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Les coordonnées

Nom -prénom du responsable : GAILLARD Geneviève, présidente

Adresse  complète de l’association : 12, avenue Bayle, Allemans-du-Dropt 47800

Téléphone de la présidente de l’association : 06 14 98 49 02

Adresse mail de l’association : patrimoine-traditions.allemans@orange.fr

 

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Présentation  et buts de l’association

Le tissu associatif d’Allemans-du-Dropt s’est récemment enrichi de l’arrivée de Patrimoine et Traditions, association à but non lucratif publiée au Journal Officiel de la République Française le 14 février 2015. Elle est née de la volonté de sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine culturel, matériel et immatériel de notre village.

Au-delà de la sauvegarde et de la restauration de l’ancien corbillard du village, qui constitue le point de départ de l’action, Patrimoine et Traditions entend pérenniser les racines historiques des traditions locales et des expressions vivantes héritées de nos aînés dans le but de préparer le futur en facilitant à nos descendants l’effort de compréhension d’un héritage patrimonial.

Mais le patrimoine culturel ne se limite pas au passé. Il est également contemporain et vivant à la fois. Notre association aura le souci permanent de contribuer à la création d’un espace d’échanges culturels propre à faciliter le lien entre les générations et entre les communautés issues d’horizons géographiques divers ayant élu domicile à Allemans-du-Dropt au fil du temps.

 

Actions de l’association

 Allemans-du-Dropt et ses commerces d’antan

Dans le cadre de la fête d’Allemans-du-Dropt, l’association Patrimoine et Traditions a présenté le dimanche 5 juillet 2015 une rétrospective des commerces qui ont contribué à l’animation du village au début du 20e siècle. Grâce à un itinéraire ponctué de cartes postales de l’époque, le public présent a pu découvrir, au gré de ses déplacements dans le centre du village, qui faisait commerce de quoi et où.


        logo     RACONTE-MOI ALLEMANS…

 Dans le cadre de ses activités vouées à la mise en valeur et à la sauvegarde d’objets et de traditions qui font partie intégrante du patrimoine local, l’association « Patrimoine et Traditions » a entamé un cycle de causeries autour des aînés du village sur des thèmes choisis. Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu pour raconter ce qu’était la vie commerçante à Allemans-du-Dropt dans la première moitié du siècle dernier. A travers l’évocation des commerces et services, on découvre ce qu’était le tissu économique du village mais aussi ses habitants et les us et coutumes de l’époque. Certaines anecdotes sont savoureuses et l’évocation de ces réalités, maintenant à l’état de souvenirs, est l’occasion de recréer du lien social entre nos aînés dont le simple plaisir de se retrouver est évident. Nos amis anglophones sont aussi avides de connaissance sur l’habitat qu’ils rénovent et sur la culture locale. Ils sont également présents et les bienvenus.

Après l’évocation des nombreux commerces qui animaient jadis Allemans-du-Dropt, les souvenirs des métiers de l’artisanat, non moins nombreux (une quarantaine), ont révélé la grande diversité des savoir-faire des anciens. Même si bon nombre de ces métiers a aujourd’hui disparu, leur évocation par des témoins directs a été riche d’enseignement sur les façons de travailler et les modes de vie de l’époque.

Ce travail de mémoire se poursuivra prochainement en faisant revivre les travaux de la ferme qui ont, eux aussi, bien évolué au fil du temps. Nous vous attendons nombreux, jeunes et moins jeunes, à la salle Fallières à Allemans-du-Dropt, pour partager ces moments de l’histoire de notre village, toujours dans une ambiance de grande convivialité. Ces rencontres ont lieu certains samedis après-midi de 15h à 17h et les dates sont toujours rendues publiques par voie d’affiche, de presse (Sud-Ouest et Le Républicain) et sur le site « Allemans village vivant ».

Pour le bureau, Geneviève GAILLARD

Présidente de l’association

Contacts : 12 avenue Bayle 47800 Allemans-du-Dropt

ou patrimoine-traditions.allemans@orange.fr


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       Exposition consacrée à  Raphaël TRÉMOUILHE    

Dans le cadre de la 99e édition du comice agricole d’Allemans-du-Dropt, l’association « Patrimoine et Traditions » a honoré la mémoire de Raphaël TRÉMOUILHE qui, par ses origines, sa personnalité et son influence, a marqué une époque dans les domaines professionnel, politique et culturel.

            Issu d’une famille d’agriculteurs originaire de Lévignac et installée à Allemans, au Prégay exactement, en 1875, il fait de brillantes études […] et sort major de sa promotion en 1914 de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. Il sera, et ceci mérite d’être souligné, à l’origine d’une famille comptant pas moins de sept vétérinaires en trois générations seulement et nous avons aujourd’hui l’immense honneur et le plaisir d’avoir parmi nous l’un d’entre eux, son fils André TRÉMOUILHE, qui fut vétérinaire lui aussi, à Allemans d’abord, puis à Duras et dans les Pyrénées Atlantiques où il s’est retiré.

Fort de sa connaissance du milieu agricole, de ses très nombreux engagements associatifs en faveur du développement du monde rural (il a également œuvré dans le domaine de l’irrigation, de l’électrification et du développement de l’usage du cheval en Agenais), fort de ses engagements politiques aussi – il est conseiller municipal d’Allemans dès 1935, conseiller général du Canton de Lauzun dès 1934 et député de Lot-et-Garonne de 1951 à 1958 -, il va se consacrer après la guerre de 1914-18 au développement de la Garonnaise et, après la seconde guerre mondiale, tout mettre en oeuvre pour réunir de nouveau la Quercy et la Garonnaise et y adjoindre ensuite la Blonde des Pyrénées. De ce triple croisement est née la Blonde d’Aquitaine qui ne va pas tarder  à s’exporter en Europe et au-delà  puisqu’elle est aujourd’hui présente dans plus de trente pays.

Allemans-du-Dropt peut donc s’enorgueillir d’avoir compté parmi ses « hommes célèbres » une telle personnalité et c’est justice que de lui rendre hommage aujourd’hui dans le cadre du 99e comice agricole.

Extrait du discours de présentation de l’exposition

Geneviève GAILLARD, présidente de l’association « Patrimoine et Traditions »


logoEXPOSITION « PATRIMOINE ET TRADITIONS » 

 Allemans-du-Dropt et son ancien corbillard :

une ouverture sur l’artisanat local au début des années 1900

4 OCTOBRE 2015

Association Patrimoine et Traditions

Le dimanche 4 octobre 2015, à Allemans-du-Dropt, l’association Patrimoine et Traditions a exposé, dans le cadre du comice agricole intercantonal, l’ancien corbillard hippomobile du village, dont la sauvegarde et la restauration ont été le point de départ de son action.

A cette occasion, il a été fait référence aux artisans locaux du début du XXe siècle dont les corps de métier sont entrés dans la fabrication de ce véhicule. Des cartes postales anciennes et de vieux outils pour travailler le bois ont permis de témoigner de ces savoir-faire ancestraux.

Une partie de l’exposition a également été consacrée à plusieurs écrivains français et anglo-saxons, chansonniers ou chanteurs pour qui les rites funéraires d’antan, et notamment le corbillard, ont été source d’inspiration.

Geneviève Gaillard, présidente


REVUE DE PRESSE

 La découverte du corbillard

Publié le 01/11/2015

En début d’année, la vente du presbytère a mis au jour une pépite. Dans le recoin d’un bâtiment, attendait sagement un drôle de chariot. Pas de doute possible pour ses découvreurs, sous la poussière se présentait bien le corbillard du village.corbillard

Perdu de vue depuis de nombreuses années, l’objet était encore dans un état respectable. Seule les garnitures en tissu du baldaquin et le cuir du siège du cocher semblaient fragilisées. Aussitôt, comme un déclic, quelques Allemanais passionnés de patrimoine local ont voulu se fédérer autour d’une association, et en février 2015 « Patrimoine et Tradition » était créée.

Témoin d’un autre siècle

Datant vraisemblablement des années 1900, ce symbole du dernier voyage est aussi le témoignage de la vie économique locale au siècle dernier. Car c’est à lui tout seul un condensé des métiers anciens, nécessaires à sa construction et qui étaient présents au cœur même du village. Charron, forgeron ou encore peintre et couturière pour les garnitures en tissu ont dû être sollicités. L’entreprise Guionie dont le nom est toujours bien connu dans le village, qui se dépeignait sur les premiers prospectus en 1901 comme « constructeurs de voitures, peintures et garnitures réparations de toutes sortes, forge et charronnage » a certainement pris part à la construction du corbillard hippomobile municipal.

Un village dynamique

Les recherches entreprises dès lors par l’association font apparaître le développement économique du bourg qui comptait, en 1900, une trentaine de commerces et plus de quarante artisans pour 670 habitants. Une vie de village rythmée par 18 foires annuelles, un marché hebdomadaire et un marché aux prunes. Un autre temps que les bénévoles ne veulent pas oublier et que le retour du corbillard sur le devant de la scène fait réapparaître. Néanmoins, certaines personnes y ont surtout vu un symbole dérangeant ou inquiétant, auréolé du tabou de la mort, et voulaient s’en défaire. Les tenants de la conservation de ce témoignage du passé ont tenu bon et convaincu que c’était bel et bien, avant tout, l’affirmation de l’histoire de leur village.

Contact : patrimoine-traditions.allemans@orange.fr

Patricia Patiès-Cassol


1er NOVEMBRE 2015

WWW.SUDOUEST.FR      SUDOUESTDIMANCHE

LOT-ET-GARONNEcorbillard 2Les Allemanais de Patrimoine et traditions veillent sur leur pépite, conservée dans un garage. PH.CL

Le trésor du presbytère

ALLEMANS-DU-DROPT Le corbillard du village a été retrouvé à la faveur de la vente du bâtiment. De quoi faire renaître des passions

CAMILLE DE LAPOYADE ET

PATRICIA PATIÈS-CASSOL

c.delapoyade@sudouest.fr


 

Ce n’est pas bien grand Allemans. Quelque 500 âmes tout au plus, savourant la tranquillité de ce petit village bordé par le Dropt et veillé par de vieilles pierres. Pourtant, plus d’une trentaine d’habitants font aujourd’hui cause commune pour transmettre et préserver la mémoire de ce lieu, autrefois riche de 18 foires annuelles. Le comice agricole fêtera d’ailleurs son centenaire dans deux ans.

Leur association, Patrimoine et traditions, est née d’une découverte surprenante. À la faveur de la vente de l’ancien presbytère, le vieux corbillard hippomobile du village a été retrouvé. « Plusieurs maires se sont demandé s’il fallait le garder ou le vendre, se souvient Geneviève Gaillard, présidente de l’association. Il a été déplacé de lieu en lieu, et puis a fini par être oublié. »  Pourtant, beaucoup d’habitants se souviennent encore de cette drôle de charrette, tirée par un cheval, qui embarquait les Allemanais jusqu’à leur dernière demeure. Et pour cause, le corbillard hippomobile a été utilisé jusqu’à la fin des années 1960, alors que la voiture avait déjà pris une grande place dans la vie des Français.

Présageant encore de nombreux pourparlers pour connaître la destinée de ce témoin d’une autre époque, l’association a été créée. « Nous voulons le garder ! », défendent en chœur bureau et membres de l’association. Idéalement, ils aimeraient voir le corbillard « vivre sa propre vie », exposé dans un lieu dédié, prêté pour des expositions historiques ou loué pour jouer les figurants dans des films. Dans son village natal, il serait entouré d’objets anciens, de vieilles cartes postales et d’histoires glanées au fil des discussions et des trouvailles aux archives.

Condensé de métiers

L’observation poussée du corbillard  a révélé qu’il était à lui seul un condensé de métiers autrefois présents au cœur du village (charron, forgeron, peintre, couturière…), et que c’était « de la récup’ », comme le dit en souriant Michèle Adam, la vice-présidente. Ainsi naissent de nouvelles légendes. Le train avant proviendrait d’un véhicule du château ; l’essieu, gravé d’un nom, « Dufour », a été forgé à Périgueux. L’entreprise Guionie, un nom toujours bien connu dans le village, a fabriqué la caisse, dont la forme s’apparente à une barque traditionnelle du Dropt. De fait, sa mécanique pointue et son état de conservation incroyable pour un véhicule maintes fois utilisé depuis la fin du XIXe sont des gages d’une noble fabrication.

Pris au jeu, les membres de l’association ont relevé leurs manches et ont réussi à reconstituer l’Allemans du début du siècle dernier, à savoir un bourg de commerces. Un temps, les fenêtres du village ont été habillées de plaques, indiquant quel métier abritaient les maisons. Plus tard, peut-être, frapperont-ils encore aux portes des particuliers pour découvrir d’autres trésors, comme l’ancien four à pain du boulanger, aujourd’hui gardé par de hauts murs.


Ils veulent sauver leur patrimoine

Publié le 10/07/2015

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Les bénévoles de la nouvelle association Patrimoine et traditions ont exposé des cartes postales anciennes.

Tout est parti d’un corbillard… Curieuse genèse pour une association.                 Mais le fait est que sa découverte dans les murs de l’ancien presbytère du village, récemment mis en vente, a ravivé des souvenirs et impulsé la création d’une nouvelle association, Patrimoine et traditions, dont l’objectif est la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel, matériel et immatériel.

Outre ce corbillard, qui constitue donc le point de départ de leur action, les bénévoles veulent « pérenniser le sens de l’histoire en allant à la recherche des racines des traditions locales et des expressions vivantes héritées des ancêtres comme les traditions orales et culinaires, les événements festifs ou l’artisanat traditionnel ».

Dans les anciens commerces

Le week-end dernier, Patrimoine et traditions a proposé sa première animation. Une exposition itinérante de cartes postales anciennes a ainsi dévoilé au public les heures commerçantes des années 1908 à 1930. Difficile de croire qu’un si petit village pouvait posséder autant d’officines : épiceries, boucheries, tailleurs, coiffeurs, produits exotiques, fabricants de galoches, marchands de chaussures ou de vélos, hôtels, cafés, restaurants, bijouterie… Une trentaine de boutiques ont ainsi été répertoriées et situées géographiquement grâce à des reproductions et des notices explicatives posées sur les façades et portes d’entrée d’origine. Si certaines maisons ne conservent plus traces de ces commerces, d’autres, comme la pharmacie, ont gardé leur emplacement. Et l’émotion est au rendez-vous lorsqu’on entre dans l’épicerie Chasteau, par exemple, où les pierres du seuil usées par les nombreux passages mènent à l’intérieur d’un commerce où les étagères témoignent encore de la vie commerçante dynamique d’alors.

D’autres manifestations seront mises en place par l’association qui compte bien tisser des liens entre les habitants et contribuer à la création d’un échange culturel riche entre les générations et les communautés.

Patricia Paties-Cassol