apprenons 2

Les coordonnées

MAS Emile

2 rue de l’Espéranto

47190 Galapian

09.75.20.71.95

espergala@wanadoo.fr

apprenons 2

Présentation

Pétition pour l’Education à la Paix

Pour transmettre la parole des grands comme Wangari Maathai

Nous constatons que les principes appliqués actuellement dans les établissements scolaires :

programmes arbitraires, sanctions inadaptées, répression, négation de toute initiative de l’élève comme de l’enseignant… n’engendrent que frustration et rejet de l’école avec pour conséquences de nombreux échecs scolaires.

Certains enfants développent une grande agressivité qui rend les classes de plus en plus ingérables et le travail de l’enseignant de plus en plus difficile.

Les résultats s’en ressentent et les niveaux baissent à tel point que certains élèves entrent en 6ème sans savoir lire correctement. De nombreux élèves vont en classe avec l’appréhension d’être agressés.

 

 

Pétition pour les SDF


Lisa Merton, co-productrice du superbe film » Taking Root= Prendre Racine » , vient de nous informer qu’elle fait enregistrer sur Viméo, les  12 versions du film.


 

Bonjour,

1° Suite au décès de Mendela, tous les médias parlent de ce héros,ce qui est excellent pour prouver l’efficacité de la non violence, des sentiments  hautement nobles qui ont permis d’éviter une guerre civile .. Mendela est souvent comparé à Gandhi, M L King, et j’ai plusieurs fois entendu :
 » ces trois hommes ont été parmi les plus influents du XX ème siècle,pour améliorer les relations entre communautés différentes , pour promouvoir l’efficacité de la non -violence », ce qui est exact ..
Mais pourquoi aucun journaliste ( à ma connaissance ..) n’a pensé à citer AUSSI Wangari Maathai?

2° nous contactons un maximum d’associations de défense des droits des femmes, pour leur demander d’interpeller les journalistes sur cet « oubli » ….( dû certainement au sexisme ..),car notre très modeste association :EPJ n’est pas connue, (sauf en Lot  Garonne ..) .
Qui peut nous conseiller sur les assoc de défense des femmes les plus « humanistes » ( non-violence, intérêt pour les problèmes écologiques,pour la justice sociale,etc  ) ???
Ci-dessous, se trouve  le message que des centaines de personnes vont recevoir (par ex, la présidente de « PARI47 »  est en train de l’envoyer à 200 personnes ( dont une centaine sont des présidents de l’une des 100 associations que fédère « PARI47 » .)

3)  Chacun(e) peut vérifier le sérieux de nos engagements, de nos actions, etc sur
www.pari47.com, rubrique EDUCATION, puis Espoirs pour les jeunes
et rubrique : RELATIONS HUMAINES  » puis « Les AMIS de WANGARI MAATHAI »
Ces deux associations sont animées par Nathalie et René Ballaguy, Elisabeth Barbay et votre « serviteur »..)

4° après avoir « écoulé » (offert ,prêté ou vendu..) 340 livres ou albums de cette héroïne, lorsque nous avons appris  que le film »Taking Root » = ¨prendre racine « qui,en 80 mn présente son épopée, était doublé en français, nous en avons commandé 10 , puis 100 ( en 3 jours de tenue de stand, 43 ont été « écoulés  » Elis barbay en a acheté 10, René Ballaguy 5 … ….il ne nous en reste que ..42 …)
160 sont en cours d’acheminement … Sitôt écoulés, nous en commanderons d’autres ….
Ce DVD existe déjà en 10 langues (dont l’arabe,l’espagnol, le portugais, le chinois, le russe etc ..)
Nous aider à diffuser ce DVD  , c’est une excellente occasion :
– d’aider à lutter contre le racisme
– d’aider à lutter contre le sexisme
– de promouvoir l’efficacité de la non-violence, comme l’ont si bien démontré Gandhi, ML King, et Mendela ..

Si intéressé(e)(s) , veuillez écrire à <espergala@wanadoo.fr> ou téléphoner au 09 75 20 71 95

OFFREZ UN CADEAU UTILE ET ENCOURAGEANT, TOUT EN SOUTENANT UNE ACTION DE REBOISEMENT!

Qui, au Kénya, a subi des campagnes de presse haineuses, des coups, la prison, des menaces de mort, etc., et, qui a beaucoup participé à la plantation de 47 millions d’arbres, à la libération de 52 jeunes emprisonnés injustement et maltraités, au  remplacement d’un féroce dictateur par un début de démocratie, uniquement par des moyens non-violents à l’exemple de Nelson Mendela ,Gandhi, Martin Luther King,…?

Wangari MaathaiC’est une femme , WANGARI MAATHAI, prix Nobel de la Paix 2004 !!!
Un superbe DVD de 80mn ( Taking Root = Prendre Racine) , doublé en français,  présente l’épopée de cette héroïne , peut être  commandé ( 12 € frais d’envois inclus)   à : ESPOIRS POUR LES JEUNES,  2, rue de l’espéranto 47190 Galapian, courriel  : espergala@wanadoo.fr, site: www.pari47.com, rubrique EDUCATION, tél : 09 75 20 71 95
Vous pouvez aussi acheter en librairie ou ailleurs  :

« Celle qui plante des arbres » Autobiographie de Wangari Maathai, éditions Héloise d’Ormesson

Pour les enfants de 4 à12 ans: MAMA MITI, la Mère des arbres (éditions Le Sorbier)

Et pour les ados : Wangari Maathai (éditions Rue du Monde)

L’association a organisé la fête d’automne
De nombreux livres concernant l’éducation sans violences ( Isabelle Filliozat, Adèle Faber et Elaine Mazlish, etc ) et concernant aussi les Bâtisseurs de Paix ( Wangari Maathai, Pierre Rabhi, JM Pelt, etc) seront consultables ..
Si un des thèmes proposés vous intéressent, nous serons heureux de nous retrouver, pour échanger .

Comme vous le savez certainement, Wangari Maathai a planté et fait planter , en 40 années, 47 MILLIONS d’arbres,  fournissant un travail rémunéré à 150 000 femmes, employant 250 000 bénévoles
Elle a beaucoup contribué à faire libérer 52 jeunes emprisonnés injustement et maltraités
et dans la foulée, les femmes (aidées de quelques hommes ..) ont exigé et obtenu des élections vraiment démocratiques, ce qui a permis de remplacer le féroce dictateur Arap Moï par un début de démocratie ..
QUEL EXEMPLE pour TOUS et TOUTES !!
Ne croyez-vous pas que TOUS les terriens, et surtout TOUS les JEUNES devraient connaitre ces moyens d’action NON VIOLENTS, bien plus EFFICACES et beaucoup moins sources de souffrances que l’usage de la violence ?

Conférence le 11 août à Saint-Gayrand
Sources de Wikipédia
« Il est des lieux où souffle l’esprit »Barrès M., La colline inspirée.

Quelque part à la frontière de la Haute-Loire et de l’Ardèche, par des routes en lacets, on atteint les bourgs du Mazet Saint-Voy, de Fay-sur-Lignon, de Freycenet, de Saint-Jeures, de Tence, des Vastres, du Chambon-sur-Lignon, de Mars, de Devesset et de Saint-Agrève. Tous ces villages sont perchés à près de 1000 mètres d’altitude entre le ciel qui enveloppe et cerne une terre couverte de forêts noires et fleurie au printemps de jonquilles mais aussi d’eau : le Lignon et l’Eyrieux y coulent en méandres au fond des vallons. En hiver, lorsque la burle balaie les espaces et entasse la neige en congères, l’accès du « Plateau », à une heure de route de Saint-Etienne et de Valence, est délicat. C’est alors que les habitants de l’endroit paraissent en harmonie avec cette apparente solitude glacée. Au c?ur des villages aux robustes maisons coiffées de toits de tuiles et parfois de lauzes, une discrète plaque commémorative rédigée en partie en hébreu porte l’inscription suivante : « Hommage à la communauté protestante de cette terre cévenole, et à tous ceux entraînés par son exemple, croyants de toutes confessions et non croyants, qui, pendant la guerre 1939-1945, faisant bloc contre les crimes nazis ont au péril de leur vie, sous l’Occupation, caché, protégé, sauvé par milliers tous les persécutés. Le souvenir du Juste restera pour toujours. Psaume CXII-6 ».Pour le grand public, les noms de Plateau Vivarais-Lignon et de Chambon-sur-Lignon sont devenus emblématiques dans les années 1980 lorsque toute une littérature traitant de la période 39-45 a été publiée dans les livres et dans la presse écrite.

Des livres, des films, des sites

Livres et articles :

– Hallie Philippe, Le sang des innocents. Le Chambon-sur-Lignon, village sauveur, éd. Stock, 1980.

– Boegner Philippe, Ici, on a aimé les juifs, éd. J.-C. Lattés, 1982. – Bolle Pierre (dir.), Le Plateau Vivarais-Lignon, accueil et résistance : 1939-1945, éd. S.H.M., 1992.

– Bollon Gérard, Contribution à l’histoire du Chambon-sur-Lignon : le foyer universitaire des Roches et la rafle de 1943, éd. Cahiers de la Haute-Loire, 1996.

– Stupp François, Réfugié au pays des Justes – Araules 1942-1944, éd. du Roure, 1997.

Films :

– Sauvage Pierre, Les Armes de l’Esprit, 90 minutes VHS, 1990. – Lorenzi Jean-Louis, La colline aux mille enfants, 102 minutes VHS, 1996.

Sites internet :

– http://www.chambon.org

– http://orussier.free.fr

– http://parcoursdelamemoire.monsite.wanadoo.f

Pourtant depuis des siècles, les 11 000 habitants du Plateau, population à forte majorité protestante et composée essentiellement d’agriculteurs, ont pratiqué une tradition d’accueil et de refuge. Cette hospitalité est fondée sur les préceptes bibliques du « Sermon sur la Montagne » et des béatitudes : « Partage ton pain… accueille et protège l’étranger… aide et aime ton prochain… ». Convertis à la Réforme vers 1560, dans le sillage des prêtres et des hobereaux de campagne, les huguenots de la Montagne ont vécu de difficiles et parfois terribles épreuves au XVIIIème siècle : abjurations forcées, dragonnades, amendes, arrestations, condamnations aux galères ou au « brevet de potence ». Ces drames se sont alors inscrits dans la mémoire collective et ont suscité une solidarité à la fois sociologique et religieuse, qui existe encore de nos jours.

Une longue tradition d’accueil :

Il semble qu’on ne peut pas être bourreau lorsqu’on a été victime. C’est ainsi que bien avant les années sombres de l’Occupation, le Plateau Vivarais-Velay accueille et donne asile aux persécutés et déshérités. Au temps de la Révolution de 1789, les prêtres réfractaires à la Constitution civile du clergé trouvent à Devesset, à Saint-Voy, des « caches secrètes » mises en place par des familles protestantes leur offrant ainsi un abri contre les persécutions et « tous les secours que commande l’humanité ». Puis à la fin du XIXème siècle, jusqu’en 1939, l’Oeuvre des « Enfants à la Montagne » créée par le pasteur Louis Comte en faveur des enfants « sans joie » et miséreux des bassins miniers de la région de Saint-Etienne, permet à plus de 110000 petits citadins de reprendre des forces en vivant quelques mois dans les fermes de la Montagne. Cette importante action caritative et presque philanthropique est aussi hautement significative de l’esprit ?cuménique et bienveillant qui animent les communautés villageoises de l’ensemble du Plateau . Le souci des plus pauvres et des plus déshérités se double dans les années d’avant guerre, notamment lors de la guerre civile espagnole, de l’accueil de nombreuses familles de républicains qui fuient leur pays de 1937 à 1939. Plusieurs centaines de réfugiés, principalement des femmes et des enfants gagnent le Plateau et l’Yssingelais.

Témoignage d’un enfant espagnol :

Jean Lopez « Je suis rentré en France en mars 1939, enfermé successivement dans les camps d’internement d’Argelés, de Gurs dans les Basses-Pyrénées puis d’Agde et de Rivesaltes… Après plusieurs mois d’internement, j’ai la chance de quitter le camp avec vingt autres enfants grâce à l’action du Secours Suisse … direction le Chambon où nous arrivons par le petit train. Il y avait un mètre de neige … On se retrouve dans un chalet dit des Barandons tenu par un major de l’Armée du Salut … Après nous avoir réchauffé, on passe à table … la cuisinière apporte des plats où il y avait de la purée de pommes de terre avec de la chair à saucisse grillée. J’avais 12 ans et je pleure … Après souper, on nous met au lit, chacun son lit … puis réveil, petit déjeuner avec des tartines au beurre et chicorée au lait … C’était bon. Les chambonnais se sont mobilisés pour nous porter des galoches, des vêtements … après on était habillé comme tout le monde … ».

Enfin, dans les années qui précèdent le second conflit mondial, arrivent les premiers réfugiés autrichiens et allemands qui fuient le nazisme. Ceux qui possèdent du bien prennent pension dans les hôtels. Pour ceux qui ont été chassés de leurs pays et qui ont pratiquement tout perdu, il faut chercher des solutions chez l’habitant au coup par coup. Tel est le sort des épouses et des enfants de 117 anti-nazis juifs internés quelques mois en 1939-1940 au camp de la Papeterie à Tence. Elles viennent de Berlin, Cologne, Breslau, Nuremberg, Munich, Manheim, Vienne… Ainsi le long passé de cet accueil permet une solidarité spontanée, dès le début de la guerre, entre deux minorités juive et protestante sachant ce que sont les persécutions et qui ont une parenté spirituelle entre lecteurs d’un même livre, l’Ancien Testament. Elles ne peuvent donc s’ignorer.

Une conspiration réussie de la bonté.

Les habitants du Plateau ne découvrent pas l’antisémitisme et le totalitarisme en octobre 1940 avec les premières lois anti-juives. Ils y ont été sensibilisés dès 1933 avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler. La revue du « Christianisme social » est lue sur le Plateau et bien des foyers reçoivent « L’Echo de la Montagne », mensuel confessionnel, qui propose de nombreux articles sur la question. Dans les 13 paroisses de la Montagne se succèdent pas moins de 23 pasteurs : au Chambon même se sont Edouard Theis, André Trocmé, Noël Poivre ; au Mazet Saint Voy c’est Marcel Jeannet, à Tence Roland Lenhardt, à Fay-sur-Lignon arrive le jeune pasteur suisse Daniel Curtet, à Montbuzat Daniel Besson , à Freycenet Charles Delizy, à Devesset André Morel, à Mars Georges Gruner… Tous informent leurs paroissiens, tout au long des années de guerre, sur le problème des réfugiés et des persécutés. Charles Guillon, « l’oncle Charles » comme on l’appelle, l’ancien pasteur et maire du Chambon, dans une lettre adressée aux habitants du pays, en octobre 1938, fait part de ses craintes « de voir de grands empires se reconstituer, s’opposer les uns aux autres et nous imposer des systèmes totalitaires ». Il remercie aussi ses concitoyens d’avoir reçu avec désintéressement toutes les personnes fuyant les pays d’Europe centrale et de « s’être préparés à recevoir dans vos maisons des centaines d’enfants que l’on voudrait nous confier pour les mettre à l’abri ».

Oncle Charles

Guillon Charles (1883-1965), pasteur, maire du Chambon-sur-Lignon, secrétaire de l’Alliance universelle des Unions Chrétiennes, Président du Conseil Général de la Haute-Loire.Pendant la deuxième guerre mondiale, Guillon mène une double existence. Il n’accepte pas le régime de Vichy, donne sa démission de maire et, en juillet 40, organise l’accueil des réfugiés au Chambon. Il prend à Genève la charge des juifs et chrétiens venant de France. Il est aussi le correspondant de l’organisation caritative la CIMADE et le représentant de la France libre auprès de la Croix Rouge internationale. Clandestinement il convoie des fonds très importants destinés aux maisons d’accueil du Plateau, notamment le « Coteau Fleuri ». Il est recherché par la police de Vichy et le SD allemand. Il entre enfin dans le réseau « Gilbert » du colonel Groussard.

Progressivement les villageois et les paysans des campagnes prennent conscience du danger qui menace le « peuple de la Bible ». Ils entrent dès l’automne 1940 en résistance spirituelle, guidés en cela par leurs pasteurs qui clament « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Au milieu de l’été 1942 lorsque commence le temps des rafles de juifs étrangers puis français la résistance civile pour les uns, plus tard armée pour les autres, s’oppose d’abord au régime de Vichy de Pétain. Les quelques communautés catholiques du Plateau s’unissent alors, par osmose, aux protestants réformés, libristes ou darbystes pour sauver les juifs pourchassés. Il est en définitive apparu comme une normalité pour les habitants de tous bords de la région, fermiers, artisans, éducateurs… d’ouvrir leur porte « aux Juifs errants » et de transformer chaque ferme en refuge, chaque cuisine en asile. Ainsi se forme l’accueil réservé aux réfugiés, jeunes et vieux, pauvres et riches, par toute une population dont la bonté, la discrétion, le respect de l’autre, ont été les éléments de base dans ce qui reste le plus important des sauvetages collectifs de Juifs en France pendant l’Occupation. Bien des hommes y contribuent tels les éducateurs Auguste Bohny, Daniel Trocmé, les médecins Barrault, Le Forestier, les enseignants Darcissac, Bernard, Ruel et une foule d’anonymes, humbles paysans qui procurent gîte et couvert aux familles des persécutés. N’oublions pas le rôle des femmes, chevilles ouvrières de la vie quotidienne du Refuge, souvent anonymes, mais aussi quelques fois heureusement reconnues.

Le rôle de quelques femmes dans la tourmente.

L’histoire retient aujourd’hui encore l’action de Mireille Philip, épouse d’André, ministre du gouvernement d’Alger. Elle camoufle des Juifs, participe aux filières d’évasion vers la Suisse, puis à la résistance armée. De même Dora Rivière, Madeleine Dreyfus et Simone Mairesse dont le rôle consiste à trouver des protections et placer dans les fermes du Plateau, tous ceux qui sont menacés par les lois de Vichy : Juifs, réfractaires, résistants. Bien sûr évoquons Magda Trocmé souvent citée pour son courage, mais aussi Lucie et Lydie Abel, hôtelières à Fay-sur-Lignon, Mme Jouve aux Airelles, Mme Georgette Barraud et sa fille Gabrielle qui dirigent la pension de famille Beausoleil, ou encore Juliette Usach, protestante espagnole, directrice de la pension d’enfants La Guespy au Chambon-sur-Lignon…

Il faut sauver les enfants.

Dans une brochure imprimée en 1943 « Le visage et l’âme du Chambon » les responsables du Plateau décrivent les diverses entreprises humanitaires qui s’occupent de sauver et de placer dans des maisons d’innombrables jeunes enfants.La petite musique suisse se fait entendre, une fois de plus, par la présence du Secours Suisse lequel crée entre 1941 et 1942 trois maisons d’enfants : La Guespy (ou nid de guêpes), L’Abric et Faïdoli.

Plusieurs centaines d’enfants, souvent juifs, extraits des camps d’internement du Sud de la France, âgés de 4 à 12 ans, profitent d’une relative immunité de la part du préfet de la Haute-Loire. Aux Grillons, au Coteau Fleuri, au Foyer universitaire des Roches cohabitent des jeunes garçons et des filles, mais aussi une trentaine d’étudiants de 17 à 35 ans ressortissants de presque tous les pays d’Europe : Pologne, Autriche-Hongrie, Tchécoslovaquie, Allemagne, Roumanie, Lituanie, Russie, Espagne, Luxembourg, Pays-Bas, Bulgarie… De diverses confessions, ils sont presque tous victimes de la barbarie nazie. Ils se nomment Joseph Atlas, Lili Braun, Manfred Goldberger, Karl Heintz, Jacob Lewin, Alex Grotendiek dit « le poète », Wladimir Protopopoff, José Martinez Vera… Lorsqu’on peut retracer les itinéraires de ces enfants dont les parents sont anti-nazis et souvent juifs, on les découvre fuyant en mai-juin 40 les avancées de l’armée allemande, aboutissant finalement dans les camps d’internement de Gurs, de Rivesaltes, des Milles… Extraits par miracle de ces camps par des organisations tel le Secours Quakers, le Young Men’s Christian association (YMCA) ou encore par l’Organisation de Secours aux Enfants (OSE) mais aussi la CIMADE d’obédience protestante. Ils prennent enfin la Galoche, petit train qui les conduit de Saint Etienne ou de La Voulte-sur Rhône jusqu’en gare du Chambon-sur-Lignon ou de Saint-Agrève.

Organisations d’aide aux réfugiés.

CIMADE : le sigle de Comité Inter-mouvements Auprès Des Evacués est né en 1939, mouvement d’aide aux internés par Vichy.Madeleine Barot, Jeanne Merle d’Aubigné et bien d’autres équipières s’installèrent à l’intérieur des camps. Quakers : mouvement d’origine américaine qui apporte assistance alimentaire et médicale aux internés et réfugiés juifs. YMCA : Joung Men’s Christian Association, organisation internationale d’un mouvement de jeunesse d’inspiration protestante. Sur le Plateau elle est représentée par Charles Guillon. OSE : Organisation de Secours aux Enfants qui cache des enfants juifs. André Chouraqui, réfugié dans la commune de Tence, s’occupe de ces placements. Secours Suisse : Croix Rouge, Secours aux enfants qui crée plusieurs maisons sur le Plateau, en Savoie et dans l’Ain.

Les jeunes pensionnaires fréquentent sans problème l’école publique des bourgs ou des hameaux. Les plus âgés ou doués suivent l’enseignement secondaire de l’Ecole Nouvelle Cévenole au Chambon. Chaque enfant est un cas particulier : parents prisonniers, disparus, sans aucun point de repère… Les séquelles de la tourmente se profilent déjà pour eux en dépit du havre de paix que constitue le Plateau Vivarais-Lignon. Les produits de la ferme, laitages, pommes de terre, les nourrissent. Les faux-papiers établis par des secrétaires de mairie et d’habiles faussaires, tel Oscar Rosowsky, les protègent. Les filières de passage vers la Suisse avec Pierre Piton sauvent les plus menacés. La compassion inspire les consciences des autochtones, sans aucune prétention d’action héroïque. Il est normal d’accueillir indifféremment et sans dénonciation, tous ceux, enfants ou adultes, qui ont besoin de protection ou tout simplement d’affection.

Un jour pourtant, à l’aube, fin juin 1943, la police allemande fait une rafle à la maison des Roches au Chambon-sur-Lignon. Alors que « d’ordinaire » comme en août 1942, l’imminence de la rafle est annoncée discrètement, peut-être par la gendarmerie ou la préfecture, le système d’alerte ne fonctionne pas ce jour là. Le 29 juin 1943, 19 jeunes hommes sont embarqués en camion vers Moulins et sa prison « La Mal Coiffée » puis à Compiègne et de là à Buchenwald, Maïdanek ou Auschwitz. Les 5 étudiants morts dans le camp de concentration d’Auschwitz sont : Georges Marx, Jacques Balter, Léonidas Goldenberg, Hébert Wollstein, Charles Stern ; mais on ne sait pas ce que sont devenus Robert Kimmen, Frantz Weiss, Herman Loewenstein, Camille Wouters, Alexandre Le Haan, Klaus Simon. Désormais le mythe du Chambon, village sanctuaire de la Montagne, échappant aux lois d’une guerre barbare est brisé. Ainsi donc aucune immunité n’a jamais été totalement conféré au village, au Plateau et à ses acteurs locaux. Au delà, cette impunité est bien incomplète puisque les représailles allemandes s’exercèrent aussi le 18 janvier 1944 aux confins de la limite Ardèche-Haute-Loire lors de l’arrestation de 15 « terroristes » du maquis de Champagne, mais aussi le 22 avril 1944 dans le secteur de Montbuzat et au hameau de Chièze avec le lâche assassinat de 9 maquisards et paysans. Rappelons aussi l’arrestation au Puy le 5 août 1944 du docteur du Chambon-sur-Lignon, Roger Le Forestier, et son assassinat par les nazis le 20 août 1944 au Fort de Lorette, commune de St Genis Laval (69). Faut-il aussi négliger la famille Nizard hébergée à Fay et raflée par des français qui les livrent aux Allemands ?

Quelques pistes de recherches :

Non violence et banalité du Bien. En dépit de l’abondance des témoignages recueillis depuis 1979, soit plusieurs centaines, en dépit aussi des autorisations pour déroger aux délais légaux de communicabilité des archives publiques, il subsiste encore bien des zones d’ombre sur l’accueil des réfugiés. D’abord les persécutés ne sont pas les seuls à trouver refuge en Montagne : des réfractaires au Service du Travail Obligatoire (STO) puis des « combattants de l’ombre » se dissimulent dans de multiples fermes isolées formant progressivement des maquis. Combien sont-ils ? Certainement plusieurs centaines toujours à charge des paysans pour les problèmes matériels de la vie quotidienne . Mais alors combien de réfugiés sur le Plateau ? De l’histoire légendaire racontée par quelques journalistes en mal de chiffre symbolique, soit 5000 juifs accueillis dans un bourg de 5000 habitants, à celle tout autant surprenante affirmée par quelques historiens patentés qui après de savants calculs parviennent au chiffre de 5 à 800 réfugiés juifs, où se trouve la réalité ? Depuis presque 25 ans nous dénombrons patiemment chaque rescapé, chaque réfugié qui apparaît sur un document. Aujourd’hui nous en sommes à 3458 noms ! Oui le Plateau est un lieu important pour l’accueil pendant la seconde guerre mondiale. Il n’est pas le seul : d’autres régions de France tel Dieulefit et la Drôme, St Germain de Calberte et le Gard, Vabres et le Tarn, Chabannes et la Creuse ont eu une attitude similaire…la différence tient peut être au nombre plus conséquent en Ardèche et Haute-Loire orientale. Au delà de ces statistiques il subsiste toujours des pistes d’étude inexplorées notamment autour de la non violence, de la résistance spirituelle ou encore de la force du Bien, symbolisée par les « Justes » qui ont sauvé des vies. Depuis longtemps l’enclave protestante de la Montagne « manifeste une sensibilité particulière à toutes ces questions liées à la non-violence qu’il s’agisse du pacifisme des pasteurs Trocmé et Theis ou d’objection de conscience avant et après la guerre ». Cependant le critère de non-violence permet d’expliciter les formes diverses d’adhésion à la résistance qu’elle soit civile ou spirituelle. Ces « Armes de l’esprit » exigent des capacités de discernement entre le supportable et l’inadmissible, entre le Bien et le Mal . Le primat de la conscience individuelle éclairée doublée d’engagements faisant référence aux principes d’humanité, invitent les autochtones en 1940-45 à résister, à savoir dire « Non », parfois au péril de leur vie

 

Batisseurs de paix

Irena Sendler Récemment décédée à 98 ans.

Elle demanda pendant la 2ème guerre mondiale à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie, comme plombier, serrurier.Elle avait une motivation bien particulière. Elle connaissait les plans d’extermination des nazis envers les juifs, elle était allemande… Irena a caché des enfants dans le fond de sa boite à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule ainsi qu’un grand sac (pour les enfants plus grands).Elle avait aussi un chien à l’arrière qu’elle a entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlait à l’entrée et à la sortie du ghetto.Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrit en fait le bruit que pouvait faire les enfants.Elle sauva 2500 enfants en les cachant ainsi. Elle fut arrêtée et les nazis lui brisèrent les jambes, les bras et la torturèrent. Irena garda tous les noms des enfants qu’elle avait fait partir du Ghetto et garda ces noms dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre au fond de son jardin derrière sa maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles; mais la plupart avaient été gazés.Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d’accueil ou ont été adoptés.

L’année dernière elle a été proposée pour le prix Nobel de la Paix, elle n’a pas été retenue : c’est Al Gore( !) qui fut primé pour son film sur le réchauffement de la planète…Ne pensez-vous pas que, devant tant de violences qui s’amplifient presque partout, il est de première urgence de

– étudier les causes de toutes ces violences et agir sur ces causes …

– rechercher un maximum de témoignages prouvant la supériorité de la non violence dans la résolution des conflits

– contribuer à faire connaitre ces témoignages…comme nous le faisons, ne demandant ni adhésion, ni argent, simplement de lire , et peut-être relayer

 

Actions de réconciliation

– Gandhi (par ex la marche du sel)

– Vinoba, disciple de Gandhi (par des prêches en public, devant des milliers de personnes, il apostrophait les riches leur disant  » tu laisses 5000ha en friche, alors que des enfants meurent de faim . Ne veux-tu pas donner ces terres aux plus pauvres ? Rien que par ses prêches, en peu d’années, il a obtenu 100 000 ha de terres qu’il a distribué aux plus pauvres

– rencontres de Caux où un industriel du textile, ayant pris conscience qu’il avait exploité injustement ses ouvriers, les a augmenté de 33% et octroyé des droits sociaux que les autres ouvrier n’ont bénéficié que 20 ans plus tard !

Kristiana au Danemark, squatte d’une caserne neuve de 17 ha, inoccupée où des milliers de SDF se sont installés, il y a plus de 20 ans

– La bataille du Larzac, contre l’extension du camp militaire dans les années 70.

– Porto Alegre-Libération des Philippines (Jean Goss, du MIR = Mouvement International de Réconciliation, invité à faire une conférence aux Philippines, du temps du dictateur Marcos, a réussi à déclencher une vaste campagne de libération uniquement par la non -violence, que je peux raconter

SOIREE de Noël à KAKOLA,

vers 1900 Le prisonnier Bjoerklund a refusé de rendre un couteau, après le travail. Il crie qu’avant ce soir, il y aura une vie en moins à Kakola. Il faudra que plusieurs gardiens pénètrent dans sa cellule avec un matelas pour le serrer contre un mur, lui passer les menottes et le descendre au mitard. Heureusement, Mathilde, visiteuse de prison appréciée de tous, arrive. Elle insiste pour pénétrer seule dans la cellule du forcené. A la question de ce dernier : « Est-ce que les autres sont avec vous ? » Mathilde répond : « Non, personne ne m’accompagne. » Et lorsqu’elle se trouve dans la cellule, elle demande : « Qu’est-ce qui vous arrive, Bjoerklund ? » Il crie tout en brandissant son couteau, « j’ai juré d’en massacrer un aujourd’hui. » « Je ne le croie pas » réplique-t-elle, « car aujourd’hui, c’est Noël. Personne ne peut donc nourrir des idées de meurtre, donne-moi, s’il te plaît, ton couteau. » Et elle tend la main. « Non, vous dites bien sans cesse, que l’on doit tenir parole. Je le veux aussi et j’ai juré de ne pas me séparer de mon couteau tant que je ne l’aurai pas utilisé contre quelqu’un. » « Cela me fait plaisir d’apprendre que vous voulez être fidèle à votre parole. Mais réfléchissez, ce soir, c’est Noël. Si vous me faisiez cadeau de votre couteau. Le boulanger m’offre du pain blanc avec des ?ufs et du sucre. Vous pourriez bien m’offrir votre couteau. » Le prisonnier cesse de crier. Son agitation insensée diminue, mais il persiste dans son refus. « Non, je ne le donnerai pas. » Subitement, Mathilde lui dit : « Bien d’accord, mais si moi je vous prends le couteau, vous ne reniez pas votre parole! » Hésitant, le prisonnier réplique: « Non, mais… »

Mathilde continue: « Tendez votre main, je veux essayer. » Malgré lui, il avance la main, Mathilde la saisit et commence à ouvrir un doigt. Mais rapidement, il le referme. « Non, non, répond Mathilde, il faut se mettre d’accord qu’un doigt ouvert ne doit pas être refermé sinon cela durerait très longtemps. J’essaie encore une fois. » Malgré lui, le prisonnier doit sourire lorsqu’elle tente d’ouvrir ses doigts. Cela ressemble à un jeu. Il y a longtemps qu’il n’a pas participé à un jeu. Mais, c’est aussi Noël, avec précaution. Mathilde ouvre les doigts : un, deux, trois. « C’est bien, maintenant, je peux saisir le couteau, vous le prendre sans que vous me l’ayez donné. » Puis elle s’assoit auprès du prisonnier et bavarde longuement et gaiement avec lui et lorsqu’elle s’en va, le grand homme est fort paisible et aimable comme un enfant. Dans le couloir, Mathilde se trouve face à un gardien auquel elle remet le couteau. « Promettez-moi de ne pas faire de rapport à ce sujet, c’est Noël, dit-elle, Bjoerklund pense devenir un homme de parole. C’est pourquoi il ne voulait pas rendre son couteau, car il avait juré de ne pas le faire. Mais j’ai pu le lui prendre. » Le gardien sourit, débonnaire, croit difficilement que l’on puisse faire confiance à Bjoerklund et pense plutôt qu’un petit séjour dans la cave lui aurait fait du bien. Mais c’est Noël comme l’a dit Mademoiselle Wrede, et pour une fois, il veut passer l’éponge. Mathilde est parvenue à apporter le message de lumière dans les sombres cellules et les c?urs assombris ; elle a eu, elle-même, sa plus belle soirée de Noël.

Extrait de « ILS N’ONT PAS RESISTE », éditions le phare, avec l’aimable autorisation des auteurs, que nous remercions. Cet excellent ouvrage relate une trentaine de témoignages de personnes ou de groupes qui, dans dessituations d’extrême violence, ont fait confiance à leur seule force morale (qu’ils appellent « foi » en leur Dieu) et cela a joué ! Quant à Mathilde Wrede, (1864-1928),elle consacra sa vie à rendre leur dignité aux prisonniers, à défendre leurs droits

NON VIOLENCE au BRESIL (Extrait des « Cahiers de la réconciliation »)

UNE INVASION Une expérience faite par les plus misérables nous confirme dans notre conviction que les Brésiliens sont capables de s’engager dans la non-violence .

Un jour, nous lûmes dans le journal que près de Récife, des centaines de personnes, surtout des familles, avaient envahi une propriété privée qui n’avait pas été cultivée depuis plusieurs années .

Nous allâmes pour étudier la situation, parler avec ces gens dans le but d’essayer d’amener une solution humaine, chrétienne et non-violente . Quand nous arrivâmes, nous trouvâmes 1500 familles construisant leurs huttes avec des morceaux de bois, de la boue séchée et des feuilles de palmier . Venant de l’intérieur ou d’endroits où ils ne pouvaient plus supporter d’être exploités, ils s’étaient approchés de Récife en quête de travail ou de moyens d’existence . Cette invasion était un effort de préservation vitale .

Chaque famille prit seulement un petit peu de terrain, juste de quoi bâtir sa hutte . La police vint pour arrêter l’invasion et ces pauvres gens, voyant que les policiers n’avaient rien à manger, offrirent même de partager leur nourriture avec eux !

Mais ils continuèrent tranquillement à construire leurs huttes . Nous allâmes voir le maire de la ville la plus proche et discuter avec lui des possibilités d’une solution .

 

Après de longues négociations, il fut décidé d’exproprier le terrain et le propriétaire fut engagé à accepter et fixer un prix pour que le gouvernement puisse l’acquérir. Maintenant, ces familles pourront acheter leur petit bout de terrain, en payant de faibles amortissements, et un plan de construction -rues, électricité et de petites maisons familiales – est en train de se faire, cela va procurer du travail à ces gens … Un premier pas vers une amélioration….///////////////

Conclusions après avoir lu les deux récits : KOKALA et Non -violence au Brésil

Ami lecteur, dans ces deux récits, nous constatons qu’une seule personne (que nous appellerons médiateur), confrontée à une situation de violence apparemment sans issue (autre que l’usage de la violence..) a pu, parce que certaines conditions préalables étaient remplies, retourner progressivement, complètement , la situation d’une façon irréversible, à la satisfaction générale (donc des deux parties en conflit au début), et cela sans aucun dommage pour personne (ni pour aucun des deux adversaires , ni pour aucun tiers !). Il nous paraît donc fondamental d’étudier ces conditions préalables, qui ont permis ce retournement de situation imprévisible pour la presque totalité des personnes en conflit (et certainement pour la majorité des gens au courant de ces conflits.)

Les médiateurs étaient des personnes ayant acquis une très grande force morale :

1) Une grande capacité d’amour, donc de compréhension des motivations du comportement de chaque partie en litige , de patience pour écouter chacun (sûr de son bon droit ..) et aussi d’un profond sens de la justice pour trouver, après avoir bien écouté les arguments des parties en litige, la solution la plus juste, acceptable par les deux parties

2) Par leur dévouement leur compétence, prouvées avant le conflit, ces deux médiateurs avaient su créer un climat de confiance, d’estime qui leur a permis, dans chaque cas, d’être acceptés comme médiateurs, par les parties les plus agressives.

3) Un engagement entier, n’hésitant pas, dans le cas de la visiteuse de prison, à prendre de grands risques, par amour pour les personnes en conflit.

Ces deux médiateurs avaient depuis longtemps développé une grande confiance en l’homme, ce qui leur a permis de ‘tenir’ aussi longtemps qu’il a fallu et de parvenir à communiquer leur confiance qu’une solution humaine existait au problème posé.

Diffusé par « ESPOIRS pour les JEUNES » 2 rue de l’espéranto 47190

Galapian 05 53 87 84 58 ou 09 75 20 71 95

D’autres témoignages semblables peuvent vous être envoyés gratuitement sur simple demande…

 

 Wangari Maathaï
Elle s’est éteinte, mais nous restons en elle

524_art_ov_1323185020

Wangari Maathai ( prix Nobel de la Paix 2004) s’est éteinte lundi d’un cancer, à 71ans .Nous sommes plusieurs qui voulons honorer sa mémoire, en lançant au niveau international une assoc :

LES AMIS DE WANGARI MAATHAI .

But : contribuer à faire davantage connaitre l’extraordinaire exemple que fut cette héroïne (elle a planté et fait planter 40 millions d’arbres au Kénya,fournissant ainsi des fruits pour leur famille , des feuilles pour les animaux, du bois pour cuisiner, et un travail rémunéré à 150 000 femmes, plus une occasion d’être utile à son pays à 250 000 bénévoles

 

Connaissez-vous Wangari Maathai ?

 

png

Cette Kényane, Docteur en Biologie, en 30 ans,

– a planté et fait planter 47 millions d’arbres d’essences locales, fournissant un travail rémunéré à 150 000 femmes
– a mobilisé 250 000 bénévoles pour le reboisement et la défense de l’environnement
– a agi efficacement contre l’esprit tribal, et pour devenir autonomes.
– a lutté contre la corruption et beaucoup contribué, par des actions non-violentes, à ce que le féroce dictateur Arap Moï soit remplacé par un début de démocratie.

Si comme nous, les AMIS de WANGARI MAATHAI et des BATISSEURS de PAIX, vous pensez qu’il est important de faire connaître cette héroïne

sur le site www.pari47.com, vous pourrez trouver deux pétitions

(l’une adressée au Parlement Européen, l’autre à l’Unesco)

Préparons dès maintenant la journée des BATISSEURS de PAIX, le 1er avril (jour de naissance de Wangari) A vous de choisir , selon vos possibilités et l’intérêt porté à cette campagne .

Vous pouvez :

1° lire un ou plusieurs des ouvrages cités ci-dessous :

« Celle qui plante les arbres » autobiographie de Wanagari Maathai( Eloïse d’Ormesson, broché 23, version Poche 8€

« Mama Miti, la mère des arbres » Très bel album pour enfants 5/11 ans , ( Editions du Sorbier, 13 €)

Wangari Maathai, la femme qui plante des millions d’arbres (Magnifique album pour les 10/15 ans , 17 € , édition « Route du monde »

Un défi pour l’Afrique

Wangari Maathai (Editions Héloïse d’Ormesson – 22 €)

2° Signer et éventuellement proposer à votre entourage de signer aussi cette pétition . ;

3° nous indiquer une adresse (de préférence @) pour y recevoir des informations sur le déroulement de la campagne

4° accepter d’être mis(e) en relations avec d’autres personnes de votre ville (ou département), pour préparer ensemble les fêtes du 1er avril

Plus d’infos chez : espergala@wanadoo.fr etc

 

 

Résistances contre le nazisme au danemark

De plus, les troupes danoises, avec leurs chefs en tête, refusèrent de collaborer aux ordres du Reich .

En août 1943, le nazi Himmler voulut s’attaquer résolument au « problème juif danois ». Un camp de déportation fut préparé à Théresiensdadt, en Tchécoslovaquie. Il devait « accueillir » les 7800 juifs danois recensés. L’été 1943 se déroula sans que les nazis réussissent à déporter un seul juif. L’impitoyable fasciste Rolf Günther fut alors envoyé au Danemark. Celui-ci décida que les juifs danois seraient tous capturés et déportés dans la nuit du 1er octobre. Ces derniers s’attendaient depuis longtemps à une telle éventualité, mais ils avaient reçu l’aide et la protection de la part de l’ensemble des danois, depuis le début des hostilités.

N’étant pas sûr des troupes allemandes occupant le Danemark -elles s’étaient quelque peu dé-fascisées au contact de la population- Rolf Günther fut obligé d’importer d’Allemagne des unités spéciales de police. Au total , seulement 477 juifs furent arrêtés sur les 7800 juifs. Les juifs rescapés de cette gigantesque rafle ne furent plus pourchassés, car les nazis eurent à mesurer la capacité des la résistance non-violente et unanime du peuple danois. Himmler comprit que ses troupes ne formaient plus un bloc monolithique sans faille quand elles occupaient un pays où la population utilisait la résistance non-violente. Quant aux 477 juifs déportés à Théresiensdadt, 48 seulement y moururent, car de multiples institutions et de nombreux particuliers ne cessèrent de harceler les autorités allemandes pour demander des nouvelles et la libération de ces 477 danois comme les autres.

Remarques :

1) lorsqu’un soldat allemand demandait son chemin à un(e) danois(e), ce dernier faisait semblant de ne pas entendre .

Lorsqu’un soldat allemand rentrait dans un magasin, aussitôt la plupart des danois présents sortaient … Les commerçants prirent donc l’habitude d’accueillir le plus souvent avec « fraicheur » les occupants, puisqu’ils faisaient fuir les clients danois .

De même, lorsqu’un allemand rentrait dans un restaurant, une partie des clients ( par ex ceux qui n’avaient pas commencé leur repas , sortaient de suite)

De temps en temps, une consigne circulait sous le manteau de tel jour, effectuer telle manifestation « spontanée » . Par ex, le 1er mai, tous les danois portaient du muguet . Le jour de la fête nationale danoise, les familles circulaient vêtues chacune d’un habit dont l’ensemble était aux couleurs du drapeau danois .

De temps en temps, une grève se déclenchait (par ex pour améliorer la sécurité sur les chantiers, ou sitôt que la moindre modification était apportée à leurs habitudes de travail, etc ;.)

Lorsqu’un concert était organisé par les occupants, presque aucun danois n’y assistait (contrairement à d’autres pays où les foules s’empressaient d’assister aux concerts offerts par les nazis ..)

Évidemment, lors des défilés militaires, aucun danois ne venait les applaudir, ni même les regarder .

2) il est intéressant d’étudier pourquoi ce peuple danois fut si unanime pour résister aux occupants, le plus souvent sans utiliser la violence .

Dans les années 30, lors de la grande dépression, un groupe de danois d’un mouvement chrétien, après méditation et discussions, décidèrent de s’attaquer au problème du chômage, qui causait tant de drames . Ils décidèrent de proposer aux habitants de leur ville de se grouper par dix et que chaque groupe s’ingénierait à faire travailler chacun un chômeur .( Couper du bois, défricher un terrain inemployé pour y faire planter des arbres, faire du soutien scolaire, de l’accompagnement de personnes âgées ou handicapées, améliorer son habitat, etc, restaurer de vieilles maisons etc )

3) Ils réussirent à résorber une grande partie du chômage .

4) Évidemment, petit à petit cette réussite fut connue . Les autorités de la région convoquèrent les initiateurs de cette réussite pour leur proposer d’élargir leur action au niveau de la région . Après nouvelles méditations et discussions, ces initiateurs proposèrent un plan d’action ui fut accepté et par les décideurs régionaux et par la population .

Quelque temps plus tard, ce fut le gouvernement national qui convoqua les initiateurs pour qu’ils étudient un plan à l’échelle nationale . Nouvelles méditations, discussions, puis proposition d’un plan qui, accepté par tous, permit de résoudre la plus grande partie du chômage .

Lorsque les nazis envahirent le Danemark, ils rencontrèrent une population très solidaire, y compris envers les juifs, les marginaux (homosexuels, etc..) et peu habitués à une telle résistance, souvent ils ne surent comment réagir, ce qui augmenta la confiance en eux, en leur capacité de résistance non-violente des danois.

Question : pourquoi la grande majorité des enfants des différents pays du monde ne connaissent pas ces résistances non violentes ? Pourtant très efficaces?

 

Bulgarie les 50 000 juifs sauvés

Si, dans l’état actuel des connaissances, il existe quelques doutes sur le rôle du roi, du gouvernement bulgare et du parti communiste clandestin, il n’en existe aucun sur le fait que la population bulgare a fait obstacle, par des moyens non-violents, à la déportation.

La situation des Juifs de Bulgarie avant 1941.

La Bulgarie avait été soumise pendant près de cinq siècles à la domination ottomane. Chrétiens orthodoxes et Juifs s’y trouvaient alors dans une situation semblable, celle de citoyens de seconde zone, les dhimmis. Pendant la guerre qui libéra le pays des occupants turcs, en 1877, les deux communautés, chrétienne et juive, combattirent côte à côte, ce qui fit naître entre elles un sentiment de solidarité rare en Europe.

Cependant, dès le début de 1939, et donc bien avant que la Bulgarie ne devienne une alliée officielle de l’Allemagne nazie, des organisations bulgares pro-nazies, sans doute très minoritaires, organisent des manifestations contre les Juifs et, en septembre, des attaques contre les magasins juifs de Sofia. Selon les autorités communistes au pouvoir en Bulgarie jusqu’en 1990, le Parti Ouvrier Bulgare aurait alors dénoncé ces violences.

En 1940, le gouvernement ayant été confié par le roi Boris III à Bogdane Filov, germanophile convaincu, des mesures officielles commencent à être prises contre les Juifs. Ces mesures, regroupées dans une Loi sur la défense de la nation, déclenchent, entre octobre 1940 et janvier 1941, une série de protestations émanant de tous les milieux. L’Église orthodoxe, les intellectuels, les écrivains, les organisations ouvrières manifestent leur opposition absolue à cette loi qui est cependant votée à la fin du mois de janvier 1941.

La Bulgarie alliée des nazis: premier essai de déportation.

Le 1er mars 1941, la Bulgarie adhère au Pacte tripartite et devient ainsi, officiellement, l’alliée de l’Allemagne. Les armées allemandes entrent alors en Bulgarie d’où elles attaquent, en avril, la Grèce et la Yougoslavie. Les armées bulgares ne participent pas à cette agression mais sont ensuite chargées par les Allemands de contribuer à l’occupation de ces deux pays.

La situation des Juifs s’aggrave alors. Nombre d’entre eux sont assignés à résidence et un impôt spécial est créé, permettant à l’État de s’emparer du quart de leurs biens.

En juin et juillet 1942, le gouvernement bulgare reçoit les pleins pouvoirs pour la résolution de la « question juive ». Il crée alors un commissariat spécial aux questions juives qui introduit le couvre-feu obligatoire, des rations alimentaires réduites, le port de l’étoile jaune. Les Juifs ne peuvent plus quitter leur lieu d’habitation ni posséder récepteurs de radio et appareils téléphoniques. Leurs maisons doivent être signalées par un écriteau, certains lieux publics leur sont interdits et leur activité économique est limitée. Et, lorsque le Ministère des Affaires étrangères allemand donne l’ordre de déportation, son homologue bulgare répond: « Le gouvernement bulgare accepte la proposition du gouvernement allemand de procéder à la déportation de tous les Juifs de Bulgarie ».

Mais, au mois de septembre, suite à de nouvelles mesures antijuives, le métropolite [ prélat orthodoxe ] Stéphane de Sofia affirme dans un sermon que Dieu a déjà suffisamment puni les Juifs d’avoir cloué le Christ sur la croix en les condamnant à l’errance et qu’il n’appartient pas aux hommes de les torturer et de les persécuter davantage. A l’intérieur du gouvernement, certains ministres semblent hésiter. Le Ministre de l’Intérieur accepte ainsi, à la consternation des Allemands présents, de recevoir pendant une demi-heure une délégation de Juifs venus lui apporter une pétition. Un autrerefuse de signer un décret prévoyant de nouvelles mesures. Le ministre de la Justice exige que le port de l’étoile ne soit plus obligatoire et qu’on mette fin à toutes les expulsions.

En janvier 1943, Théodore Danecker, qui avait déjà organisé la déportation des Juifs de France, prend en main celle des Juifs bulgares vers « les régions orientales du Reich » (en fait: la Pologne). Mais, craignant une résistance de la population, il décide de procéder par étapes. On commencera par déporter 20.000 Juifs, dont ceux de Grèce et de Yougoslavie, soit 11.343 personnes, auxquels on ajoutera 8600 Juifs bulgares choisis parmi les Juifs « riches et éminents ».

La déportation des Juifs grecs et yougoslaves fut subite et brutale. Conduits à travers la Bulgarie par deux trains jusqu’au port de Lom sur le Danube, ils furent ensuite transbordés sur quatre bateaux bulgares jusqu’à Vienne, via Belgrade et Budapest, puis conduits à Treblinka. Pendant la traversée de la Bulgarie, la population bulgare fit preuve de solidarité envers les déportés, mais le convoi ne put être arrêté. Mais lorsqu’il s’agit de déporter les 8600 Juifs bulgares prévus, les choses se compliquèrent. Ils devaient être rassemblés de trente quatre villes bulgares et envoyés dans des centres de regroupement à Pirot et à Radomir avant d’être déportés en Pologne.

A Kustendil, ville située à l’ouest du pays et où vivaient 940 Juifs, le début des opérations de regroupement provoqua une vague d’indignation. Des délégations se rendirent à la mairie pour protester contre ces mesures. De nombreux télégrammes puis une délégation composée de personnalités furent envoyés à Sofia. La protestation prit une telle ampleur que le ministre de l’Intérieur ajourna l’ordre de déportation de Kustendil. Quarante trois députés qui avaient pourtant voté la loi antijuive « sur la défense de la nation » envoyèrent une note au Premier Ministre pur s’opposer à la déportation.

A Plovdiv, 1500 à 1600 Juifs furent arrêtés dans la nuit du 9 au 10 mars. Comme à Kustendil, la population protesta par tous les moyens possibles. Le métropolite de Plovdiv, Cyrille, envoya des télégrammes de protestation au roi et au gouvernement, déclarant qu’il accompagnerait avec la croix les Juifs bulgares jusqu’en Pologne et qu’il renoncerait à sa loyauté envers l’Etat si la déportation n’était pas suspendue. Dès le lendemain, les autorités libéraient les Juifs arrêtés.

A Doupnitsa, le métropolite Stéphane, de Sofia, fut le témoin involontaire des arrestations. Indigné, il envoya un télégramme au roi Boris III: « Ne persécute pas les gens pour ne pas être persécuté à ton tour. Qui sème le vent récolte la tempête. Sache, Boris, que des cieux Dieu voit chacun de tes actes. »

Le 15 avril 1943, les membres du Saint-Synode rencontrèrent Boris III et demandèrent l’arrêt des mesures de déportation. Le roi et le gouvernement cédèrent et la déportation fut provisoirement suspendue.

Belev, le commissaire chargé des questions juives, et le SS Danecker dénoncèrent cette suspension comme une atteinte à l’accord signé avec l’Allemagne. Mais ils ne pouvaient agir de leur propre chef.

(Vous pouvez lire la suite de cet article ici)

 

Exemples d’acquisition d’autonomie

-AMAP-Coopératives de travail (coopératives de travail créées par Jaurès- Boismondeau, coop de travial créée par Lanza del Vasto) – Ardelaine-Mondragon – Marinaleda- d’après les articles de la CEN

– les tontines d’Afrique, la Banque des pauvres etc

– les actions des citoyens du monde (prêt à une coopérative qui, après avoir remboursé le prêt, prête à son tour à une autre coopérative. Cela est le but, mais dans la réalité, comment cela se passe-t-il ?)

– un film du Conseil œcuménique des églises montrait un médecin états-unien qui soignait gratuitement les paysans paraguayens. En parlant, il leur demandait s’ils étaient heureux de leur sort. A ceux qui regrettaient leur vie autonome d’autrefois (ils s’étaient laissés convaincre de céder à bas prix leurs terres aux multinationales pour aller travailler en usine -comme les Haïtiens …) il demandait : » n’aimeriez-vous pas racheter des terres et retrouver votre indépendance d’autrefois ? A ceux qui acceptaient, il prêtait l’argent pour racheter des terres. Par la suite, ces paysans non seulement remboursaient le prêt, mais ensuite après s’être formés comme infirmiers, ils allaient soigner gratuitement les malades dans d’autres villages, pour faire connaitre comment ils s’étaient affranchis. Ne faudrait-il pas enquêter auprès du Conseil Œcuménique des Eglises pour savoir ce qu’est devenue cette remarquable opération de libération ?

– Charbons ardents : rachat de la mine par les miniers licenciés ; ils ont prospéré.

 

Acquisition de l’autonomie politique, sans utiliser la violence

-Actions si courageuses de l’anarchiste Louis Lecoin (13 ans de prison, jeûne à mort pour faire voter par De Gaulle un statut pour les objecteurs de conscience)

-Actions en faveur de la Paix de Jean Jaurès (assassiné le 31 juillet 1914. Le lendemain, la France a déclaré la guerre à l’Allemagne)

-Irène Laure, député socialiste qui a été une des plus efficaces pour réconcilier les français et les allemands.

-Masmoudi qui, prêt à aller au Caire pour continuer la lutte armée pour libérer la Tunisie, choisit la méthode non violente, après avoir entendu le témoignage d’Irène Laure.

Iles de Paix : initiés par le belge Dominique PIRE, (prix Nobel de la Paix 1954). Après la 2ème guerre mondiale, D. Pire a réussi à « reclasser » 70 000 personnes déplacées qui avaient été jugées « inclassables » ….

Corrie Ten Boum