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Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine
Domaine de Barolle
47 130 Montesquieu
Tél. : 05 53 47 29 14 – Fax : 05 53 95 26 67
email : conservatoire@conservatoirevegetal.com
Dates et heures d’ouverture
Ouvert pour le verger et les visites :
A partir du 1 avril – du lundi au jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30 et le vendredi 16h30
Et de décembre à mars – du lundi après-midi au samedi matin
Ouvert pour la pépinière (ventes d’arbres fruitiers,petits fruits,vignes…) :
de la Fête de l’arbre (dernier week end de Novembre) au 31 mars – du lundi au samedi matin
Fermé le dimanche sauf journées exceptionnelles (se renseigner au 05 53 47 29 14)

Manifestations

> Pépinière fruitière : ouverture du dernier week end de Novembre au 31 mars.
> Stages d’initiation à l’arboriculture fruitière d’amateurs (programmes sur demande).
> Fête annuelle du Conservatoire le dernier week-end de novembre.

Expositions fruitières

Tarifs

4,50 € par personne.
Gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans.
3,75 € par personne pour les groupes
Tarif du guide du visiteur : 3 ,80 €

Contact pépinière :
Tél. : 05 53 77 34 87
Sylvie Roques : 06 89 77 95 93
Contact activité régionale :
Evelyne Leterme : 05 53 47 29 14
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Mémoire de notre patrimoine rural, le Conservatoire végétal d’Aquitaine accueille au Domaine de Barolle à Montesquieu Lot-et-Garonne au coeur de la vallée de la Garonne au sein de la station d’expérimentation fruitière et légumière CIREA/AIREL, un verger conservatoire, aboutissement de 15 années de recherches et de collectes rassemblant sur 7 hectares, 1 800 variétés de toutes les espèces fruitières régionales patiemment constituées au cours des siècles par les paysans du Sud-Ouest. Cerises
Plan du verger de Montesquieu
Un verger-musée, ouvert au public,vitrine du patrimoine régional et de l’effort de sélection paysanne, présentant sur un hectare 550 variétés fruitières et cépages locaux. Venez y découvrir les modes traditionnels de culture, des fruits étonnants, méconnus, souvent très bons, à travers une visite guidée ou libre (le verger présente une signalétique individuelle pour chaque arbre). Profitez des expositions temporaires, venez déguster, voir et acheter des fruits, des jus de fruits et légumes du Conservatoire, des plants d’arbres fruitiers anciens qu’il est possible d’acquérir toute l’année.

Constitué en station d’expérimentation fruitière et légumière depuis la fin des années soixante-dix, le domaine de Barolle a été acquis par le Conservatoire Végétal d’Aquitaine en mars 2002 pour asseoir son implantation régionale et augmenter ses capacités de conservation des ressources génétiques locales et nationales.

Ses partenaires sont
– l’AIREL (Association Interrégionale de Recherches et Expérimentations Légumières)
– le CIREF (Centre Interrégional de Recherches et Expérimentations de la Fraise)
– le CIREA (Centre Interrégional de Recherches et Expérimentations Fruitières)
– le CREMAN (Centre Régional d’Expérimentation de Machinisme Agricole)
– le GIE Fruits et Légumes d’Aquitaine

Le Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine protége et valorise le patrimoine végétal

Le Conservatoire réalise la protection du patrimoine végétal régional, principalement fruitier,
à travers plusieurs types d’actions :

> Un recensement des végétaux régionaux sur l’ensemble de la région depuis 1979.

> L’analyse des archives bibliographiques et des recherches antérieures.

> Des plantations dans des lieux appropriés réparties sur l’ensemble de la région.

> Des expérimentations conduites sur divers critères tels que la recherche de rusticité, le comportement vis à vis des parasites, la qualité gustative.


Arbres fruitiers dans les vignes anciennes.

Haie traditionnelle.

Joualle de pruniers en Lot et Garonne 

Le Conservatoire valorise le patrimoine végétal régional par différentes activités et réalisations :

> Son verger-musée ouvert au public, dans la vallée de la Garonne à Montesquieu (15 km d’Agen), vitrine du patrimoine régional qui permet de découvrir les plantations traditionnelles et un large éventail des variétés de la région.

> Ses stages d’initiation à la découverte des techniques de l’arboriculture fruitière, adaptés à tout type de public.

> Ses expositions de fruits et autres végétaux régionaux dans chacun des départements de la région, en différentes périodes.

> Ses conférences, ses publications.

> Sa pépinière fruitière de multiplication et de vente de variétés anciennes.

> Son association de soutien ouvert à tous, qui apporte son aide matérielle et surtout bénévole sur l’ensemble des sites conservatoires de la région, ses partenaires institutionnels.

Les activités du Conservatoire Végétal Régional d’Aquitaine sont financées grâce à différents partenaires institutionnels, le Conseil Régional d’Aquitaine, les 5 départements d’Aquitaine, les fonds européens, l’O.N.I.F.L.HOR ainsi que par les adhésions à l’association de soutien au Conservatoire (l’A.S.C.V.A.) et à son autofinancement.

Association de Soutien au Conservatoire Végétal d’Aquitaine (A.S.C.V.A.)

Notre objectif :

La sauvegarde des variétés fruitières anciennes du patrimoine régional.

Nos actions :

Le soutien à l’organisation des stages.
La diffusion d’informations liées à l’arboriculture fruitière et à la pomologie.
L’organisation ou la participation à des expositions fruitières et à des ventes d’arbres fruitiers de la collection du Conservatoire d’Aquitaine.
La vente des ouvrages d’Evelyne Leterme et d’une sélection de livres utiles aux arboriculteurs.
La vente de petit matériel spécifique.

L’adhésion donne droit :

A l’entrée gratuite au Verger-Musée de Montesquieu

A un tarif préférentiel sur les stages et le bulletin d’alerte proposés par le conservatoire

A la gratuité du catalogue pépinière (imprimé) du Conservatoire

 

Si vous souhaitez devenir membre de l’association de soutien cliquez ici 
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Les vergers de collection

Dans chaque département d’Aquitaine, divers sites accueillent des vergers annexes du verger-conservatoire,
afin d’assurer la conservation ou la présentation d’une partie de ce patrimoine.
Seul le site de Montesquieu contient la totalité des ressources génétiques fruitières régionales. 

Parcourez le catalogue de la pépinière en choisissant une espèce ci-dessous :

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Le programme des stages 2015

Fabrication de nichoirs et habitats pour auxiliaires de jardins et vergers
> Conception, montage, installation, entretien de nichoirs et habitats auxiliaires
le samedi 10 octobre 2015 à MONTESQUIEU (47130)
Détails de ce stage
La permaculture adaptée au verger
> La permaculture adaptée au verger- stage à Montesquieu(47130) 2 jours
le mercredi 02 décembre 2015 à MONTESQUIEU (47130)
Détails de ce stage

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La haie du Conservatoire

La recherche du patrimoine fruitier du sud-ouest par le Conservatoire Végétal d’Aquitaine, a amené à rencontrer un grand nombre de fruitiers greffés dans des haies traditionnelles d’aubépines et de pruneliers. Ces haies ayant été arrachées, nous avons souhaité les réintégrer dans nos vergers avec nos connaissances, nos moyens et nos méthodes actuelles. Au cours des années, nous en sommes venus à la haie de fruitiers purs, aventure merveilleuse que nous vous proposons de partager pour l’adopter.
La première haie fruitière tentée date de l’hiver 1995-96, lors de notre installation à Montesquieu, pour séparer le verger musée du verger de Collection.
Ayant à notre disposition une grande diversité d’arbres fruitiers en pépinière, nous adoptons ces espèces en haie en reprenant une partie de la technique proposée depuis 20 ans par Dominique SOLTNER pour des haies d’espèces forestières.
Depuis, le Conservatoire en a implanté plusieurs, une en Dordogne en 2001 au verger d’Etouars, puis une nouvelle à Montesquieu en 2003, et une en Béarn au château de Laàs en 2007. D’autres sont en projet pour l’hiver 2010-2011.
Haie fruitière paysagère : automne
Ces haies de fruitiers sont plantées de toutes les espèces fruitières disponibles et de porte- greffes. Elles évoluent au gré des disponibilités en matériel végétal et de nos observations. Toutefois elles ont un point commun : ces haies sont faites pour clôturer un espace tout en produisant des fruits et héberger voire servir à développer une faune auxiliaire importante, utile pour d’autres arbres fruitiers voisins en verger. De fait ces haies doivent être traitées le moins possible, en excluant tout produit détruisant les insectes auxiliaires.
Floraisons Récolte
Elles doivent être plantées dans les meilleures conditions de sol, celui-ci devant être bien travaillé sur toute la longueur et si possible butté. L’implantation de l’ensemble des plants doit se faire en une seule fois, quelque soit l’espèce et le type de conduite. L’espacement entre les plants est de 1 mètre. On y alterne des arbres tiges ou demi-tiges déjà formés (ou en scion formés ultérieurement) et des plants qui sont rabattus juste après plantation pour les maintenir arbustifs.
Plantation sur ados paillé Néfliers maintenus arbustifs
Leur longueur n’a pas d’importance, la plus longue celle de Montesquieu fait 350m. On forme dans ces haies des répétitions de tiges ou/et demi-tiges séparées d’un nombre choisi de plants retaillés, par exemple 1 tige séparée de 4 plants de bourrage (mais ce nombre peut-être plus ou moins grand).
La première haie de Montesquieu a été faite avec une alternance de 1 tige 2 plants arbustifs – une demi-tige – 2 plants arbustifs, une demi-tige – 2 plants arbustifs – une tige. De fait chaque tige est à 10 mètres de la précédente. Dans ce cas les ramures des demi-tiges espacées de 3 mètres se rapprochent. Cela n’est pas grave si l’on a pris soin de veiller à bien retailler les plants arbustifs pour les contenir dans un volume de 1m à 1,5 m au cube.
Haie d’étouars avant taille après taille
Le problème ne vient pas du manque de croissance des arbustes mais bien de l’inverse, à savoir leur développement excessif. La seule méthode pour éviter leur développement trop important consiste à les rabattre sévèrement deux fois par an, en fin d’hiver puis en début d’été quand les vigoureuses pousses d’un an sont développées. Maintenir ces plants dans des limites spatiales amène à limiter leur développement racinaire que l’on ne peut plus contrecarrer une fois installé.
Haie d’étouars de 4 ans en juin Haie de Laàs de 2 ans après taille d’été
L’ensemble bénéficie des associations racinaires et des apports de chaque système à son voisin. Les problèmes d’ombre ne se posent pas en raison de la taille sévère de la zone arbustive mais il est préférable d’éloigner les demi-tiges ou tiges de 3 ou 4 plants plutôt que 2. La constatation intéressante de ce système c’est que quelle que soit son implantation géographique, les arbres sont très peu atteints par les parasites. Couvert de BRF, le sol de ces haies devient quasiment autonome en eau et amendement.
Malus maintenus arbustif Les noyers se plaisent bien dans les haies
Les tiges et demi-tiges produisent rapidement des fruits (2 à 3 ans), pêches, pommes et pommiers d’ornements, poires, cerises, prunes, abricots, nèfles, coings, figues et aussi noix. Dans ce cas les noyers sont séparés par un ensemble de 2 ou 3 répétitions.
Exemples de plants arbustifs : Arbousier Prunier « Ferlenain » Grenadier
Quant aux arbustes, malgré la taille sévère qu’on leur applique, ils arrivent à faire quelques fruits latéralement. Les espèces utilisées peuvent être des noisetiers, cognassiers, cerisiers acides, néfliers, feijoa, arbousiers, grenadiers et les espèces porte-greffes peu vigoureuses comme le Maxma, le prunier ferlenain, le M9, le Cognassier de Provence… En fait le choix est infini. Et l’on ne résiste pas au plaisir de la diversité des couleurs des feuillages, à l’alternance des formes des arbres, au bonheur des floraisons qui s’échelonnent et des fruits qui s’offrent à nous.

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Conseils pour la plantation de vos arbres fruitiers

Vous allez ou vous venez d’acheter des arbres fruitiers. Vous vous interrogez sur les meilleures méthodes pour réaliser leur plantation. Voici quelques conseils simples.

Tout d’abord, vérifiez le taux de calcaire du sol : les amendements à apporter et les porte greffes à utiliser pour les arbres à planter en dépendent.
Pour effectuer une plantation qui va assurer toutes les chances de reprise des arbres, respectez ces 5 étapes :
> la préparation du sol (comme pour une plantation en potager ou un semis de céréales),
> l’apport d’engrais de fond (en fonction des résultats de l’analyse de terre pour les grandes parcelles),
> la plantation,
> l’apport d’engrais de complément,
> le désherbage et l’arrosage (dès les premières chaleurs).
Dans les terrains pauvres ou sableux, ces différentes opérations sont à suivre scrupuleusement.

1- La préparation du sol

Retourner le sol avant de planter ses arbres est une opération primordiale.
La préparation du sol, qui sert à aérer la terre et permet l’enfouissement et le mélange des engrais, se fait :
> soit, pour la création d’un verger par un labour,
> soit, pour la création d’un alignement d’arbres par bêchage,
> soit encore, pour la plantation d’arbres seuls, par le retournement d’une surface au moins quatre fois supérieure à celle du système racinaire et d’une profondeur deux fois plus importante que la hauteur des racines.

2 – Les amendements et engrais de fonds

Les matières organiques participent à la structure du sol (surtout en sols légers) ; elles sont de différents types :
> Fumiers décomposés de bovins ou chevaux,
> compost de végétaux enrichis (neutralisés),
> terreaux de feuilles (pauvres et acides, à ne pas employer seuls),
> engrais organiques riches en azote (corne broyée, sang séché et guano).
Avant de planter, amendez le sol avec un mélange de matières organiques. Cet apport améliore la structure du sol et sert de base de nourriture à l’arbre pendant de nombreuses années.
Les quantités de matières organiques apportées au sol doivent être importantes (de l’ordre de 10l de fumier pailleux par m² ou 1l de compost par m². Elles doivent être totalement mélangées avec le sol sur toute la profondeur de retournement.

Les amendements calcaires servent à neutraliser les sols trop acides.
En terrains acides (ph < 6), un apport de dolomie ou d’algues calcaires telles que le lithothame (riches en oligo-éléments) doit être fait chaque année selon le taux d’acidité du sol. Les apports varient de 50 g à 150 g par m² avant plantation et doivent être renouvelés chaque année. Certains engrais, tels que les scories, sont riches en calcaire et participent à la neutralisation des sols acides. L’apport de l’amendement calcaire augmente la teneur en calcium des sols, élément très important pour certaines espèces comme le noyer et le poirier.
Apportez les amendements calcaires séparément aux matières organiques.

Les oligo-éléments (inclus dans la plupart des matières organiques)
Le Bore est un élément important pour assurer la conservation des fruits. Le sol d’un verger doit en être suffisamment pourvu. On peut remédier à une carence en Bore en apportant au sol un engrais complémenté en Bore ou un produit riche en cet élément.
Le Magnésium est un élément très important pour la bonne santé des arbres et des récoltes. Il est apporté avec les matières organiques et les amendements calco-magnesiens.
Le Fer est nécessaire à la photosynthèse. Son blocage en sol calcaire entraîne le jaunissement du feuillage appelé “chlorose calcaire”.

Les engrais minéraux : Phosphore, Potasse, Azote.

Ces éléments sont consommés en grande quantité par les arbres fruitiers.
Il est important d’apporter du Phosphate avant plantation (environ 4 à 600 g par arbre pour un engrais dosé à 50 %), sous forme d’engrais comme les super-triples, les scories… Peu lessivables, le Phosphore demande à être enfoui dans le sol.
La Potasse est un élément majeur qui agit sur la qualité gustative des fruits. Le sol doit en être suffisamment pourvu pour assurer des récoltes de qualité. En sols pauvres, apportez de 4 à 600 g par arbre.
L’Azote est contenu dans les fumiers, guano et déchets d’abattoir. L’apport réalisé par les matières organiques couvre généralement les besoins des premières années. Aucun apport complémentaire n’est à réaliser avant la plantation.

3 – La plantation

La plantation des arbres fruitiers doit être faite en respectant certaines règles :
> il est important de ne pas planter les arbres trop profondément, les racines affleurant la surface du sol,
> plantez dans un sol préalablement ameubli, enrichi et humide,
> taillez au sécateur l’extrémité des racines de façon à ce que le système racinaire ne contienne plus de radicelles déshydratées,
> posez les racines à plat sur le sol et évitez que l’extrémité ne remonte, recouvrez-les avec de la terre émiettée jusqu’à 20 cm en dessous du point de greffe (ne pas couvrir le point de greffe),
> en sols lourds et humides, il est conseillé de réaliser une butte avant plantation dans laquelle l’arbre sera implanté,
> pour éviter la déshydratation du sol, plusieurs solutions sont envisageables : faire une cuvette au pied de chaque arbre afin de retenir l’eau d’arrosage, couvrir le sol d’un mulch épais ou d’une bande de plastique noir,
> pour éviter que l’arbre ne se dessouche avec le vent, plantez en même temps un piquet solide, bien enfoncé, sur lequel l’arbre sera attaché, sans le blesser, quand le sol sera tassé.

Toutes ces opérations doivent être associées à un désherbage parfait sur un carré de 50 cm de côté pour assurer la reprise et la croissance de la première année. Il est conseillé de laisser cette zone désherbée pendant les quatre premières années qui suivent la plantation.Un système d’arrosage doit être posé dans les sols légers ou très drainés.

4 – Les engrais de compléments

Un arbre devient grand consommateur d’éléments nutritifs dès qu’il produit des fruits. Aussi le sol doit-il comporter suffisamment de réserves pour lui assurer une alimentation correcte au fur et à mesure de sa croissance.
L’observation de vos arbres dès la première année de plantation vous renseigne sur ses capacités à trouver la nourriture en quantité suffisante :
> le feuillage doit être vert foncé,
> les feuilles doivent être bien développées, très grandes et larges sur les parties jeunes,
> la pousse de l’année doit être continue et importante durant les premières années,
> la coloration du bois de l’année doit être dense (marron-ocre à brun-rouge),
> les fruits ne doivent pas chuter excessivement avant maturité,
N’oubliez pas que ne pas nourrir vos arbres revient à appauvrir le sol.

Aussi, nous conseillons d’apporter chaque printemps un engrais potassique (50 g/m² environ) sous forme de Nitrate de Potassium ou de Patenkali, riche en magnésium. La potasse améliore la qualité gustative des fruits. Etant facilement lessivable, cet élément doit être apporté au printemps en sols légers. Les cendres de bois sont riches en potasse.
D’autre part, dès que les arbres produisent, un engrais azoté doit être apporté, en faible quantité (de l’ordre de 30 unités) avant floraison. Les années de forte charge en fruit, cet apport est répété après la floraison.
N’oubliez pas que l’excès d’azote peut être la cause d’une plus grande sensibilité aux parasites.
En sols riches, l’apport de matières organiques bien décomposées est suffisant. Cela est différent en sols difficiles, tassés ou lessivés.
En sol calcaire, des apports de fer sont nécessaires en cas de chlorose.
Des problèmes de conservation des fruits peuvent être résolus par des pulvérisations foliaires de sels de Bore et de Calcium :
> en encadrement de la floraison, avec une solution riche en Bore (Boronia, Bortrax, etc…),
> et à partir de mai avec des sels de Calcium ou avec un mélange d’oligo-élément sur le feuillage.

5 – Le désherbage et l’arrosage

Ne pas négliger les besoins en eau dès la plantation jusqu’à l’automne,
> l’enherbement est une concurrence majeure pour l’eau et pour la nourriture.
Le désherbage ou mieux le paillage sont conseillés.

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REVUE DE PRESSE

Au Conservatoire : une fin de mandat et un nouveau président

 

 Ancien et nouveau président du Conservatoire (4e et 5e à partir de la droite)/Photo DDM/F.Ezquerra

Au Conservatoire végétal régional, domaine de Barolle à Montesquieu, où se déroulait ce week-end la 20e fête de l’Arbre, pour clore la matinée dominicale durant laquelle ont eu lieu assemblée générale, conseil d’administration et renouvellement du bureau, le président du Conservatoire Patrick Beauvillard a «passé la main» au nouvel élu, Bernard Péré, conseiller régional d’Aquitaine. Dans un petit discours de fin de mandat de ses 3 ans en tant que président (après avoir été administrateur), il définit en quelques mots la mission du Conservatoire : «Conserver ce n’est pas mettre sous cloche et isoler, cela ne sert à rien de conserver en secret, conserver, c’est diffuser ; c’est bien sûr vendre des arbres mais c’est aussi diffuser des connaissances sur la biodiversité, ce que font les membres de l’association et tous les bénévoles du Conservatoire tout au long de l’année, pas seulement le jour de la fête de l’Arbre. C’est aussi mettre en lien, croiser». P. Beauvillard cite alors le «plus bel exemple, la haie fruitière du Conservatoire où les interactions, le croisement des systèmes racinaires permettent de créer, entretenir et maintenir la vie» en concluant que «ce qui est bon pour l’humus est aussi bon pour l’humain». Les élus présents ont tour à tour pris la parole, et tous soulignent l’importance de ce travail de recherche et son rayonnement qui s’étendra encore sur la grande région qu’est devenue l’Aquitaine-Poitou-Limousin, en remarquant combien ce genre de journée festive est bon pour le «vivre ensemble par ces temps troublés». Evelyne Leterme remercie «sincèrement et profondément» P. Beauvillard qui «nous a ouverts au monde politique, ce qui n’était pas le cas auparavant» et lui a permis de faire un grand pas en avant. A la fin de cette petite cérémonie discrète et émouvante, P. Beauvillard se voit remettre un panier souvenir représentatif des productions du Conservatoire.

Fête de l’Arbre à Montesquieu : 20 ans déjà et toujours verte !

Outre la découverte d'espèces rares ou disparues, on peut venir au conservatoire régional glaner tout un tas de précieux conseils./Photo archives Jean-Michel Mazet

Durant tout le week-end, le conservatoire régional d’Aquitaine va vibrer au rythme de sa fête de l’Arbre et des fruits d’antan. Un incontournable pour devenir un grand spécialiste des vergers…

Au fil des années, le rendez-vous est devenu incontournable pour les passionnés des arbres et des fruits. Cette année à plus forte raison encore, à l’occasion de ce 20e anniversaire qui s’annonce haut en couleur et en formes. Grâce à la mobilisation de 150 bénévoles, cette manifestation est devenue «le» rendez-vous autour du fruit local, de sa diversité et de son histoire. Un événement qui va voir plusieurs milliers de personnes déambuler dans les vergers, pour découvrir la richesse incommensurable de ce haut-lieu de la production fruitière. Près de 1 000 variétés de toutes espèces, dont quelque 400 de pommes, sont protégées dans ce lieu d’exception. Une serre sera consacrée à la présentation de ces fruits, et notamment des poires, des nèfles, des coings, des châtaignes, des noix, des noisettes, des amandes anciennes, des kiwis ou des cépages de raisins de table.

Des démonstrations de greffage

À cette occasion, des démonstrations de greffage seront réalisées. Les visiteurs ne manqueront pas d’acheter quelques arbres frutiers. Ils découvriront la haie fruitière. «Une innovation qui permet de produire des fruits sans traitement tout en améliorant le sol et la biodiversité d’insectes auxiliaires», explique-t-on du côté du conservatoire régional. Outre les fruits frais, le conservatoire propose également toute une gamme de produits transformés comme des jus de fruits, des confitures ou des compotes. À déguster également tout au long du week-end. Cette balade dominicale se révèlera aussi instructive avec de précieux conseils sur la plantation et la taille.

Des spécialistes seront à la disposition du public afin de répondre à toutes les questions. Incontournable, cette fête le sera aussi parce qu’elle permettra de découvrir des producteurs locaux qui présenteront la diversité des produits du terroir en lien, très souvent, avec les fruits comme l’alcool de poire ou de prunes ou encore les sirops de fruits.

LA FÊTE DE L’ARBRE A 20 ANS !

La pomme et ses nombreuses variétés./Photo DDM F.Ezquerra

La 20e fête de l’Arbre et des fruits d’antan du Conservatoire végétal régional se déroulera le samedi 28 et le dimanche 29 novembre à Montesquieu, Domaine de Barolle. Devenue un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs et collectionneurs passionnés, elle offrira l’occasion de voir et de goûter de nombreux fruits anciens : grande exposition de plus de 500 variétés, dégustation vente de fruits et jus aux saveurs oubliées. Vente d’arbres fruitiers (patrimoine du Sud-Ouest et national) conseils de plantation et de taille. Conférences le samedi 28 novembre : «La fertilité et fécondité du verger» par Hervé Coves agronome (chambre d’agriculture de la Corrèze) et dimanche 29 novembre : «La biodiversité, amie du verger, 35 ans d’accompagnement du verger conservatoire d’Aquitaine» par Evelyne Leterme, fondatrice du Conservatoire végétal d’Aquitaine. Entrée gratuite, ouverture de 9h à 18h, restauration sur place.

Renseignements 05 53 47 29 14 wwwconservatoirevegetal.com