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« Les Dames d’Albret »

Marie Sabathé

43 allées d’Albret

47600 NERAC

05,53,65,49,64

marie.sabathe@orange.fr

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Compte-Rendu  de la Réunion

Du Jeudi 3 Novembre 2016

Présents : Marie SABATHE (Présidente) -Jean CHAZALON (Vice-Président) – Véra-D. REGNAUT  (Secrétaire) – Monique SATTLER (Membre d’Honneur) – Danièle ROUSSEAU – Josette CHAZALON – Arlette DELBOS.

Excusés : Michèle MARDEGAN- Mylène LEMANACH – Catherine VIRAG (Trésorier) – Jean-Jacques LAVIGNE – Jacqueline MARTINET

La Présidente apporte les précisions relatives à la nouvelle composition du Bureau et aux aspects administratifs :

  • «  Les Dames d’Albret – Club de Lecture «  – siège social au domicile de la Présidente,
  • Statuts : inchangés,
  • Cotisation  annuelle : maintien à 10 euros
  • Mme Monique SATTLER, Présidente (sortante) de l’Association d’origine, est Membre d’Honneur et dispensée de cotisation.
  • Réunion avec le Directeur de la Médiathèque, Charles FORTIN, programmée le 17/11/2016, pour évoquer, notamment, les conditions de mise à disposition de la salle de réunion .

Est abordée également, la question des modalités de communication pour « relancer » l’Association (contact des anciens adhérents, ou de participants épisodiques, « publicité »…).

 

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Présentation

« LES DAMES D’ALBRET » est une association issue d’un très ancien club de lecture de la bibliothèque de NERAC, devenue actuellement médiathèque.Elle est maintenant une association littéraire.Son but premier : Lire et Faire lire. Son ambition : Diversifier ses activités et s’ouvrir à un plus large public.

  • Au rythme d’une réunion mensuelle à la médiathèque de Nérac le premier jeudi de chaque mois à 14h30.
  • Etude de thèmes,de coup de coeur,et d’un livre commun trimestriel. Accueil ponctuel d’intervenants.
  •  Elle travaille par thèmes mensuels.
  •  Elle favorise lecture et débats
  •  Elle accueille des conférenciers et des artistes.
  •  Elle organise des rencontres et des sorties culturelles
  •  Elle souhaite des échanges associatifs

    « Les Dames d’Albret »

    Marie Sabathé

    43 allées d’Albret

    47600 NERAC

    05,53,65,49,64

    marie.sabathe@orange.fr

     


    Compte-Rendu  de la Réunion  du Jeudi  1er décembre 2016

    THEME : La poésie – Bob Dylan (prix Nobel 2016)

    Présents : Marie SABATHE – Catherine VIRAG – Monique SATTLER – Danièle ROUSSEAU – Véra-D. REGNAUT – Jean-Jacques LAVIGNE – Jean CHAZALON

    Informations par Marie :

    1- La réunion avec Charles FORTIN, Directeur de la Médiathèque, a permis de favoriser, pour notre Association, l’intégration dans le dispositif de diffusion relatif à la saison culturelle de Nérac ainsi que dans le portail de la Médiathèque.

    2- Concernant la subvention par la Mairie de Nérac, rendez-vous est pris  avec Mme DOLLET, Responsable à la Mairie, pour évoquer la reconduction en 2017.

    Programmation mensuelle des réunions pour 2017 :

    5/01 : coups de cœur+ Rencontre avec Annie Rodriguez

    2/02 : livre commun (Chanson Douce) – Leila Slimani – ET (Réparer les Vivants)- Maylis de Kerangal)

    2/03 : littérature japonaise

    6/04 : coups de cœur

    4/05 : livre ou auteur commun – Stephan Zweig

    1/06 : réunion de clôture à l’Abbaye de Flaran

    Rencontre littéraire du 5 janvier:

    Annie RODRIGUEZ présentera son livre lors de notre prochaine réunion le 5 janvier 2017.

    La fille d’Arthur, Editions: L’Amourier

    Tour de Table sur le Thème :

    Marie :

    1-  l’œuvre de Bob Dylan – (Cf. articles de Presse y relatifs : Télérama – Le Figaro – l’Express –etc…)

    2- Il est reconnu comme un Poète engagé  (protest song) depuis les  sixties, connu mondialement , auteur de ses propres chansons et interprète.  (CD en écoute à cette occasion).

    3- Le Nobel de littérature  lui a été attribué pour « avoir créé dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine de nouveaux modes d’expression poétique » (cf. Secrétaire Générale de l’Académie).

    Catherine :

    « Poèmes d’Hölderlin » (1770 -1843) – écrits dans une très belle langue et écriture-  cette poésie rappelle les philosophes et la poésie grecs.

    Le Poète se situe dans  un univers panthéiste, selon le classicisme allemand,   ses vers  rappellent ceux de Ronsard, avec une grande prégnance de la Nature, et l’émotion qu’elle lui apporte.

    Hôlderlin, grand voyageur a la vie simple et mystérieuse à la fois,  a été un grand inspirateur de musiciens et d’écrivains .

    Il a été considéré comme fou, mais a conservé une semi-lucidité qui lui a permis de poursuivre, sur son inspiration, et d’abandonner le conventionnel pour une ode « rafraichissante ».

    Jean :

    « Poème de Victor Hugo » – Booz endormi , référence à l’Homme Bon, qui rêve , subjugué par la beauté de la Nuit (envolée lyrique..) – lecture.

    « La Fontaîne » : le Vieillard et les 3 Jeunes Hommes

    Monique :

    Nous donne lecture du très beau poème de  Léo Ferré : Avec le temps … : réalisme et justesse des mots choisis.

    Jean-Jacques :

    Pose la particularité de la Poésie, ressentie comme une représentation de l’esprit.  Le poème donne à ressentir une atmosphère,  (cf. José Maria de Heredia)

    Véra :

    Résonnance avec la présentation par Marie concernant les chansons/poèmes de Bob Dylan.

    Marie:

    Aperçu de la poésie contemporaine à travers 2 livres de poésie:

    « Côté Mât » de Aline Karnauch. Ed L’Idée Bleue

    « Femme d’intérieur » de Dany Moreuil. Ed Eclats d’Encre

    L’impression se présente en petits paragraphes occupants la moitié des pages, texte écrit sans rimes ni alexandrins, souvent sans ponctuation. La lecture se des poèmes se fait dans l’ordre où ils sont écrits car ils forment une lecture suivie qui ressemble à un roman.

    A défaut de rimes, ce sont les intonations, ou les rythmes, allitérations et autres formes d’écriture qui constituent la poèsie des textes et favorise le ressenti. On est loin donc de la poèsie classique de même que de la poèsie du 20ieme siècle, libre (Prévert) ou formatée (Ponge).

    ——————————————————————————————-

  • Grand succès pour la Rando théâtre du 31 mai 2015.

     Pas moins de 120 comédiens ont investi le décor naturel de la Garenne à Nérac pour la rando théâtre. Accompagnés d’un soleil plus que généreux, les comédiens ont animé ce lieu exceptionnel au cours d’une balade bucolique et théâtrale. Au total, dix-neuf troupes étaient réparties en cinq lieux différents. Trente-huit pièces différentes ont été proposées à un public ravi de cette initiative. Il y en avait pour tous les goûts !

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    Les dames d’Albret étaient représentées par une troupe de 5 personnes ,  Josette et Jean Chazallon, Manon Gapail, Marie Sabathé, Maryvonne Lavigne, qui ont lu à deux reprises la « Partie de Cartes » extraite de Marius, une oeuvre de Marcel Pagnol.


    Les Dames d’Albret

    Assemblée Générale du 1er octobre 2015

    à la médiathèque de Nérac

    Présents :

    Blanchet-Gonnat Nicole

    Chazallon Jean

    Girard Monique

    Lavigne Jean-Jacques

    Mardegan Michelle

    Martinet Jacqueline

    Régnaut Véra

    Rousseau Danielle

    Sabathé Marie

    Sattler Monique

    La trésorière Jacqueline Martinet ayant donné sa démission, elle est remplacée par Monique Girard

    17 impasse Valence. Agen.

    L’ ensemble du bureau a été reconduit à l’unanimité.

    Les activités de l’association sont également reconduites pour l’année 2015-2016 sans changement dans la même salle de la médiathèque de Nérac et avec le même calendrier.. La cotisation de 10 euros est inchangée.


    Compte-rendu de la réunion du 14 janvier 2016.

    Après quelques informations diverses: cotisations, paniers livres, livre commun , nous accueillons Philippe Buisine notre nouvel intervenant, chapeauté pat notre association.
    Professeur de philosophie retraité , domicilié à Condom où il anime également un café philo, il est prêt à nous assurer bénévolement deux heures de débats philosophiques le dernier jeudi de chaque mois.
    En résumé, et après quelques questions en tour de table, la modestie, l’étonnement, la curiosité doivent caractériser la recherche philosophique avec l’envie de connaissance et l’humour.
    Quelques thèmes au hasard et : les Métaphores
    à bâtons rompus L’intelligence
    Toute science est réfutable
    La théorie du complot.
    Tout ceci nous a fort intéressés et a largement débordé sur notre temps. A l’entracte galette et cidre, nous avons remis les coups de cœur au 4 février. Pour cause de vacances, le prochain rendez- vous aura lieu le 18 février à 14h.15 à la médiathèque. Thème retenu : La perception.
    Quelques anciens participants contactés vont nous rejoindre.


     Compte-rendu rencontre du 03/12/2015

    « Livre commun : « les quatre loupiotes » de J-J Lavigne»

    Jean C. N’a pas eu le temps de finir le livre et a du s ‘adapter à la lecture de 4 aventures dans un seul livre. Les situations et l’écriture l’ont beaucoup fait  rire tout seul.

    A noter la fibre écolo est : piquer une voiture sans le conducteur et le moteur en route pour la déplacer. Et de  demander d’où trouves-tu les idées ?  J-J dit qu’il s’est inspiré des pièces de théâtre qu’il a déjà écrites.

     Michèle M. Souligne un large éventail de  personnages avec chacun sa psychologie propre, admire l’imagination contenue ce qui amène à trouver le livre souriant et aimable.

    Elle cite : -des descriptions physiques, imagées et parlantes, ex : « sa peau farine de froment » ; -un regard sur la vie qui est bienveillant et d’une lucidité redoutable qui atténue la réalité, ex : description des 4 gendres (P. 126) ; -des péripéties et du dramatique, ex : pour le couple Placard « la mort s’intéresse à eux », des euphémismes (disparurent ensemble). Un roman très philosophique.

     Catherine V. Désorientée au début de la lecture, car fait penser à une pièce de théâtre (à la Sartre, Giraudou), un roman entre-deux genre jusqu’à 1/3 du roman, le récit permet de voir les caractères, le lien est une façon d’appréhender le vie.

    On sent le vécu dans les Pyrénées et l’Amérique du sud. A travers le parti pris de positif et de lucidité apparaît une démarche humaniste et de tolérance, alors qu’il y a souvent du mensonge dans les romans.

     Marie S. Livre déjà lu et commenté mais pas retrouvé les notes et donc relu.  Multitudes de lieux avec des descriptions précises qui permettent l’identification, des Pyrénées par exemple (Saint-Marie de Campan) ; des noms de lieux évocateurs : douze-Boucs, La Louette, Tarabiscos (habitants, les tarabiscoteaux).

    Des projets visionnaires qui se télescopent avec le présent : projet Pedigree de la commission « Avenir » on lit: « la jeunesse offre sa délinquance à ceux qui ne l’aiment pas », écrit en 2003 (attentas à Paris du 13/11/15).

    Des descriptions des personnes foisonnantes d’imagination : -un âge obsolète, -troqués leurs derniers désirs contre un premier baiser ; -avait vu le loup ; -l’adolescence s’en était prise au corps de Nouga ; -après avoir passé un paragraphe de sa vie en prison. Un roman touffus qui aurait pu s’écrire en 4 livres..

     Monique S.  On voyage beaucoup : dans le Sud-Ouest, Acapulco, La paz, Arrico (Chili) ; – des jeux de mots et expressions entendus en Espagne et en Gascogne ; – du second degré, réfléchi et cependant léger ; – de la documentation sur les pays ; – de l’analyse politique des gouvernements : Chili et Riobobo ; -pas de héros, seulement un monde réaliste et une étude entomologique. Imagine que l’auteur à pris du plaisir à l’écrire.

     Jean-Jacques Lavigne.

    A exercé : radio dans la marine marchande, puis technicien.

    Informaticien au conservatoire des arts et métiers.

    Prof AFPA puis fondateur d’une « Boîte de formation ».

    A écrit des pièces de théâtre depuis 1990, et des romans.

    S’inspire de ses voyages et de sa vie.

    L’humour sert de digestif à ses romans dont le scénario est prêt avant l’écriture ; ensuite il se laisse porter par ses personnages et ne sais plus comment les gérer, maintenant il regrette d’avoir fait mourir ses personnages (surtout Evariste). Il utilise un dictionnaire de français canadien, ce qui lui permet d’avoir des mots peu usités en français, ex : callipyge.

     Présentation de livres :

     Henning Mankell.  (présenté par Michèle M.)est né le 3/02/1948 à Stockholm et mort le 5/10/ 2015 à Göteborg.

    « Sable mouvant » est un fragment de vie depuis la déclaration de sa maladie jusqu’à sa mort. Ce sont des réflexions très désenchantées, amertume et crainte sur : la politique, les rencontres, l’écologie.

    Christine Angot. « Un amour impossible » (Présenté par Monique S.).

    Malaise malgré une belle écriture clinique et froide. Violée, règlement de compte avec sa mère. La mère est « normalement » amoureuse de sa fille qui, elle, attend un amour « anormal » de sa mère. Roman qui manque de nuances, ténébreux et obsessionnel.

    Compte-rendu : Marie S. le 16/12/2015


    Compte Rendu du Jeudi 8 octobre 2015

    Monique G :
    Dernières aventures des Touaregs
    Germaine Tillon
    Roman vrai des chefs d’œuvres
    Le complot des Médicis

    Muriel Barbéry: « La vie des elfes ». Auteur de « L’élégance du hérisson ». Quoi de commun entre la petite Maria, qui vit dans un village reculé de Bourgogne, et une autre fillette, Clara qui, après avoir grandi dans les Abruzzes, est envoyée à Rome afin d’y développer un don prodigieux pour la musique ? Il existe entre elles un lien secret : chacune, par des biais différents, est en contact avec le monde des elfes – monde de l’art, de l’invention, du mystère, mais aussi de l’osmose avec la nature. Poétique ; conte ou parabole ?

    Jacqueline :
    Dans « Une constellation de phénomènes vitaux », Anthony Marra nous emmène en Tchétchénie, à l’époque de la seconde guerre. Premier roman de l’auteur, celui-ci nous plonge dans une décennie où la jeune Havaa, âgée de huit ans, voit son père emmené par des soldats russes pour un crime qu’il n’a pas commis. Leur maison incendiée, la fillette trouve refuge auprès de son voisin Akhmed, qui tente de la cacher dans l’hôpital le plus proche. Sonya, la médecin qui dirige l’institution, est réticente à l’idée d’héberger Havaa, dans ce conflit ethnique absurde et injuste. « Une personne ne peut pas comprendre certaines choses, disait Akhmed. Elle a également le devoir moral de ne jamais comprendre certaines autres. » Intéressant, poignant, opportunité de tenter une compréhension de cette guerre (pas si) lointaine, mais multiples flashs back qui troublent le récit.

    Michelle :

    Simon Libérati : « Eva ».

    C’est son 6ème roman ; un prix Fémina en 2011, un court métrage en 2014 avec sa femme Eva Ionesco, thème de ce livre : photographiée à outrance par sa mère Irina dans son adolescence (dans des postures et maquillages équivoques), il la rencontre une 1ère fois en 79, puis à nouveau il y a 2 ans, 25 ans après « Anthologie des apparitions ». Alcoolisme, drogues, réminiscences littéraires, « aliénation à un autre ».

    Marie Hélène Lafon : « Gordana »

    Narratrice à la retraite ; s’ennuie ; observe une caissière de supermarché, un client et leur imagine une vie ; tjs même délicatesse dans l’observation et même écriture si particulière.

    Jean :

    J.Ch. Rufin : « Check Point »

    Cinq personnages aux motivations douteuses au volant de deux camions déglingués…
    Une jeune femme et quatre hommes traversent un pays en guerre (la Bosnie) à bord de deux camions d’aide humanitaire. À mesure que le convoi s’enfonce dans la montagne, les personnages se découvrent et se transforment. Deux des jeunes conducteurs sont d’anciens casques bleus qui reviennent sur les lieux de leur engagement. Un autre protagoniste plus âgé se révèle être un indicateur de la police. Au fil des kilomètres, on comprend que le chargement des camions n’est pas celui qui était prévu au départ. La mission change de nature et devient autrement plus dangereuse. Rufin, ancien de MSF, interroge l’ingérence humanitaire et les motivations des protagonistes.

    Nicole :

    Gérôme Garcin : « Bleu horizon »   Guerre de 14/18. J. de la Ville de Miremont.

    Alain Corbin : « La douceur de l’ombre »   Sur les arbres.

    Antoine Compagnon : « Un été avec Baudelaire »   Dans la veine de celui sur Montaigne.

    Aubenas Florence : « En France »   Récit-reportage.

    Lacarrière Jacques : « En cheminant avec Hérodote »    Déjà ancien mais tjs succulent.

    Caron Gilles : »J’ai voulu voir – Lettres d’Algérie »    Reporter disparu en 1973 au Cambodge ; ayant participé à la guerre d’Algérie et ayant fait 2 mois de prison pour avoir refusé de continuer après le putsch.

    Siméon J. Pierre : « La poésie sauvera le monde »

    Véra :

    Montaigne : Prendre le tps de vivre et être à ce que l’on fait. Un rappel sur les thèmes éternels (l’amitié-l’amour-la mort) et sur les faiblesses humaines (« le mentir est un maudit vice »)

    Haïku :

    Bret Easton Ellis : « American Psycho » 1991.

    L’auteur nous raconte l’histoire de Patrick Bateman,  27 ans, un flamboyant golden boy de Wall Street. Patrick est beau, riche et intelligent, comme tous ses amis. Mais Patrick a une petite particularité : à l’abri dans son appartement hors de prix, au milieu de ses gadgets dernier cri et de ses meubles en matériaux précieux, il tue, décapite, égorge, viole.

    Le roman décrit de manière très progressive la véritable nature de Patrick Bateman, sans jamais vraiment s’attarder sur les événements à l’origine de ses pulsions destructrices. On sent la folie du personnage augmenter au fil des pages : le récit raconté à la première personne accumule de plus en plus d’hallucinations, d’incohérences, de passages de délire pur et l’on peut sérieusement se demander, à la fin du livre, si Patrick Bateman ne vit pas uniquement ses meurtres dans sa tête.

    Livre datant de 1991, bien avant la crise financière et que ne soient dévoilées les perversions de la « Finance » dont beaucoup ont repris de plus belle.

    Jean Jacques :

    Betty Mahmoody : « Jamais sans ma fille »  1988 et « Pour l’amour d’un enfant »   1993

    Américaine, mariée à un médecin iranien, Betty se rend avec lui et leur fille Mahtob pour deux semaines de vacances dans le pays natal de son époux. Elle et sa fille n’ont qu’une envie : rentrer au plus vite. Mais son mari, conquis par la révolution islamique, a décidé de ne pas les laisser partir et d’installer sa famille à Téhéran. Betty, dont le passeport a été confisqué, subit humiliations, violences, menaces de mort et périodes de séquestration. Pendant deux ans, elle passera de l’abattement à la rébellion puis à une acceptation feinte. Finalement, elle et sa fille parviendront à fuir le pays  au péril de leurs vies, en atteignant la Turquie après avoir traversé à cheval et à pied les montagnes du Kurdistan.

    Dolores Redondo : Polars mystiques.

    Auður Ava Ólafsdóttir : « Rosa Candida ». A 22 ans, le jeune Islandais Arnljotur se décide à quitter sa famille après le drame qui l’a frappée. Sa mère est décédée lors d’un accident de voiture et le laisse avec son père bientôt octogénaire et son frère qui reste anormalement silencieux. Arnljotur, petit rouquin, était très proche de sa mère. Elle lui avait fait partager sa passion pour les roses, en particulier pour une variété exceptionnelle sans épines et à huit pétales, la Rosa Candida dont il va emporter quelques boutures lors de son départ vers le jardin d’un monastère.

    Monique S :

    Hélène Gestern : « Eux sur la photo ». Hélène ne connaît pas sa mère, morte alors qu’elle n’était qu’une enfant. A 38 ans, en débarrassant les affaires de ses parents, elle découvre une coupure de journal. 3 jeunes gens y posent. Deux hommes et une femme, sa mère. Elle lance alors une bouteille à la mer, une annonce dans un journal. Stéphane répond, il s’agit de son père, un homme qu’il a l’impression de ne pas connaître. Ensemble ils vont se lancer dans une enquête, pour faire revivre le passé de ces deux parents, plus de trente ans après les faits…
    Le roman est écrit sous forme épistolaire. Lettres, textos et mails sont les seuls échanges auxquels nous avons accès. On est presque dans un policier, on enquête avec eux sur les non-dits, les faux semblants, pour lever le voile sur ce qui se cachait vraiment derrière.

    Milena Busquet : « ça aussi, ça passera ». Bianca, ayant perdu sa mère, décide de passer quelques jours dans la maison de famille de Cadaquès avec ses amies et ses anciens amants. Entre les souvenirs de sa mère, l’alcool, la drogue, et le sexe, Bianca cherche sa voie et à reprendre goût à la vie. Clairement autobiographique ; 2ème roman.

    Goliarda Sapienza : « Les certitudes du doute »  et  « Jamais tu ne te soumettras ». Sapienza était une comédienne et écrivain sicilienne contemporaine. (1924-1996)


    Compte-rendu de la réunion du 5 novembre 2015

     La littérature Anglaise.

    Jean-Jacques : De chair et d’os. Dolorès Rédondo. Auteur basque.(par erreur de JJ) Femme commissaire de police qui semble impliquée dans une affaire de meurtres d’enfants et mène l’enquète.(3tomes).

    Catherine : Lewis Caroll. Relecture d’Alice au pays des merveilles. Stevenson. Dr Jekyll et Mister Hyde.                                   Huxley. Le meilleur des mondes.                                        Mary Shelley. Frankenstein.                                               Jane Austen. Emma. Roman et auteur très moderne. Contexte d’une société très aristocratique avec toujours le même thème : indépendance des femmes. Emma incarne l’héroïne éprise de liberté, qui refuse le mariage et une vie conformiste, mais qui reste cantonnée dans l’archétype de son statut social.

    Michèle: Ian McEwan. L’intérêt de l’enfant. Histoire d’une juge scrupuleuse, abandonnée par son mari, confrontée à une affaire mettant en cause des parents témoins de Jéhovah, qui refusent de faire soigner leur enfant. Elle s’attache à cet adolescent et réussit à le convaincre de se soigner. Il est sauvé, et il se rapproche de cette femme en lui demandant de l’accueillir chez elle après sa rupture avec la secte. Le jeune homme meurt après une nouvelle attaque de la maladie et malgré l’attachement amoureux de la magistrate. Celle-ci finira par retrouver son mari.

    Arlette: Edith Warton. Les beaux mariages. Récit plein d’humour cynique sur les mœurs  décadents d’une société victorienne américaine  en quête de liberté et portrait sans concession d’une redoutable arriviste.

    Monique: Charles Morgan . Sparkenbroke . Un poème en prose, un héros mystique, une approche philosophique d’une société corsetée de l’époque victorienne : l’amour, l’art et la mort.                         John Fowles. Sarah et le lieutenant français. Toujours la société victorienne mais revue et réinterprétée par un écrivain contemporain. L’histoire de Sarah, gouvernante, abusée er abandonnée par un lieutenant français. Rumeur, préjugés, vérité ou manipulation ? Un amant aristocrate qui rompt ses fiançailles pour elle qui s’enfuit  et lui qui la recherche. Trois fins possibles proposées par l’auteur..

    Danielle: Martin Amis . Poupées crevées. Roman des années 70 avec drogue et alcool. Une réalité dure et vulgaire.                     Monique a lu son dernier livre, fascinée par son approche d’une originalité précise, brutale et cynique sur la réalité des camps de concentration – La zone d’intérêt-

    Nicole : Stevenson. Voyage avec mon âne dans les Cévennes. Voyage hédoniste mais avec la parfaite organisation anglo-saxonne, contrariée souvent par les fantaisies de l’ânesse Modestine dont l’auteur comprendra un peu tard, au bout de douze jours de randonnée, le caractère original et attachant. Parcours de 220 km. entre Lozère, Gévaudan, et Cévennes jusqu’à Alès. Voyage marqué de rencontres, certaines surprenantes,( méfiance des paysans) d’autres chaleureuses (les moines trappistes). Livre rendu  attrayant par le non conformisme de Stevenson ( je voyage pour le plaisir de voyager non pour aller quelque part ) par son attention extrême, cultivée à tout ce qui l’entoure( le pays des Camisards. Le pont de Montvert).            Autres lectures : TS Eliot . Le moulin sur le Floss  Thomas Hardy. Tess d’Uberville..   TE Lawrence. L’amant de Lady Chaterley


     

    Les Dames d’Albret  Compte-rendu rencontre du 07/05/2015

    Littérature scandinave.

    Arlette D.

    « Le livre du roi » de Arnaldur Indridalson. Policier, références à l’Islande et à la guerre, situé à Copenhague, un livre a été volé, il s’agit de le retrouver. Célébration de la nature, des  « elfes »,  approche de la déité, panthéisme, taoïsme où animisme.

    Danielle R.

    « Pas facile de voler des chevaux » de Per Petterson, Norvège. Un homme de 66 ans qui avait 15 ans en 45, raconte sa vie de l’enfance à son présent en rapport avec la nature.

     Véra R.

    « Purge » de Sofi Oksanen, 1977, mère estonienne.

    Flash back  sur l’époque de la guerre et l’occupation des russes en Estonie.

    Aliide et Ingel, 2 sœurs, protègent une prostituée dans la période après communisme ; de secret de famille en manipulations accès à la rédemption.

    Jean C .

    « Herman » de Laars Saabye christensen. Norvège.

    Un jeune garçon découvre la vie, enregistre les phrases et en découvre le sens plus tard, puis survient la tragédie avec perte des cheveux.

     Jean-Jacques L.

    « Cent ans » de Herbjörg Wassmo, écrivaine norvégienne.

    L’histoire de 4  femmes sur 4 générations, récit non chronologique d’une transmission.

    «Un verre de lait, s’il vous plait » (même auteur),

    Dans un village de Lituanie, Dorte, quinze ans, vit avec sa sœur et sa mère. Persuadée qu’une vie plus douce l’attend, elle accepte de suivre une amie à Stockholm afin de devenir serveuse, mais tombe aux mains de proxénètes qui gèrent un trafic entre la Suède, la Norvège et les pays baltes.
    Ce récit déploie toute sa violence à mesure que Dorte, désormais esclave sexuelle, s’habitue à l’intolérable. Et ses seuls compagnons sont si ambigus, tour à tour possibles confidents ou geôliers, qu’elle ne peut que se replier sur elle-même pour échapper à son carcan de sévices et de peurs. Elle s’évade alors dans ses pensées et ses souvenirs, imagine des dialogues avec son père défunt, comme une ultime tentative de s’accrocher à la vie…

    Histoire comparable à «Shim Chong, fille vendue» de l’auteur coréen Sok-Yong Hwang.

    Marie S.

    « Blanche et Marie » de Per Olov Enquist. Suède. La vie de Blanche Wittman, protégée de Charcot à la salpétrière, devenue par la suite assistante et femme de compagnie de Marie Curie; histoire mélée des 2 femmes…

    « Le chef-d’oeuvre » de Anna Enquist.

    Le peintre Johan Steenkamer prépare une grande exposition qui devrait lui apporter la consécration. Pour fêter l’événement, sa mère se propose d’organiser à l’issue du vernissage un grand dîner familial. Au rythme d’un implacable crescendo dramatique, Anna Enquist va précipiter tous les membres de cette famille dans le gouffre abominable d’une catastrophe que chacun d’eux a laissé longuement mûrir — en lui et autour de lui.
    Construit comme un opéra en trois actes, Le Chef-d’œuvre explore avec une exceptionnelle autorité les arcanes de la jalousie, de la démission, de la manipulation ou de la trahison. Sur la névrose familiale dans tous ses états, Anna Enquist offre, avec ce superbe premier roman, une variation d’une profondeur bouleversante.

    Nicole.

    Trilogie de Jon Kalman Stefansson : « Entre ciel et terre », « La tristesse des anges », « Le coeur de l’homme ». 50 ans, Islande.

    Une histoire d’initiation d’un jeune garçon orphelin, d’abord par un pêcheur, puis dans la neige et son sauvetage grâce à la lecture et aux livres qu’il arrive toujours à se procurer.

    « Le vent du nord » de Tarjei Vesaas.

    La vie des pêcheurs d’Islande, la mer c’est la mort, la condition humaine à travers un personnage « le gamin ».

    Catherine V.

    Né en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre sa Suède natale et le Mozambique, où il a monté une troupe de théâtre. Il est connu dans le monde entier grâce à la série policière des enquêtes de Kurt Wallander (aux éditions du Seuil). En janvier 2010, Livres Hebdo et The Bookseller (GB) l’ont classé à la neuvième place des romanciers les plus vendus en Europe.

    « Le Lièvre de Vatanen » (titre original en finnois Jäniksen vuosi) est un roman de l’écrivain finlandais Arto Paasilinna  auteur de petits romans à l’écriture légère. Description de la société actuelle avec ses travers et ses codes différents.

    « Fragments de vie » de Knut Hamsun

    « La ferme africaine » de Karen Blixen. « je n’ai jamais tant aimé en ce monde que l’écriture et la lecture, mais si je devais choisir je serai agricultrice ».

    Monique S.

    « La lettre à Helga » de Bergsveinn Birgisson. Islande.

    Confession d’amour de Bjomi (90 ans) qui a renoncé à l’amour pour rester vivre à la terre avec ses moutons.

    De  Kristin Marja Baldurssdottir, « L’esquisse d’un rêve », « Chaos sur la toile » tome 1 et tome 2. Envers et contre tous, en dépit des convenances, des amours et des enfants, Karitas peint, constamment, obsessionnellement. Femme libre dans une Islande encore corsetée, elle voyage de Paris à New York, avec pour seul bagage ses tubes et ses pinceaux.  Description de la condition féminine de 1915 à 1939.

    Les Dames d’Albret  Compte-rendu rencontre du 07/05/2015

    Littérature scandinave.

    Arlette D.

    « Le livre du roi » de Arnaldur Indridalson. Policier, références à l’Islande et à la guerre, situé à Copenhague, un livre a été volé, il s’agit de le retrouver. Célébration de la nature, des  « elfes »,  approche de la déité, panthéisme, taoïsme où animisme.

    Danielle R.

    « Pas facile de voler des chevaux » de Per Petterson, Norvège. Un homme de 66 ans qui avait 15 ans en 45, raconte sa vie de l’enfance à son présent en rapport avec la nature.

     Véra R.

    « Purge » de Sofi Oksanen, 1977, mère estonienne.

    Flash back  sur l’époque de la guerre et l’occupation des russes en Estonie.

    Aliide et Ingel, 2 sœurs, protègent une prostituée dans la période après communisme ; de secret de famille en manipulations accès à la rédemption.

    Jean C .

    « Herman » de Laars Saabye christensen. Norvège.

    Un jeune garçon découvre la vie, enregistre les phrases et en découvre le sens plus tard, puis survient la tragédie avec perte des cheveux.

     Jean-Jacques L.

    « Cent ans » de Herbjörg Wassmo, écrivaine norvégienne.

    L’histoire de 4  femmes sur 4 générations, récit non chronologique d’une transmission.

    «Un verre de lait, s’il vous plait » (même auteur),

    Dans un village de Lituanie, Dorte, quinze ans, vit avec sa sœur et sa mère. Persuadée qu’une vie plus douce l’attend, elle accepte de suivre une amie à Stockholm afin de devenir serveuse, mais tombe aux mains de proxénètes qui gèrent un trafic entre la Suède, la Norvège et les pays baltes.
    Ce récit déploie toute sa violence à mesure que Dorte, désormais esclave sexuelle, s’habitue à l’intolérable. Et ses seuls compagnons sont si ambigus, tour à tour possibles confidents ou geôliers, qu’elle ne peut que se replier sur elle-même pour échapper à son carcan de sévices et de peurs. Elle s’évade alors dans ses pensées et ses souvenirs, imagine des dialogues avec son père défunt, comme une ultime tentative de s’accrocher à la vie…

    Histoire comparable à «Shim Chong, fille vendue» de l’auteur coréen Sok-Yong Hwang.

    Marie S.

    « Blanche et Marie » de Per Olov Enquist. Suède. La vie de Blanche Wittman, protégée de Charcot à la salpétrière, devenue par la suite assistante et femme de compagnie de Marie Curie; histoire mélée des 2 femmes…

    « Le chef-d’oeuvre » de Anna Enquist.

    Le peintre Johan Steenkamer prépare une grande exposition qui devrait lui apporter la consécration. Pour fêter l’événement, sa mère se propose d’organiser à l’issue du vernissage un grand dîner familial. Au rythme d’un implacable crescendo dramatique, Anna Enquist va précipiter tous les membres de cette famille dans le gouffre abominable d’une catastrophe que chacun d’eux a laissé longuement mûrir — en lui et autour de lui.
    Construit comme un opéra en trois actes, Le Chef-d’œuvre explore avec une exceptionnelle autorité les arcanes de la jalousie, de la démission, de la manipulation ou de la trahison. Sur la névrose familiale dans tous ses états, Anna Enquist offre, avec ce superbe premier roman, une variation d’une profondeur bouleversante.

    Nicole.

    Trilogie de Jon Kalman Stefansson : « Entre ciel et terre », « La tristesse des anges », « Le coeur de l’homme ». 50 ans, Islande.

    Une histoire d’initiation d’un jeune garçon orphelin, d’abord par un pêcheur, puis dans la neige et son sauvetage grâce à la lecture et aux livres qu’il arrive toujours à se procurer.

    « Le vent du nord » de Tarjei Vesaas.

    La vie des pêcheurs d’Islande, la mer c’est la mort, la condition humaine à travers un personnage « le gamin ».

    Catherine V.

    Né en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre sa Suède natale et le Mozambique, où il a monté une troupe de théâtre. Il est connu dans le monde entier grâce à la série policière des enquêtes de Kurt Wallander (aux éditions du Seuil). En janvier 2010, Livres Hebdo et The Bookseller (GB) l’ont classé à la neuvième place des romanciers les plus vendus en Europe.

    « Le Lièvre de Vatanen » (titre original en finnois Jäniksen vuosi) est un roman de l’écrivain finlandais Arto Paasilinna  auteur de petits romans à l’écriture légère. Description de la société actuelle avec ses travers et ses codes différents.

    « Fragments de vie » de Knut Hamsun

    « La ferme africaine » de Karen Blixen. « je n’ai jamais tant aimé en ce monde que l’écriture et la lecture, mais si je devais choisir je serai agricultrice ».

    Monique S.

    « La lettre à Helga » de Bergsveinn Birgisson. Islande.

    Confession d’amour de Bjomi (90 ans) qui a renoncé à l’amour pour rester vivre à la terre avec ses moutons.

    De  Kristin Marja Baldurssdottir, « L’esquisse d’un rêve », « Chaos sur la toile » tome 1 et tome 2. Envers et contre tous, en dépit des convenances, des amours et des enfants, Karitas peint, constamment, obsessionnellement. Femme libre dans une Islande encore corsetée, elle voyage de Paris à New York, avec pour seul bagage ses tubes et ses pinceaux.  Description de la condition féminine de 1915 à 1939.


     

Compte-rendu de la rencontre littéraire du 12 avril à Mézin

Petit compte-rendu pour celles qui n’étaient pas là… et pour Monique qui était là (merci Monique !) :

http://assodeslivresetnous.blogspot.fr/2015/04/photos-souvenir-des-parentheses.html


  • Les Dames d’Albret

  • Compte-rendu de la réunion du jeudi 5 mars.Participants peu nombreux (8) mais de « qualité ». Malade, opérée, voyageuse nous ont manqués. Deux nouvelles dames de Mézin, très bienvenues : Marianne Desroziers et Françoise CapinL’opération « livres en liberté » se déroule bien, avec six paniers en circulation et de nombreux livres livrés à domicile pour le renouvellement. Il serait bien que chaque panier ait un responsable pour un minimum de contrôle et de remplacement des livres.Une association littéraire de Balma, « Le temps d’un café » ,( 35 personnes) doit venir visiter Nérac le 4 juin et souhaite nous rencontrer dans l’après-midi, d’abord à la médiathèque, puis à la librairie « Des feuilles » . Elles souhaiteraient rencontrer un écrivain de chez nous et notre Jean-Jacques Lavigne pourrait tout à fait répondre à ce vœu. Il est, à priori d’accord.Partant de cette visite et réfléchissant à notre sortie de fin de saison, pourquoi ne pas envisager une journée culturelle à Toulouse et une rencontre similaire avec les dames de Balma. Qu’en pensez-vous ? D’autres suggestions ?RebeccaLe livre de Daphné du Maurier n’a été lu que par cinq lecteurs qui en ont apprécié l’histoire, beaucoup plus intrigante , risquée et ambigüe que le début du roman le faisait prévoir.Rébecca raconte comment une épouse défunte, va peser sur la vie d’un veuf remarié, sa nouvelle femme et leur gouvernante très fidèle à la disparue. Un climat oppressant, au manoir fantomatique de Manderley sur la côte de Cornouailles.Le roman inspiré par les œuvres de Charlotte Brontë et peut-être Jane Austen est considéré comme un classique de la littérature anglaise. L’auteur a également inspiré le cinéma et notamment deux films d’Alfred Hitchcock : Rébecca et L’auberge de la Jamaïque. Les personnages, très stéréotypés ( analyse de Michèle) manient, passions, complexes, frustrations dans un contexte de tragédie et  un environnement exaltant la beauté du lieu et l’omniprésence de la nature. On reste marqués par les deux rôles tenus magistralement par Laurence Olivier et Joan Fontaine.Véra a mentionné le côté subversif et trompeur de Daphné du Maurier, ( le bonheur est un état d’âme) pour son époque. La force des personnages, Rebécca, symbole du mal absolu et Maxime faux charmeur et personnalité complexe.Manderley for ever.   le livre de Tatiana de Rosnay est la première biographie française de la romancière anglaise « Je portais ce livre depuis tellement longtemps en moi… ».La biographie est parfaitement incarnée et fait de Daphné un vrai personnage de roman, une héroïne complexe et torturée, ardente et séduisante. La biographe va en Cornouilles pour » mettre ses pas dans les siens », relis ses livres, rencontre ses enfants, s’imprègne de son univers, retrouve même son parfum. Daphné très attachée à la France était très fière de ses origines françaises, de son grand-père écrivain, de son père grand comédien,. Des études à Paris, une famille à la fois aisée et artiste, une vie intime sentimentale et sexuelle intense, une bisexualité incontestable, et la passion des maisons et de la nature. Malgré une somme de détails excessifs ou sans grand intérêt, l’éclairage de Tatiana demeure personnel, sincère, sérieusement documenté.La réunion du 7 mai aura la littérature scandinave pour thème.les coups de cœur seront réservés au mois de juin pour alléger la réunion et réserver du temps pour la visite de l’association de Balma.

     

     

  • Compte-rendu de la réunion du 5 mars 2015Notre thème : Les NouvellesNicole :  Le Vent du Nord. Tarjei Vesaas.A travers les champs bleus. Claire Keegan- Prédominance de la nature. Des superstitions. Une ambiance poétique et symboliste.-Rôle des femmes: Leurs tourments, leurs blessures, mais aussi leur énergie, leur influence sur les hommes. Une forme de résurrection .Jean-Jacques : Sang réservé. Thomas MannPas d’intérêt particulier pour les nouvelles en général  et celle-ci en particulier.-Etude intéressante d’une époque sociologique particulière (  La bourgeoisie du XIX siècle allemand ) .Observations sur la fuite du temps.Jean : Les Jardins d’Allah. Sylvain TessonOn ne passe pas les rivières.Le gout sucré des pommes sauvages. Walace StegnerLa jeune fille en sa tour.-Cap sur l’orient de l’Asie du sud -est et de sa totale confusion.Comment revient-t-on du paradis d’Allah ? « C’était l’enfer ».-Grand amour contrarié par les familles de deux jeunes habitants de villagesséparés par un torrent, et  dont un pont arrivera trop tard pour les réunir.-Aventure et passion .Saga historique et follement romantique.Véra : Clara. Dino Buzzati

    Récit d’une vie fugitive. Cheng Fou

    -« L’amour est un paradis puisqu’il venait d’elle ». Poison conjugal. C’est abrupt, étonnant, burlesque.

    Récits d’un lettré pauvre et chronique de la vie quotidienne avec sa femme disparue .Témoignage minutieux de la constance de son amour conjugal.

    Marie : Les Amis imparfaits. Serge Cazenave Sarkis

    Galerie de portraits étonnants. Amitiés étranges. De l’humour noir. C’est souvent angoissant, quelque fois macabre. Rappel du comité Gavroche et de Renaud .

    Monique G. : L’odeur du figuier. Simonetta Greggio.

    Histoires au parfum de figuier sauvage, de nostalgie mélancolique, racontent la solitude, l’amour, la séparation, et la douceur de l’Italie. Une implacable histoire de fourmis rouges et une terrible panne d’ascenseur sont remarquables.

    Monique S. : Trop de bonheur. Fugitives . Alice Monro.

    Prix Nobel de littérature 2013

    L’étrange affaire du pantalon de Dassoukine. Fouad Laroui

    -Des secrets, des fautes non avouées, des blessures d’enfance, l’histoire saisit le moment où tout s’écroule, pour parfois se reconstituer. Pas de bonheur, mais les contradictions humaines, la cruauté des destins et la fugacité des actes.

    -Auteur franc-marocain, vit à Amsterdam. Goncourt de la nouvelle en 2013. Remède contre la morosité. Textes aussi désopilants qu’intelligents, inégal, mais qui font sourire et réfléchir. Thèmes sur la petite vie marocaine dérisoire avec un groupe d’amis intellectuels qui discutent dans les cafés de Casablanca et plus sérieusement, étrangers au pays où ils vivent et à leurs amours, des hommes à mi-parcours de leur vie.

    Livre commun : pour le 2 avril

    Rébecca de Daphné Du Maurier.

    Une nouvelle traduction, toujours aussi mystérieuse, au charme faussement désuet.

    Egalement une nouvelle biographie de Daphné du Maurier par Tatiana de Rosnay: Manderley for ever.


     

Compte-rendu rencontre du 05/02/2015« Les goûts et dégoûts »

Monique G. Nous a parlé de la rencontre « Lettres d’automne » à Montauban  où elle a rendu visite et découvert la littérature japonaise au travers de l’écrivain français : Hubert Haddad.

-grand écrivain français, né à Tunis et vivant à Paris depuis 1950, poète, dramaturge, livre :

-« Palestine »,

-« Nagasaki »,

-« Malgré Fukushima »,

-« Opium Poppy » avec Eric Faye au japon, Ed Zulma.

– « Le peintre d’éventail » Un professeur d’université Matabei se retire à Atora côte Pacifique, et prend pension chez une ex-prostituée. Décrit les portraits des pensionnaires, jardinier devenu peintre  d’éventail, cérémonies de deuil et Tsunami. Yan, à sa recherche, le retrouve à Atora .

Livre a reçu éloges de la presse, prix Louis Guillon, cite des haïkus.

– « Charlotte »  Foenkinos

– « Bain de lune » Yanick Lahens

Jean-Jacques L. Tombé amoureux de Claudie Galaye: auteur captivante en 3 points : 1culture originale (passion pour la photo) 2style particulier=poétique moderne ( « seule à Venise ») 3intrigue genre « sale affaire »

– « Les déferlantes »

– « L’amour est une île »

– « Les années cerise »

– « L’office des vivants »

– « les armées de l’ombre »  (( Whang)) ?

Jean C.

-« L’odyssée de l’Endurance » Sir Ernest Shackelton. En 14 traversée de l’Antartique par le pôle, en deux ans, 3000km, 400 jours de dérive sur un esquif suite au blocage du navire par les glaces.

Marie S

-« Pour que tu ne te perdes as dans le quartier » Patrick Modiano -Nobel littérature 2014. L’auteur remonte le temps jusqu’à retrouver son enfance.

Du Modiano, plus lisible que dans sa jeunesse.

– « Si peu, tout » Vincent Motard-Avargues invité des parenthèses littéraires de Mézin. Texte poétique, épuré, genre haïku.

 Danièle R.

– « Un été avec Montaigne » Antoine Compagnon ; pour qui a oublié Montaigne, bien fait.  Genre de « Un été avec Proust », plus détaillé et intéressant.

– « La bâtarde » Violette Leduc. Belle écriture mais ressassement de sa vie, texte à rapiècement.

 Nicole. Pensée pour Erri de Luca, solidaire des opposants au projet LGV Lyon-Turin, inculpé pour incitation verbale au sabotage.

– « Ma vie balagan » Marceline Loridan-Ivens, belle femme, grand coeur, architecte : Marceline Rozenberg, fille d’émigrés juifs polonais a 15 ans quand elle arrive à Birkenau, elle en sort 18 mois plus tard..

– « Les eaux dormantes » Paul Andreu. Histoire sans véritable histoire, un homme se réfigie dans une maison isolée au bord d’un étang, observe redécouvre la vie, décrit les 3 femmes de passage . Réflexion sur la vie et le retour vers les autres.

 Arlette D.

– « Les meilleurs élèves » Bronwen Hruska. L’élite des enfants américains est dans une école réputée, l’un d’eux est déclaré hyperactif et soigné à l’école (aucun signe a la maison), un élève décède, le père enquête et découvre la fin de l’histoire. Les journaux refusent de publier… ((ritaline))

 Françoise Capin.

– « Maudit karma » David Safier. Une présentatrice télé décède et est réincarnée en fourmi, puis en d’autres animaux prétexte à aventures rocambolesques.

 Monique S.

– « Le récit d’un jeune médecin » Mickaël Boulgakov ; médecin russe affecté dans un petit hôpital de campagne, 4 personnes, en 1920 en Tchétchénie récits successifs d’amputation, d’accouchement, avec des moyens  très limités. Censuré par le système stalinien.

– « Le maître et Marguerite » Mickaël Boulgakov ; dérive d’un médecin fragilisé par la drogue.

 Jacqueline M.

« Complètement cramé » Gilles Legardinier.

Prochaine séance Jeudi 05/03/2015. 14h15  Nérac


Compte-rendu: Lydie Salvayre, « Pas pleurer ». 08/01/2015

Livre récit d’une mère espagnole émigrée en France qui raconte à sa fille l’été 36 en Catalogne. L’auteur, fille de l’émigrée, mêle ce récit avec « Les grands cimetières sous la lune » de Bernanos.

Monique G:3ième livre commun sur la guerre civile espagnole après: « Le coeur glacé » et « Le lecteur de jules Vernes ». Récit de ces espagnols exilés qui ont du mal à parler de ce passé douloureux car » mal vus » à leur arrivée en France, obligés de vivre dans le silence. Récit de juillet 36 à 39, après la répression à Majorque décrite par Bernanos.-3 personnages forts+4ième protagoniste, l’église catholique, qui s’affrontent. Similitudes avec « Les amandiers fleurissent rouge » de Christian Signol. Monique a aimé les 2 visions offertes par ce livre, comparable au « camelot du roi ». (Merci Monique)

Michèle M. Personnification des 3 courants espagnols de l’époque:la droite, l’anarchisme et le communisme (rouge). Analyse romancée de Diego, limite psychanalytique, avec une volonté rigide d’agir. José, personnage plus caricatural, excessif, représentatif des idéologies de l’époque. A comparer avec « Coeur Glacé ». Michèle voit là un livre génial au texte épuré, elle nous fait part d’un premier livre écrit par Lydie Outtier alors qu’elles étaient étudiantes à la même université « Presque rien ».(Merci Michèle)

Danièle R.(1)  Le livre offre 4 points de vue: 1- Bernanos, 2- Le parler de la mère (mélange de parler français-espagnol), 3- vue de l’auteur, 4- analyse historique; processus subtil où l’on peut « saisir l’idée » + poétique. Un passage écrit par Simone Veil (philosophe) s’adresse à Bernanos à propos du nationalisme et d’un patriotisme naïf opposé à l’humanisme.

Jean C. a lu avec attention la description d’un monde inconnu de lui: la guerre civile espagnole qui a fait entre 600.000 et 1 million de morts. A cherché a comprendre le titre: « Pas pleurer » expression que l’on retrouve lors de la traversée des Pyrénées vers la France, pour ne pas se faire repérer, mais que l’on peut considérer comme « être fort » face à l’adversité, garder son courage (surtout ne pas baisser les bras). Vue historique de jeunes pris pas une idéologie: Diego, fils de riche, se confrontant à son père et José, le pauvre. C’est l’été 36, coup d’état contre la république naissante, enthousiasme des jeunes qui veulent affronter Franco. (Merci Jean).

Arlette D. – Opposition entre 1ers communistes et église espagnole. Difficultés entre libertaires et communistes qui avaient un ennemi commun. -Être est plus important qu’avoir. -Le nationalisme dit: je commence a savoir ce que « national » porte de malheur. cf Schopenhauer et Nietzsche. -« je ne suis pas national j’aime à savoir ce que je suis » p93 du livre. Arlette y voit un air de bonté, désabusée et clairvoyante. (Merci Arlette).

Danièle R.(2) N’a pas lu les 2 autres livres. Début: humain, aime le parler de la maman, l’histoire est présentée en parallèle avec le texte de Bernanos, en fait le livre expose ainsi plusieurs points de vue. Toutefois cette façon d’écrire fait artificiel. Chaque personnage est bien analysé: Diego squelettique, manque de chair: »on sent la méthode littéraire. Au milieu du livre perte de l’adhésion: ne vaut pas un Goncourt. (Merci Danièle)

Monique S. Dans ce procédé littéraire idem à « Mal de pierre » et « prends-garde » en // avec une journaliste,  la journaliste raconte un fait historique et la narratrice raconte la vie de l’intérieur. Hommage d’une passionaria, histoire d’une transmission, jours radieux de l’insurrection. Bernanos dénonce le franquisme et la bien-pensance. Exemple Dona Pura, stéréotype du genre. Monique y voit un bon livre intéressant. (Merci Monique)

Débat. Est-ce que le roman a besoin de réalité? Certainement le roman prend naissance dans une réalité, cf les autobiographies. Exemple: « Les pays » de Marie-Hélène Lafon ne se basent pas sur l’imagination. Flaubert dit: « Bovary c’est moi », son roman le décrit appliqué au féminin. Les romanciers contemporains n’ont pas de génie véritable, ils écrivent avec des » méthodes »,  c’est un peu le cas de ce livre qui évite toutefois d’utiliser la ficelle de police de caractères différents dans le texte, suivant les orateurs. Dans ce procédé littéraire idem à « Mal de pierre » et « prends-garde » en // avec une journaliste,  la journaliste, Luciana Castellina, raconte un fait historique et la narratrice, Milena Agus, raconte la vie de l’intérieur. « Les pays » raconte la vie d’une provinciale qui va vivre à Paris: salon de l’agriculture, Sorbonne, Prof, son père tient à aller la voir en voiture à Paris; elle écrit: le père avait fini par comprendre… que la chère voiture… lui deviendrait un fardeau… incurie de jeunes citoyens… saccage. A bientôt.


Les Dames d’Albret  2014.11.06. Coups de cœur.

Pour le blog des Dames d’Albret.   L’affiche du livre en liberté est un projet : Nous faisons appel aux dons de livres à l’adresse de M. Sattler.

A l’ordre du jour :

Le projet d’installer des bibliothèques citadines et des livres en liberté à Nérac.

(commerçants, salles d’attente médicales, dentaires, marché,…)

La reconduction de la cotisation annuelle de 20 euros de Pari 47 pour l’association : l’Arbre à Chadèques que nous parrainons.

Le rappel de la réunion de l’association « des livres et nous » de Mézin, le 13 décembre sur les livres d’art et sur l’art.

Nos livres

Véra :

La saison de l’ombre de Léonora Miano née à Douala au Caméroun

Mon frère( prix Fémina étranger 2010 de Jamaico Kincaid née aux    Antilles

Ru (nouvelles) deKim Thuy née en 1968 à Saïgon

Une odeur de gingembre d’Oswald Wynd (1913.1998) auteur écossais de romans policiers

Marie B. :

Fortune de France de Robert Merle (1908.2004) partie de la fresque       historique traitant d’Henri III et d’Henri IV.

Jean

Miss Alabama et ses secrets de Fanny Flgg (1944) américaine.

Comme un chant d’espérance de Jean d’Ormesson

Jacqueline

La dégustation de Yann Queffelec d’origine bretonne

Un bonheur parfait de James Salter, du nord-est des Etats-Unis.

Les trois lumières (recueil de nouvelles) de Claire Keegan (1968) irlandaise.

Danielle

Un barrage contre le Pacifique et la vie tranquille de Marguerite Duras (1914.1996)

Nicole

Apaisement de Charles Juillet

Monique G.

Joseph de Marie-Hélène Lafon (1962 à Aurillac)

Lettres à Sophie de Rosa Luxembourg (1871.1919) socialiste polonaise,      assassinée à Berlin

Marie

     Et rien d’autre de James Salter.(1925)

Michèle

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano (1944)

Le royaume d’Emmanuel Carrère (1957)

Arlette

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal (1967)

La petite bijou de Patrick Modiano

Monique

Beauvoir in love d’Irène Frain

Dernier amour de Christian Gailly

L’embellie de Audur Ava Olafsdottir, islandaise,2012.

Prochaine réunion le 4 décembre avec la littérature italienne.


Les dames de l’Albret

Compte-rendu de la séance du 4 décembre 2014

Vera:          – la disparition de Judas d’Andrea Camilleri (né en 1925)

C’est un roman policier jubilatoire qui ,sous la forme d’une enquête publique donc à travers lettres, documents officiels et articles de presse ,trace une fresque de l’Italie à la fin du dix-neuvième siècle

-le K de Dino Buzatti (1906-1972)

Cette nouvelle fantastique illustre par le jeu de cache-cache entre le héros et un monstre marin la poursuite d’une illusion et une tentative d’évitement de la mort.

 Danielle:    – Moi,Jean Gabin de Golliarda Sapienza (1920-1996)

              Une jeune fille s’entiche de l’acteur et rêve non pas de le séduire mais de s’émanciper au point de lui ressembler tant le personnage lui parait s’affranchir des contraintes et mieux maîtriser le quotidien.

Monique S: – l’art de la joie du même auteur

.Dans une langue parfois crue,Golliarda s’applique à  lever les tabous d’ordre moral,social et politique dans l’Italie du vingtième siècle.

– Pour Isabel d’Antonio Tabucci(1945-2012)

 Ce roman posthume est écrit par cercles concentriques,comme un mandala,il s’agit d’une enquête à la recherche d’Isabel,femme idéale et inaccessible.

– Cuore de Edmondo de Amicis(1848-1908)

Un recueil de petites nouvelles à l’usage des écoliers.

Jean C:    – Le sourire étrusque de José Luis Sampedro (1917-2013)

            L’auteur ,par ailleurs espagnol,retrace l’histoire d’un résistant calabrais attaché à son origine et à la sauvegarde de son patrimoine culturel.

Michelle: – Senelità d’ Italo Svevo ( 1861-1928)

Pour l’auteur,la sénélité est l’incapacité d’entretenir un rapport direct avec la vie ;peut-être résulte t-elle d’un regard très lucide et pessimiste sur la société.

– Le métier de vivre de Cesare Pavese (1908-1950)

Le journal intime tenu par Cesare de 1935 à son suicide est une analyse de son mal de vivre.

-Un hiver à Rome d’Elisabetta Rasy (1947)

L’héroine fait à 50 ans un retour sur sa vie et finit par accepter son quotidien tel qu’il est.

 Catherine:- La divine comédie de Dante Alighieri(1265-1321)

Ce chant fabuleux témoigne de la  catharsis del’auteur qui remonte des enfers au paradis au terme d’une  quête existentielle .

MarieB :  – Le nom de la rose d Umberto Eco (1932)

Bien au-delà de l’intrigue policière,c’est l’histoire de la puissance de l’Eglise qui fait l’intérêt de l’ouvrage très documenté .

Monique G :-Soie d’Alessandro Barrico (1958)

L’écriture est délicate,les sentiments suggérés,le roman tout en allusions et en raffinement semble bien porter son titre.

 Nicole :    – L’année de la victoire de Mario Rigoni Stern (1921-2008)

A la fin de la première guerre mondiale ,les paysans retrouvent leurs villages dévastés,il faut tout reconstruire .

-Le sergent dans la neige (du même auteur)

L’histoire se déroule pendant les derniers mois de la seconde guerre mondiale,c’est le retour de Russie ;l’auteur dit des choses très dures dans une langue douce ,la fin est extraordinaire d’émotion.

-Inventaire d’une maison de campagne de Piero Calamandrei (1889-1956)

L’auteur revit des moments de son enfance avec nostalgie.

Marie S – Lasciati prendere per mano de Carla Porta Musa (1902-1992)

Une gouvernante parle des deux mondes dans lesquels elle a vécu,le contraste est saisissant.

-Adele né belle né brutta de Maristella Lippolis

Arrivederci Italia, buenos dias Espana ! Joyeuses fêtes,rendez-vous début janvier autour du roman :

Pas pleurer de Lydie Salayre.


 

Le Livre en liberté

Fais avec moi un bout de chemin et passe-moi vite à ton voisin.

Prenez, lisez, rapportez, gardez, remplacer.

Le livre en liberté est ouvert à tous, mais ne tolère aucun ouvrage incitant à la discrimination raciale, politique ou religieuse.

Lisez et faites lire…


 

 Evénements

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Compte-rendu de la conférence  » Les Françaises dans la guerre de 14-18 « 

Par Evelyne Morin-Rotureau.

Notre réunion pour la conférence, a bénéficié de la grande salle du centre culturel, parfaitement installée (chaises, écran ) et obscurcie. Ce qui a donné lieu à un fâcheux incident du à l’obscurité : chute d’un verre d’eau sur l’ordinateur de la conférencière et appel aux services efficaces de dépannage de deux techniciens du centre.Tout étant rentré dans l’ordre, la conférence a pu se dérouler normalement et les remarquables illustrations ont pu être visionnées agréablement.Le public d’une quarantaine de personnes, nous a paru insuffisant, au regard des nombreuses invitations et de la publicité effectuées, mais très attentif et intéressé.

Deux représentantes: Sandrine Bru directrice départementale de l’ONAC-VG (un financement de 200 euros nous  est alloué par cet organisme) et Géraldine Loret chargée de mission du service des droits des femmes et de l’égalité entre les hommes et les femmes ont assisté à la conférence.

Voici quelques commentaires des membres de l’Association des Dames d’Albret.

Monique Sattler : excellente conférence sur un sujet méconnu : le rôle des femmes dans la guerre, dont l’ampleur et la diversité dans tous les secteurs de la vie économique et sociale du pays m’ont laissée étonnée et admirative. Avec une certaine nostalgie d’une soi-disant « belle époque » où vaillance, courage et  solidarité n’étaient pas qu’un vain mot.

Danielle : Pour ce qui est du rôle des femmes pendant la guerre 14.18, j’étais déjà au courant, car j’en avais beaucoup entendu parler par mes grands parents maternels, par contre j’ai été vraiment étonné d’apprendre que le droit de vote aurait pu être étendu aux femmes beaucoup plus tôt qu’il ne l’a été, et que nous étions un des derniers pays « importants » a l’avoir appliqué!  Ce n’est pas trop flatteur pour notre pays!
Pas d’autres commentaires. ..

 


 

 

Photos

 St Jean dans le cromlech de la Lande mystérieuse .24.06.2014

V

 

 

Compte-rendu de la réunion du 5 décembre 2013

Nous accueillons Catherine Virag, professeur d’allemand retraitée de Nérac.

Excusés : Nicole, toute récente arrière-grand-mère et Jean-Jacques en voyage en Bretagne.

Nous reparlons de la conférence de Evelyne Morin-Rotureau, sur le livre que nous allons acheter: Françaises en guerre et de son organisation. Les dates du mardi 8 ou jeudi 10 avril sont retenues. Une recherche d’éventuelles subventions auprès de divers organismes est envisagée, la prestation étant de 200 euros.

Jacqueline nous rappelle les dates du programme Grumberg, qu’elle nous distribue.

Nos coups de coeur

Mylène : Contes japonais de Akujawa Ryunosuke. Le cœur régulier d’Olivier Adam. Lady Suzanne de Jane Austen. La dernière conquête du major Pettigrew d’Hélène Simontson. Victoria ou le secret des fleurs de Vanessa Diffenbough.

Véra : Linge sale de Grumberg. On a la chance de vivre aujourd’hui de Kate Alkinson. Noir linceul de Mikaël W. Ramseat.

Marie : La nuit tous les chats sont gris de Grumberg. Les Impliqués de Zigmunt Milogzewski. Le bruit des silences. La petite Borde d’Emmanuelle Guattari.

Christine : Les Dames de Rome. Les enfants d’Alexandrie de F. Chandernagor.

Catherine : Pain amer de Marie-Odile Arsher.

Danielle : Zone libre de Grumberg. Honecker 21 de Jean-Yves Condry. Histoire d’une arnaque d’ Hubert Delpont.

Monique S. : Un jour je m’en irai sans avoir tout dit de Jean d’Ormesson. Frida Khalo de Gérard de Coetanze. Baisers de cinéma d’Eric Fottorino

Monique G. : La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker

Jacqueline : Avant l’aube de Wayne Bone. Un été avec Montaigne d’Antoine Compagnon.

Jean : Rumeurs de haine de Tamisla Nasreen.

Michelle : La batarde . Thérèse et Isabelle de Violette Leduc.

Prochaine réunion le 9 janvier. Le livre commun : Le lecteur de Jules Verne d’Almudena Grandes

Joyeuses Fêtes à tous.

 

Compte-rendu de la réunion du 7 novembre 2013

Excusées Nicole et Mylène

Intervention de Christine: Projet de recevoir Evelyne Morin-Rotureau pour son livre « Françaises en guerre 14-18 » au début de l’année prochaine et d’élargir le public à cette occasion : lycéens, associations…Demande d’entrevue au maire pour information et appui, à l’occasion du centenaire de la guerre.

Changement de lecture du livre commun, après les commentaires de celles qui avaient lu « l’échange des Princesses ». Choix de « le lecteur de Jules Verne » d’Almudena Grandes pour le mois de Janvier. Nous parlerons de nos coups de cœur en décembre.

Thème : Le théâtre de Jean-Claude Grumberg.

Christine :Marie des grenouilles

Michelle : L’Atelier

Jean-Jacques :Zone libre. La nuit tous les chats sont gris. Le film Amen.

Danielle : Linge sale. Maman revient pauvre orphelin. L’Atelier.

Monique S : L’Atelier.

Marie : Votre maman. Pour en finir avec la question juive

Jacqueline : Mon père inventaire .Lecture d’extraits..

Entrevue mardi après-midi , Christine et moi , avec le maire pour lui présenter le projet d’une conférence en 2014 avec EvelyneMorin-Rotureau sur les « Françaises en guerre 14-18 » Il est d’accord sur le principe avec la nécessité de cibler les publics possibles ( associations, lycées ) une date et un horaire convenables. Nous en reparlerons le 5 décembre.

 

Compte rendu du 27 février 2013
  • Les Dames et Sieur d’Albret  

Monsieur  Nicolas Lacombe présente son livre à notre club littéraire.
Questions de Mme Monique Sattler.

Pourquoi ce livre ?

Au départ, mémoire de maîtrise à la faculté d’histoire de Bordeaux avec le pr ( Lachaize ?  ) « vie politique de Nérac de 1934 à 1983 » ( offert au maire de Nérac de l’époque Jean-Louis Brunet. )

« Lors de mon arrivée en tant que maire de Nérac, je retrouve ce mémoire dans un tiroir du bureau du maire et je souhaite le reprendre et le compléter avec les dernières données qui portent sur les mandats électoraux de M. Brunet.

Avec l’accord des « Amis du vieux Nérac » qui ont les droits sur le livre, je vais rédiger un ouvrage contenant photos, entretiens et témoignages sur la période 1934 à 2008 : « La Vie politique de Nérac de 1934 à 2008 ». »

Le livre se compose de 4 parties :

1)      Historique de 1934 à 2008 ; exposé factuel de la vie politique à Nérac, sans militantisme, ni politique et ne comprenant pas d’analyse des évènements.

2)      Témoignages d’acteurs de l’époque recueillis soit pas questionnaire ou interview ou rencontre directe des élus et têtes de listes des personnalités importantes de la vie politique.

Ex : Paul Courrent, manuscrit retrouvé au grenier. A noter son efficace participation à la restauration et à la conservation du château d’Henri IV

Georges Caillau et J-L Brunet, entretiens.

Henri Caillavet (décédé ce jour à 99 ans) témoignage écrit de 1996.

Lapeyrusse, « l’ami de tous » jamais sous la même étiquette politique.

3)      Photos sur 30 pages classées par ordre chronologique.

4)      Compilation des résultats électoraux de toutes les élections ayant eues lieux à Nérac.

Dans l’alternance des maires de droite et de gauche à Nérac, comment trouver une permanence de l’action politique ?

Ce fait est strictement du au mode de scrutin :

jusqu’en 1983 le panachage des listes est  autorisé ce qui entraîne la « popularisation » du scrutin et de ce fait une certaine dépolitisation de fait des listes présentées.

Ex : on trouve ainsi en 1947, Lapeyrusse(SFIO) opposé à Garbay (communiste).

A partir de 1983 le scrutin est à la proportionnelle, ce qui conduit, de fait, à une politisation des listes.

Ex : Brunet 23 élus sur 29 sièges au 1er tour et ce pendant 4 mandats. Les électeurs font leur choix sur des sujets locaux.

De toute façon « la démocratie repose sur les partis politiques » citation N. Lacombe.

Nérac étant une « terre radicale » en Lot- et-Garonne, et constitue un noyau permanent.

Question : Qu’en est-il de la famille Laubenheimer à Nérac ?

Le premier Laubenheimer arrivé à Nérac était Compagnon Brasseur, il a trouvé épouse à Nérac et s’est installé. La famille a joué un rôle économique très important, on lui doit : le moulin de Sainte-Catherine, l’eau courante provenant de la source de Guilleri, autant d’infrastructures nécessaires à la brasserie construite par la famille à Nérac.

Le château à été acheté et restauré par cette famille. M. Laubenheimer à été nommé maire sous le gouvernement de Vichy de 1941 à 1944 en raison de ses qualités de gestionnaire, de protestant rigoureux. Arrêté par les allemandsi à l’hôtel du Commerce il l ne dénoncera  pas les faits de résistance qui se déroulent à Nérac.

Question :Comment donner le goût de la politique aux gens ?

Présidentielles et municipales remportent un franc succès (environ 80% de participation) en raison de l’identification de l’élu.

Le décalage entre le désir des citoyens et la capacité à répondre, ou pas de l’élu peut creuser l’écart entre citoyens et politique.

La commune est issu de la vision paroissiale de la société ce qui l’oppose à l’intercommunalité qui a des difficultés à s’implanter…

On peut admettre qu’au niveau de l’intercommunalité il existe un déni de démocratie en ce sens que les dirigeants ne sont pas élus par un vote citoyen, constituée de 56 délégués désignés par les conseils municipaux.

Expression libre sur divers sujets :

Se pose la question des permanences et des ruptures dans la vie municipale  et incite-t-elle à une autre manière d’administrer en dehors du poids des  partis.

Les partis sont utiles mais il faut les réinvestir de l’intérieur ; A Nérac, peu de problème de chômage (12%) et pas de chômage en plus ;

Les grands de l’économie locale : Sagenta ; Limagrain ; Babcok ;

Une maison médicale va s’implanter à Nérac sous l’impulsion des docteurs Peyrou et Granier, vue la raréfaction des médecins généralistes et des nouvelles normes d’exercice.

En conclusion, pour un maire d’aujourd’hui, il faut savoir  mettre en œuvre avec diplomatie et modestie, et en accord avec ses convictions,  projets, mesures, transformations, en anticipant sur le long terme , en tenant compte des générations à venir et en luttant ainsi contre l’indifférence de la « chose publique » et  le manque d’appétit politique.

Une intéressante évasion en Asie centrale
Passionnant et dépaysant reportage en Ouzbékistan et dans les anciennes républiques soviétiques, carrefour de tant d’influences géopolitiques, historiques, religieuses et qui émergent difficilement, mais vaillamment, de longs siècles de guerres, de dictatures mais avec aussi , en superbe héritage, des traditions de philosophie, de littérature, de mysticisme et d’épicurisme, toujours d’actualité.

 

Réunion du 5 avril 2012 au centre culturel de Nérac avec les Dames et sieur d’Albret

Michel Barjou de Villeneuve nous a entretenus de la vie et de l’œuvre exemplaire de Wangari Maatai, prix Nobel de la paix, Mama Miti, la mère des arbres, et de la force de son engagement en faveur des droits humains. Des extraits de son livre ont été lu par Sylvie Pourcel du Théâtre du Petit Jour, suivis de lectures de superbes poèmes de poètes africains.

Jeannine Sartor nous a, en suivant, très intéressés par le reportage de son récent voyage en Namibie avec un résumé historique et géographique de cette région, éclairé  par d’étonnantes photos.

Belle et originale approche de ce passionnant continent africain clôturé par un sympathique et chaleureux gouter “maison

 

Revue de presse

«LES DAMES D’ALBRET» PHILOSOPHENT !

 

Les amateurs de philosophie se retrouveront tous les troisièmes jeudis du mois./ Photo DDM — Ch.C.

Depuis prés de vingt-cinq ans, l’association «Les Dames d’Albret» animent un club de littérature. Ce dernier est porté par le dynamisme de la présidente Monique Sattler. A raison d’un rassemblement mensuel, les adhérents se retrouvent autour d’une thématique. «Cela peut être éclectique. On évoque tout type de littérature», souligne-t-elle. L’occasion, pour grand nombre, d’échanger, de découvrir et de rencontres riches d’enseignements.

Débordant d’idée, ce club littérature étend son champ d’action, désormais, à la philosophie. «Ça permet de répondre à une demande croissante que nous avions», explique la présidente. Dernièrement, a été donné le coup d’envoi des cafés philo à la médiathèque de Nérac. Ancien professeur de littérature et installé à Condom, Philippe Buissine a accepté de venir apporter sa contribution à ce rendez-vous mensuel. Le thème de la perception a inauguré cet atelier. Une quinzaine de personnes y a participé. «Beaucoup de monde s’y intéresse. Finalement, on fait de la philo tous les jours sans le savoir», conclut la présidente Monique Sattler.

Infos pratiques : le 1er jeudi du mois : atelier littérature, le 3e jeudi du mois : café philo. Tél : 05 53 65 26 59.


 

Nérac. «Françaises en guerre», dans la période 1914-1918

conférence le 9 avril, à 17 h 30, à l’Espace d’Albret

«Françaises en guerre», livre dirigé par Evelyne Morin-Rotureau, historienne, qui tiendra la conférence du 9 avril à l'Espace d'Albret./Photo DDM, repro.
«Françaises en guerre», livre dirigé par Evelyne Morin-Rotureau, historienne, qui tiendra la conférence du 9 avril à l’Espace d’Albret./Photo DDM, repro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 9 avril, à 17 h 30, Évelyne Morin-Rotureau, historienne, tiendra une conférence dans le cadre du centenaire de la guerre 1914-1918. Proposé par «Les Dames d’Albret», club littéraire de Nérac, ce rendez-vous est donné afin d’aller à la découverte de la place des femmes pendant la Première Guerre mondiale. Évelyne Morin-Rotureau présentera «Françaises en guerre», livre dont elle a dirigé la rédaction et qui englobe les témoignages et recherches de spécialistes de cette époque. À l’issue de la réunion, le pot de l’amitié sera servi.

Le conflit qu’on a rebaptisé aussi Grande Guerre a changé beaucoup de choses tant au plan social, économique que sociétal. Les femmes ont pris, sans l’avoir choisi, le pouvoir afin de faire tourner les usines, les exploitations agricoles, assumer le quotidien du foyer, pendant que les hommes avaient été déportés ou réquisitionnés à des travaux obligatoires. Elles ont fait preuve de courage, d’efficacité, de combativité. Si aujourd’hui, on commence à les reconnaître comme ayant sauvé ce qui pouvait l’être, ce ne fut pas le cas après la guerre. Elles ont dû repartir à leurs tâches ménagères, n’ont pas obtenu le droit de vote, le service rendu à la Nation n’a pas été reconnu. Au XXIe siècle, les témoignages de ces femmes sont pris en compte. Elles peuvent être à la fois admirées, leur comportement analysé et les souvenirs écrits divulgués.

«Les Dames d’Albret»

Le 9 avril, ce sera à la fois un hommage à ces femmes et le plaisir de découvrir leurs exploits sur le front du quotidien que «Les Dames d’Albret» souhaiteront transmettre à tous ceux qui s’intéressent à l’Histoire et à l’évolution des mentalités, notamment en période de crise. Les membres de l’association des Dames d’Albret (club littéraire à but culturel), présidée par Monique Sattler, se réunissent chaque mois, à la médiathèque de Nérac pour rendre compte de leurs lectures ou inviter des auteurs, des artistes et proposer des conférences. À leur façon, elles aussi contribuent à faire connaître le rôle des femmes d’hier et d’aujourd’hui, à travers des ouvrages de toutes les époques.


Nérac. Devenues des maîtresses-femmes pendant la guerre, elles sont reparties à leurs casseroles après la guerre

La résidence du Château-Orpéa à Nérac a accueilli, pour la Journée de la Femme, Simone Labadie, présidente de Mémoires en Albret, qui a tenu une conférence sur le thème des femmes pendant la Première Guerre mondiale. «Lorsque la guerre a éclaté, les femmes étaient déjà au boulot ; en 1914, elles étaient déjà 7 millions à travailler, il y avait 2 518 000 ouvrières dans l’industrie, mais elles occupaient les emplois les plus bas, sans compétence, peu payés, c’était juste un appoint pour la famille. Elles étaient soumises au père ou au mari. Une fois la guerre déclarée, elles se sont retrouvées un peu chefs d’entreprise», explique S. Labadie qui s’est référée à une quinzaine d’ouvrages qui donnent quelques informations sur le Sud-Ouest, des anecdotes ainsi qu’à des témoignages en Albret : «Du jour au lendemain, les femmes ont dû prendre la tête des exploitations, les moissons attendaient, puis ce furent les vendanges. On avait besoin de la campagne pour approvisionner le front. Les prisonniers étaient réquisitionnés pour les fermes, puisqu’il ne restait que des hommes âgés, les autres ayant été appelés. Avec la mobilisation, même les femmes de la bourgeoisie arrivent dans le monde du travail, devenant infirmières ou marraines de guerre». D’autres étaient employées dans les fabriques d’obus ou dans les transports.

Quelques chiffres

En 1916, la poudrerie de Saint-Médard-en-Jalles fait appel à la main-d’œuvre féminine pour 1 200 emplois. Chez Renault à Boulogne-Billancourt, en janvier 1914, les femmes représentent 3,8 % du personnel de l’entreprise qui compte 4 970 salariés ; début 1918, les femmes représentants 31,60 % des 21 400 employés. Toulouse, grand centre industriel, arme les soldats, les habille et les chausse. En 1918, 28 fabriques de chaussures, sandales et galoches emploient 2 300 ouvrières. En 1918, 430 000 munitionnettes travaillent dans les usines d’armement. Les obusettes soupèsent en un jour jusqu’à 35 000 kg, les conditions de travail dans ces usines ont été révélées par une journaliste de «La Voix des femmes» entre novembre 1917 et janvier 1918.

CathyMontaut