un verger, grâce au phénomène de la photosynthèse – qui capte l’énergie.
L’idée du cluster est donc de refroidir les villes en créant des bandes végétales, grâce auxquelles l’air serait plus frais.
«Ces bordures de fraîcheur – des vergers ou des bandes d’arbres en dehors des villes, mais également des parcs arborés à l’intérieur – doivent être irriguées pour produire de cet air frais. Pour se faire, il faut capter l’eau de pluie tombée bien avant l’été, la stocker en sous-sol, pour pouvoir – en août par exemple – la réinjecter dans ces bandes végétales.»
Le cluster prépare déjà de premières actions, comme la mise en place de sondes permettant de calculer précisément la quantité d’eau nécessaire aux racines.
Tout sauf farfelu
Stocker cette eau est une condition sine qua non, et le cluster envisage de récupérer le ruissellement, d’injecter cette pluie dans le sous-sol, et de l’emmagasiner dans des gravières souterraines. Elle serait ensuite pompée puis envoyée vers les vergers, vers les espaces verts urbains, ou vers la Garonne, pour notamment satisfaire aux besoins agricoles.
Le projet de bandes de fraîcheur est tout sauf farfelu. Des rencontres sont programmées avec le Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (Smeag), l’Agence de l’eau et le conseil régional pour obtenir des financements, et les premiers tests de stockages souterrains devraient débuter cet automne.
Le cluster lot-et-garonnais veut être pionnier en la matière et compte, demain, exporter son savoir-faire ailleurs en France, et à l’étranger. Il compte également s’appuyer sur des étudiants, des chercheurs, des scientifiques, pour faire du Lot-et-Garonne un laboratoire référent dans le domaine de l’eau.
Sébastien Bouchereau

 

 

 

Pierre Camani, des vœux d’hier à demain
Pierre Camani, des vœux d’hier à demain
Les vœux de Pierre Camani aux personnalités du Lot-et-Garonne furent à la fois l’occasion d’un bilan et d’un regard sur le futur à plus ou moins long terme. «Notre potentiel, ce sont les Lot-et-Garonnaises et les Lot-et-Garonnais qui se battent quotidiennement pour leur territoire, pour leur entreprise, pour innover, pour créer et pour développer leurs projets.» Derrière chaque terme de cette phrase, Pierre Camani aurait sans nul doute pu mettre des noms, des prénoms et des adresses. Tout au long de l’année, le président du conseil général bat la campagne du Nord au Sud et d’Est en Ouest à la rencontre d’investisseurs ou de porteurs de projets qui témoignent tous d’une envie de croître et de prospérer entre Lot et Garonne. Et pour aider ces porteurs de projets à grandir ici, Pierre Camani, à l’heure des vœux aux personnalités, rappelait les efforts consentis par la collectivité qu’il préside. «Pour bâtir les fondations de l’économie du XXIe siècle, nous avons mis en place des «clusters » ou grappes d’entreprises. Grâce aux appels à projets que nous avons lancés, nous pouvons fédérer les initiatives de 11 filières différentes. Une centaine d’entreprises, 21 centres de recherche, de transferts de technologie et d’expérimentation ainsi que 13 centres de formation ont accepté de se lancer dans cette aventure à nos côtés.» L’autre message qu’il importait à Pierre Camani de faire passer en ce début d’année tient en deux mots, «département efficace». «Préparer demain, c’est d’abord gagner la bataille des infrastructures. » Et dans ce débat, apparaît bien vite le dossier qui, sans opposer frontalement Camani et Dionis, démontre pour le moins une certaine divergence de vues. «Je veux rappeler avec fermeté notre position sur la RN 21 et le barreau de Camelat». L’intervention de Pierre Camani a fait évoluer l’intérêt de l’État, «la participation de l’Etat au financement des études est acquise et c’est une victoire historique pour le département tout entier.» Le sénateur n’entend pas s’arrêter là, «je continuerai à me battre car la mise à deux fois deux voies est un enjeu majeur pour le département. La mise à deux fois deux voies de la RN 21 et le barreau de Camelat ne constituent qu’une seule et même opération pour le Lot-et-Garonne, et le deuxième axe majeur de développement du département». Importants aussi aux yeux du président du conseil général, les dossiers comme la commission de démographie médicale ou encore la fibre optique. Le bilan viendra en son temps en cette année d’élection, comme on reparlera du projet Center Parcs. Face à tous les défis à venir, Pierre Camani cite Antonio Gramsci : «Le pessimisme de la connaissance n’empêche pas l’optimisme de la volonté».

J.-L. A.


 

 

 

 

 

Conseil départemental du Lot & Garonne