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Murielle Boulmier

adresse mail : energiesdefemmes@gmail.com

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« Energies de femmes » est un groupe de lot-et-garonnaises et de lot-et-garonnais d’horizons et d’engagements divers (associatifs, culturels, professionnels, sociaux, économiques…) qui représente la diversité de notre territoire.Régulièrement, depuis janvier 2013, notre groupe débat de sujets ayant trait à la place et au rôle des femmes dans notre société en axant nos travaux sur les réalités quotidiennes.

Energies de Femmes est un club, pas une association donc,  pas de « siège social »  .Les membres sont des femmes et des hommes de tout le département, nous avons pris l’habitude de nous réunir 1 fois par mois, souvent le vendredi soir.Nous échangeons sur les problèmes de société et ceux qui ont un écho sur la situation des femmes, mais pas uniquement. Ainsi, nous avons travaillé sur la retraite des femmes, le projet de partage des droits à la retraite, la situation des veuves de guerre. Nous avons interpelé les candidats aux élections, et les parlementaires, qui nous ont répondu.  Les violences faites aux femmes sont également un sujet dont nous débattons. La réforme pénale est une préoccupation.  C’est à ce titre que Rachida Dati accepte d’être notre invitée.Le débat pourra être l’occasion d’aborder avec elle des sujets d’actualité.

Pour les actions à venir, elles sont débattues entre nous et je ne peux pas m’engager sur le thème  de nos travaux.


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A le tête du club Energies de Femmes, Muriel Boulmier vient d’écrire aux parlementaires du département et s’interroge sur la valse des lois selon elle contradictoire.  Depuis janvier 2013, Energies de femmes, se réunit tous les mois. Chez les unes, chez les autres, chez les uns aussi car dans la cinquantaine de membres, dix hommes quand même. «Une vraie parité, comme elle est dans la vie», se moque Muriel Boulmier, membre de ce club qui se retrouve à huis clos non pas pour – supposition phallocrate – prendre le thé et petits-fours mais pour se saisir de sujets comme la retraite au féminin, les pensions alimentaires, les violences intrafamiliales, faites aux femmes.

Et c’est justement à propos de ce fléau dont on voit la partie visible à la barre des tribunaux que Muriel Boulmier vient de saisir les députés et sénateurs du département. «D’un côté vous avez la ministre du Droit des femmes qui fait voter la loi qui renforce les sanctions pénales. De l’autre, vous avez une ministre de la Justice qui substitue une contrainte pénale sans emprisonnement aux peines aujourd’hui infligées. Il faut donner un signe fort et c’est la sanction. C’est l’enjeu, c’est l’essentiel. » L’an dernier, 420 actes de violences volontaires commis dans la sphère conjugale (335 en 2012), 387 femmes victimes. Chiffres toujours en augmentation. «La difficulté dans ces affaires est que la femme victime devient coupable, d’où l’intérêt de sanctionner.»

Une part importante des pensions alimentaires n’est pas versée (3 millions d’enfants sont concernés), entraînant des situations très difficiles et des contentieux interminables. Nous souhaiterions la création d’une agence nationale qui paierait toutes les pensions dues et se chargerait du recouvrement des pensions auprès des débiteurs et du contentieux en cas de non-paiement. Son fonctionnement serait assuré par une partie des fonds mobilisés au titre de l’allocation de soutien familial».


Revue de Presse

Migrants : 56% des Français ne sont pas égoïstes, ils sont inquiets

Publication:
 Il y a quelques mois la France, et d’autres pays, compatissaient à la souffrance des femmes et des hommes qui échouaient sur les plages de Lampedusa en Italie, avec leur cortège de morts et une population locale dépassée.

Cependant, voilà que le nombre de ceux qui veulent rejoindre la paix et la prospérité de l’Europe augmente, et qu’au travers de chacune de ses frontières, les Syriens, les Irakiens, les Afghans, et bien d’autres, sollicitent l’accueil de ces vieux pays, avec la détermination de leur désespoir exploitée par les passeurs avides et assassins. Le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie… et la France avec Calais, impuissantes, tentent de trouver une ou des solutions.

Et les Français… eux, craignent d’être envahis. Ont-ils perdu leur hospitalité ? Certainement pas, nos compatriotes ont su accueillir, protéger des exilés pendant la dernière guerre mondiale, ceux fuyant les régimes autoritaires de Mussolini ou Franco, et tant d’autres dans des périodes plus récentes. Mais les temps ont changé et nos concitoyens sont devenus inquiets.

Finie la croissance, finie la France industrielle au travail et son agriculture vivrière et familiale. Les industries ont disparu, quant à l’agriculture, son champ se réduit. Cette évolution a modifié la perception des Français face aux migrations.

Notre pays s’est structuré autour de sa protection sociale, suscitant les plus grands rassemblements contestataires dès lors qu’une réforme se profilait. Je suis fière de la protection sociale de mon pays, mais je ne voudrais pas qu’on y perde la notion de ce que représente la valeur du travail, du mérite, de l’engagement.

C’est ainsi que nos concitoyens, les plus nombreux, qui répondent aux exigences et contraintes quotidiennes d’une activité, s’acquittent des taxes et impôts, se plient aux démarches administratives, bref cette fameuse classe moyenne -petite ou supérieure, c’est égal- se sent délaissée.

Ce n’est pas une absence de générosité qui pousse 56% des Français à ne pas souhaiter accueillir les migrants, c’est l’inquiétude pour le conjoint ou l’enfant qui cherche en vain un travail depuis des mois, c’est l’insécurité contre laquelle ils ne sentent pas assez protégés tant le laxisme du gouvernement a été grand sur ce sujet. Alors l’amalgame est proche. « De quoi vont vivre ceux qui viendraient ? Le travail ? », s’interrogent ceux qui vivent en France.

Et ils s’expriment à leur façon, souhaitant que les aides sociales soient revues, ajustées et limitées parce qu’ils sont surinformés des dérives. C’est l’absence de réformes dans notre pays, la situation économique préoccupante qui amènent nos amis, nos voisins, nos familles à manifester cette méfiance.

Mais ne croyons pas que les Français soient indifférents aux souffrances et aux morts que les chaînes d’infos nous montrent.

Néanmoins, gardant à l’esprit le principe de réalité, nous pouvons affirmer que le nombre des migrants économiques ou réfugiés politiques va continuer d’augmenter. Fermer les frontières ne sera pas un obstacle à leur mouvement tant leur volonté est forte, ne faisons pas semblant de le croire.

Ne nous obstinons pas à juger les pays qui veulent accueillir les migrants. L’Allemagne a une population vieillissante, une croissance de bonne tenue, un chômage bas, elle a de bonnes raisons de prévoir accueil et intégration ; la Finlande, dans une situation comparable, a une réaction similaire.

Oui, c’est un sujet européen. Oui, les systèmes de contrôle de l’espace de libre circulation entre les pays -qui découlent de l’accord signé à Schengen, il y a dix ans- doivent être réformés. Oui, le droit d’asile doit être revu. Unifié sans doute entre les pays. Et pour nous en France, nous devons en assurer un contrôle plus strict. C’est à ce prix que nous reconquerrons la confiance et le coeur des Français.

J’ai bien conscience que mon propos ne se classe pas dans le politiquement correct mais je ne supporte plus de voir ces drames quotidiens récupérés au profit des extrêmes simplement parce que nous ne savons plus entendre l’incompréhension de ceux qui nous sont proches et que nous n’osons pas mettre les mots sur ce que nous observons, et ce que nous entendons.


 

Europe, immigration, collège… vus par Marielle De Sarnez

Marielle De Sarnez et Muriel Boulmier : «Nous partageons des valeurs communes»./Photo Morad Cherchari

Marielle De Sarnez et Muriel Boulmier : «Nous partageons des valeurs communes»./Photo Morad Cherchari

Le groupe Énergies de femmes avait invité hier soir Marielle de Sarnez, députée européenne, vice-présidente du Modem, la même famille que Muriel Boulmier avec qui elle a mené la campagne pour les élections européennes l’année dernière. L’une sur l’autre ne tarissent pas d’éloges : «Elle a une très bonne connaissance du monde politique, elle est engagée dans l’Europe depuis longtemps, c’est une femme de son temps.» Depuis Strasbourg, Marielle de Sarnez a donc traversé la France pour rejoindre Agen et la CCI où elle donnait sa conférence hier soir. «Nous allons aborder différents points, discuter, échanger. Nous avons la chance de vivre dans une Europe démocratique, libre. Regardez ce qu’il se passe au Mali, en Irak, à Palmyre…».  Marielle De Sarnez avance ses idées sur l’immigration : «L’Europe doit se renforcer. La politique de l’immigration est un fait complexe. Je pense qu’il faut d’abord s’attaquer aux causes, à la pauvreté, au sous-développement. Ensuite, on ne doit pas considérer que les vagues d’immigration ne concernent que l’Italie parce que les bateaux y arrivent. L’Europe doit mettre en place un corps de garde-côtes, arraisonner les bateaux des trafiquants et punir ses auteurs de crime contre l’humanité, réformer le droit d’asile et instaurer des quotas en fonction des besoins économiques.» Quant à la réforme des collèges : «Je préfère que l’excellence s’adresse à tous les enfants plutôt qu’elle soit supprimée. Il est temps aussi de se concentrer sur l’école primaire, 40 % des enfants entrant en 6e ne maîtrisent pas la lecture.»

 Ils et elles sont fières de leurs métiers à contre-emploi 

 Muriel Boulmier invitée de rédaction sud ouest 04032015

SUD OUEST 4 3 2015 – CAP CINE – Energies


 

Il ou elle, c’est pareil

Il ou elle, c’est pareil
80 personnes ont participé au débat d’Énergies de femmes.©

PHOTO THIERRY SUIRE
Bon, c’est vrai, sur les 80 personnes qui ont répondu mercredi soir, à l’invitation du club Énergies de Femmes à Cap cinéma, figurerait une grosse majorité de femmes. Mais quelques messieurs avaient tout de même amené leurs dames… Il faut dire que si le nom de ce club de réflexion initiée par Muriel Boulmier pouvait faire craindre (à tort), aux néophytes, une résonance féministe, le sujet abordé était pourtant sans équivoque : « Hommes dans des métiers de femmes et réciproquement ! »
Et de fait, il s’agissait d’aborder la mixité des métiers ainsi que les préjugés qui en découlent et ce, au travers du parcours de témoins présents dans la salle : Christelle, qui a repris la société familiale de maçonnerie et met les mains dans le ciment, Hervé, auxiliaire de puériculture qui pouponne pour le plus grand plaisir des mamans mais aussi des papas soulagés que la maternité ne soit pas qu’une affaire de femmes, ou encore, Valérie, commerciale automobile épanouie après un passé de chauffeur de poids lourd. Des témoignages ponctués de l’éclairage des statistiques des demandeurs d’emplois lot-et-garonnais dont les femmes représentent 51,8 % et de l’éclairage du sociologue, Boris Teruel.
Dans la salle, des questionnements… de femmes. Et des pistes de travail pour envisager un avenir professionnel où mixité et parité ne sont plus des gros mots. À commencer par un travail des femmes sur elles-mêmes, sur leur façon d’intérioriser leur rôle social et sur la manière de le transmettre à leurs enfants.

V. D.


Rachida Dati invitée à débattre sur la réforme pénale

Publié le 18/11/2014

 

Rachida Dati a répondu favorablement à l’invitation de Muriel Boulmier/Photo archives
Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice et garde des Sceaux, participera à un dîner débat à Agen, le 28 novembre au restaurant le Saint-Jacques. Elle prendra la parole sur la réforme pénale, la loi Taubira et ses conséquences européennes. Maire UMP du VIIe arrondissement de Paris, elle devrait également répondre aux questions qui lui seront adressées ce soir-là sur l’actualité politique.
Cette invitation émane du Club Energies de Femmes, créé l’an passé à Agen et qui est coordonné par Muriel Boulmier (élue de la majorité municipale). Cette structure rassemble des femmes (et des hommes) de tout le département. Ils se réunissent une fois par mois pour évoquer des sujets de société, liés aux femmes, mais pas que…
Pèlerinage ?
«Il nous est arrivé à trois reprises d’interpeller les parlementaires sur les retraites, la situation des veuves d’anciens combattants et la violence intrafamiliale, notamment envers les femmes, expliquait hier Muriel Boulmier. C’est à ce titre que j’ai invité Rachida Dati, que j’ai rencontrée il y a quelques années au Parlement européen. Elle a elle-même monté une association au nom évocateur «Encore Elles» dont la préoccupation est la situation des femmes et des jeunes filles. Je suis, avec les membres de notre club, très honorée de l’accueillir, le 28 novembre à 20 heures au restaurant Saint-Jacques à Agen. L’adresse est utile car nous attendons les participants des quatre coins du département…» Au Saint-Jacques ? Comme un pèlerinage pour rencontrer sainte Rachida…
Dîner débat ouvert aux hommes et femmes sur inscription au 07 83 42 86 32 ou sur energiesdefemmes@gmail.com

La Dépêche du Midi