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Depuis Aout 2013, l’association William Blake a vu le jour. Cette association a pour but de faire découvrir William Blake en France mais aussi à travers le monde.

Sur notre site, vous découvrirez les différentes animations que l’association propose.

Depuis juin 2014, l’association devient Association d’intérêt général à caractère culturel.

 

 


Assemblée générale Association William Blake France le 16 Avril 2015

Sous les auspices d’un ciel clément, l’association William Blake a réuni pour son assemblée générale 23 membres à Nérac le 16 avril 2015. Cette réunion a donné une note particulièrement positive avec ses projets passés ou à venir.En effet les 56 adhérents actuels peuvent se féliciter du développement des activités de l’association car depuis ce jour nous comptons maintenant 12 membres dynamiques et motivés dans le nouveau conseil d’administration. Après des décisions prises collectivement on peut dores et déjà noter que la cotisation annuelle 2015 est portée à 20,00 euros par personne et 30 euros pour un couple (cotisations déductibles fiscalement).
 Des expositions nouvelles et surprenantes sont prévues.
Compte tenu de la situation financière délicate liée à l’absence totale d’aides financières hormis celle de la municipalité de Montesquieu, les dossiers sont relancés en direction des organismes compétents et de mécènes potentiels. En effet la présentation d’œuvres originales magistrales pour des expositions rares et de haute qualité ne peut s’affranchir de financements à la hauteur du rayonnement international qu’elle procure. Ainsi en a -t-il été de l’exposition d’œuvres de William Blake (gratuite pour 5000 personnes) ou d’Alphonse Legros (au tarif symbolique).
 Souhaitons que cette réunion qui s’est terminée autour d’un verre de l’amitié, fort appréciée, soit le signe d’une démonstration que la Culture n’est pas morte faute de combattants et d’esprits éclairés.
 Merci encore aux nombreux bénévoles, sans oublier la présence de PARI47 et d’Atelier 67 avec l’accueil chaleureux d’André Furlan.

 

affiche expo

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Le Bureau de l’association

William Blake (1757-1827) est de nos jours un des artistes anglais les plus célèbres de la fin du XVIIIème et du début du XIXème siècles. Doué de multiples talents, il était à la fois poète, dessinateur, peintre, graveur. Il s’est également beaucoup intéressé au mysticisme, à la religion et à la Bible. A la fois artiste et artisan, il faisait tout lui-même : il possédait ses propres presses, éditait ses livres et imprimait ses gravures. Aujourd’hui mondialement connu et reconnu, ayant influencé des générations d’écrivains, peintres, cinéastes, musiciens, chorégraphes et créateurs d’opéras, nous ne possédons en France que peu de ses œuvres, dont certaines sont entourées d’une aura de mystère, du fait de leur ésotérisme qui peut se révéler difficile à appréhender.

WILLIAM BLAKE, GRAVEUR

Très intéressé par les mythes païens et l’histoire de la Bible, Blake est dans une recherche mystique permanente. Il illustre « La Divine Comédie » de Dante, texte essentiel dans l’histoire de la littérature mondiale. Il réalise également des illustrations du « Paradis perdu » de Milton. Parmi ses œuvres les plus connues, citons « Songs of Innocence and Experience », recueil de poèmes illustré de la main de Blake.

William Blake n’accède à la notoriété et à la reconnaissance qui est la sienne aujourd’hui que bien après sa mort.

Si Blake est aussi poète et peintre, c’est en tant que graveur qu’il gagne sa vie, d’autant plus que la gravure est, outre sa formation première, son centre d’intérêt majeur. Il prend parfois en charge des créations de gravures d’autres artistes, notamment pour des livres illustrés.

Toujours à contre-courant, son imaginaire le porte plus vers le gothique que vers le néo-classicisme à la mode. En 1784, avec l’héritage de son père, il ouvre une petite maison d’édition d’estampes.


HISTOIRE DE L’ŒUVRE : DE L’OPÉRA DE JOHN GAY À L’ŒUVRE FINALE DE WILLIAM BLAKE

« The Beggar’s opera » (L’opéra du gueux) est un opéra-comique en trois actes écrit en 1728 par John Gay, en réaction à l’opéra italien, qui connaît un succès immédiat. Ce genre de compositions est très en vogue dans l’Angleterre du XVIIIème siècle, notamment grâce à sa fonction cathartique, car ces pièces musicales inspirées des codes de l’opéra décrivent avec ironie la scène politique de l’époque, non seulement la corruption des hommes de pouvoir et de la cour, mais aussi de toutes les classes sociales. C’est le cas de « The Beggar’s opera » dont l’idée est attribuée à Jonathan Swift (dans une lettre à son ami Alexander Pope, également ami de John Gay).

Le peintre et graveur William Hogarth (1697-1764) réalise, à l’époque de la création de l’opéra (1728) une série d’huiles sur toile, du fait du grand succès de celui-ci. Quelques décennies plus tard, vers 1788, William Blake prend pour point de départ un des tableaux d’Hogarth représentant une scène de l’acte III pour réaliser une gravure faisant partie d’une œuvre ô combien plus complexe et complète. Celle-ci représente un moment précis où tous les acteurs sont réunis, ainsi que des personnages de l’aristocratie anglaise qui ont le privilège d’assister à la représentation derrière des tables positionnées sur les côtés de la scène.


 

REDÉCOUVERTE DE L’ŒUVRE FINALE DE WILLIAM BLAKE PAR UN INDÉPENDANT, ANDRÉ FURLAN

Aujourd’hui, André Furlan, artiste français, historien de l’art, chercheur indépendant, de culture française certes mais aussi anglophile, a en sa possession une œuvre originale et unique du génie William Blake. Il s’agit là d’une œuvre importante dans la carrière artistique de Blake, de par l’originalité, le nombre d’années passé, les études nécessaires pour sa réalisation qui se révèle très différente du tableau final d’Hogarth.

Cette œuvre est constituée de trois éléments distincts :

– tout d’abord une grande gravure de William Blake, représentant « The Beggar’s opera », acte III. Il s’agit de la gravure finale. Nous ne disposions jusqu’à lors dans les musées et chez les collectionneurs que de travaux d’étape.

– par ailleurs, l’œuvre est pourvue d’un encadrement sculpté, de bois doré à l’or fin, ayant pour concept celui d’une boîte.

– enfin, et c’est là peut-être le plus beau de cette découverte, A. Furlan a découvert un tiroir secret muni d’une clé qui renferme un manuscrit sur lequel Blake a noté les signatures, la description du plan de l’audience et des acteurs qui étaient présents au moment choisi par Hogarth et conservé par Blake sur la gravure. Cette description complète et précise des acteurs et de l’audience n’avait jusqu’à lors jamais été établie dans son ensemble. Il s’agit là d’un manuscrit de grande importance, écrit à l’encre de la main de Blake, d’un apport majeur pour l’histoire des arts et de l’histoire anglaise.

Durant de nombreuses années, A. Furlan a déployé une énergie passionnée afin de lever le voile sur cette importante période de la vie et de la création de Blake qui restait encore dans les ténèbres. Il a aussi étudié de façon très approfondie les différents éléments composant l’œuvre. Aujourd’hui, il est en mesure de les expliquer et de résoudre de nombreuses énigmes de cette œuvre de Blake. Il s’agit de l’une des réalisations les plus importantes de William Blake. Que s’est-il réellement passé dans la vie de William Blake, artiste prolixe et éclectique, entre 1788 et 1795 ? C’est la période où il a créé l’œuvre inspirée de « The Beggar’s opera ». Ce point restait jusqu’à présent un grand mystère alors même que cela représente une grande part de sa carrière. Concernant cette œuvre, A. Furlan sera capable d’en présenter tous les aspects géométrique, mathématique, musical, théologique, les symboles et codes ésotériques que Blake a utilisés.

Il s’agit là d’un apport précieux dans les disciplines de l’art, des sciences humaines et de la connaissance de la pensée visionnaire de Blake, pour les connaisseurs et les millions d’amateurs de William Blake. Tout ceci fait de cette œuvre finale celle d’un très grand maître et de sa (re)découverte par André Furlan, dont nous attendons avec impatience de nouveaux éclairages, celle d’un trésor multidisciplinaire.



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Nus de l’époque victorienne (Exposition d’Alphonse Legros)

DU 1 NOVEMBRE 2014 AU 31 JANVIER 2015
Moulin des Tours
Au Bourg
47230 Barbaste
05 53 65 27 75 (Office de Tourisme)

Entrée Adulte 5€ / 2,50€ pour « sans emploi », étudiant et moins de 16 ans accompagné

Du vendredi au lundi de 11h à 17h. IMAG0427

Une cinquantaine d’œuvres jamais dévoilées au public.
La collection présentée ici est une première exposition au public, elle comprend 50 œuvres sur papier, une grande majorité de dessins et aquarelles sur des études de nus de l’époque victorienne. Il est rare de pouvoir accéder à une collection aussi large sur une même thématique pour un seul artiste. Afin de donner une perspective plus large de l’œuvre d’Alphonse Legros, une dizaine de sujets autres que les nus sont exposés.

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Du 27 Mai au 6 Juillet 2014William Blake Nerac France Exposition Premiere Mondiale Une Oeuv

 Au Château de Nérac

Pourquoi une présentation publique de l’oeuvre finale, impression gravée, de l’opéra du gueux (Beggar’s opera) de William Blake à Nérac ?

Tout simplement parce que l’oeuvre s’y trouve ! Et quoi de plus naturel pour A. Furlan que d’honorer ainsi sa ville natale tout en renouant une nouvelle fois avec son passé prestigieux ?

 Rappelons que Nérac, ville royale depuis que les seigneurs d’Albret deviennent Roi de Navarre en 1484, va devenir un centre intellectuel rayonnant en Europe grâce à une de ses reines, Marguerite d’Angoulême, soeur de François 1er, grand-mère du roi Henri IV. Elle attira en sa cour néracaise les plus grands esprits de son temps comme Marot. Les grands humanistes, des théologiens comme Jacques Lefèvre d’Etaples s’y retrouveront autour d’elle pour faire de Nérac le royaume de l’esprit et des idées nouvelles.

 Cette œuvre gravée de William Blake permet de lancer des ponts aussi bien dans les domaines de la théologie, des mathématiques, des sciences, de l’ésotérisme… Tout ce que Marguerite d’Albret a défendu corps et âme durant sa vie et son règne.

 L’Art n’a pas d’âge, n’a pas de frontière et qu’importent les siècles, l’oeuvre de William Blake est bien là, prête à être dévoilée aux Néracais et à tous les amateurs d’art éclairés ; un grand moment d’émotion pour une œuvre universelle !

 William Blake n’accède à la notoriété et à la reconnaissance qui est la sienne aujourd’hui que bien après sa mort.

 Si Blake est aussi poète et peintre, c’est en tant que graveur qu’il gagne sa vie, d’autant plus que la gravure est, outre sa formation première, son centre d’intérêt majeur. Il prend parfois en charge des créations de gravures d’autres artistes, notamment pour des livres illustrés.

 Toujours à contre-courant, son imaginaire le porte plus vers le gothique que vers le néo-classicisme à la mode. En 1784, avec l’héritage de son père, il ouvre une petite maison d’édition d’estampes.

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Revue de Presse

«Sou-ko», un album néracais de musique du monde

Xavier Uters, dans le studio néracais de Michel Françoise où il a enregistré son album./Photo G. Béars

C’est leur premier album. Ils se connaissent depuis huit ans, et font de la musique ensemble depuis de nombreuses années également. Xavier Uters, néracais, et Lucas Rizzotti, qui habite Port-Sainte-Marie, ne collaboraient que le temps de spectacles pour enfants. Devant les petites têtes blondes, ils réinterprètent les contes les plus célèbres, grâce à leurs instruments de prédilection : le violon et balafon. Puis, ils commencent à composer leur propre musique. «Il y a deux ans, nous sommes montés sur la scène du Florida, à Agen, en première partie d’un groupe de musique du monde», avance Xavier, le violoniste néracais. Quatre morceaux écrits, c’est à ce moment que le projet prend son envol. «Lucas Rizzotti s’inspire énormément de la musique africaine. Moi, c’est du côté de l’Asie centrale et de la musique iranienne que je puise des idées. Notre projet, c’était de produire un mélange des deux influences». Et le pari est plus que réussi !

Un produit néracais

Ils ont composé l’album ensemble. Tout était sur le papier et dans la tête des deux artistes lorsqu’ils sont entrés en studio, à Nérac. «Michel Françoise nous a ouvert ses portes, et nous avons tout enregistré en deux jours !» L’ingénieur du son affirme que «les deux savaient où ils voulaient aller, vers quelles sonorités. Quand ils sont arrivés, tout était calé». Les musiques mixées, l’album était fin prêt. La pochette de l’album a été réalisée par un graphiste néracais, et les clips de deux chansons ont été enregistrés à l’Espace d’Albret. Une belle coopération pour un album riche, apaisant et qui permet de découvrir de nouveaux genres musicaux. Et ils espèrent bien partir sur les routes. Ils seront d’ailleurs à la guinguette de Nérac le 26 juillet prochain. L’international leur ouvre même les bras, car un programmateur d’une radio allemande a contacté le violoniste néracais pour lui envoyer un exemplaire de leur album !

L’album « Sou-ko », composé par Xavier Uters et Lucas Rizzotti, est disponible sur le site internet sur groupe www.sou-ko.fr et dans quelques magasins à Nérac comme la librairie « La Maison des feuilles », Biocoop, ou encore le salon de thé du cours Romas


William Blake en assemblée générale
L'association s'est réunie au moulin des Tours./Photo G. B.

La semaine dernière, les membres de l’association William Blake France se sont réunis lors de son assemblée générale. Son président, André Furlan, a créé cette association en 2013 dans le but de promouvoir l’art sous toutes ses formes.

Il est revenu sur les actions réalisées durant l’année écoulée, et en a profité pour annoncer trois événements à venir. Trois rendez-vous sont déjà programmés cette année. Tout d’abord, samedi 11 juin, à 21 heures, l’association organise un concert avec Fernand Pena, au bar «Au concert». Le lendemain, Séverine Robic viendra en Albret avec son spectacle humoristique «Un peu de sexe ? Merci juste pour vous être agréable !»

Un humour libre en hommage à William Blake pour sa liberté sexuelle. Pour finir, une exposition sera présentée tout au long de l’été, du 15 juillet au 16 septembre, à la médiathèque de Lavardac. Intitulée «Deux Siècles d’art», de nombreuses œuvres originales de maîtres anciens et contemporains.

Chris Scheldeman ira au Midem à Cannes

Chris Scheldeman réunit chez lui des gens de talent afin de parler et travailler musique./DDM Marie-Paule Rabez
Chris Scheldeman réunit chez lui des gens de talent afin de parler et travailler musique./DDM Marie-Paule Rabez

Chris Scheldeman est un compositeur, pianiste classique et jazz, une «grande pointure» du monde musical et référence pour bon nombre d’artistes français bien sûr mais aussi et surtout internationaux. Le Lot-et-Garonne l’a accueilli il y a plus de 10 ans dans le Monflanquinois, à «Labarthe» où il a très vite installé son domaine à la fois de travail et de retraite heureuse et très active ! Sa structure Agenas Music permet à ce musicien de développer «classicas impressions» consistant à transférer des thèmes connus classiques ou autres dans une ré-harmonisation à la recherche de nouvelles couleurs, explique l’artiste. Le studio en lui-même est un petit bijou de technicité musicale de travail d’enregistrement orchestral et choral. Scheldeman est en «ébullition permanente», il vit, il mange, il dort musique et ce qui est magnifique, c’est que ce grand professionnel met ses talents à disposition de débutants, musiciens et chanteurs ; il rencontre et travaille avec des «grands» venant du monde entier car jazzman, compositeur de musiques de films, il est très demandé. «Depuis 2014, je travaille avec Apollo International pour lequel je compose en exclusivité 6 à 10 morceaux par an qui serviront ou non, qui pourront être incorporés à un court ou long-métrage ou tout autre support de cinéma». Il travaille beaucoup les couleurs harmoniques, les projets ne manquent pas ! Les plus récents de ceux qui lui tiennent particulièrement à cœur, ce sont des collaborations avec Lorenzo Arcaro et Nathalie Vigne pour un opéra ; Lorenzo, ce grand ténor, enregistre des chansons napolitaines «New Colors blowing into great songs» selon des arrangements modernes de Chris leur donnant ainsi un style nouveau. Chris Scheldeman sera au Midem avec cette création et bien d’autres dont celle du Martiniquais Jules-Arthur «Caribbe an Mix» avec ses chansons chaloupées très dansantes et Sébastien-Denis Sévio, chanteur, compositeur, guitariste flamenco de talent !

Une très vieille édition de Dickens est visible

Une très vieille édition de Dickens est visible

L‘association William Blake de Nérac, en collaboration avec la bibliothèque municipale, présente une édition originale rare de la littérature anglaise, « A Christmas Carol » (« Un Conte de Noël ») de Charles Dickens, jusqu’au 7 janvier 2016. Cette œuvre, publiée aussi en français sous les titres « Cantique de Noël » et « Chanson de Noël », est le premier et le plus célèbre des contes de l’auteur des « Aventures d’Oliver Twist » et « David Copperfield », écrit en six semaines, fin 1843.« A Christmas Carol » est probablement son histoire la plus connue, avec de nouvelles adaptations fréquentes et de nombreuses versions datant des premières années du cinéma. Rédigé en même temps que « Martin Chuzzlewit », « A Christmas Carol » a été publié en 1843, chez Chapman and Hall, avec des illustrations de John Leech. Les publications, depuis la première jusqu’à la septième, en mai 1844, sont rapidement épuisées, victimes de leur succès.

Le chemin du manuscrit

La première édition est reliée en tissu rouge et à tranche dorée. Plus tard, Charles Dickens fait relier son manuscrit en cuir rouge et l’a offert à son avocat, Thomas Mitton. Ce manuscrit est vendu une première fois en 1875. Par la suite, le livre passe de main en main, d’abord celles des collectionneurs Henry Georges Churchill, Stuart M. Samuel, spécialiste de Dickens, et enfin J.-P. Morgan, qui le dépose à la Pierpont Morgan Library de New York, avec les quatre estampes en couleurs et les quatre gravures en bois de John Leech.

De nombreuses personnalités ont eu le privilège de posséder pendant un certain temps ce merveilleux conte. Notons que certaines ont partagé avec Dickens une même passion, la dramaturgie, telles que George Barr Mc Cutcheon écrivain américain, Jérôme Kern, compositeur américain, et Harold Norman Dubin.

Ce manuscrit est présenté dans son coffret original et est visible à la bibliothèque jusqu’au 7 janvier. Il est accompagné de nombreux livres de Charles Dickens, à destination des enfants et de tout public. Les élèves de l’école primaire mézinaise ont eu la primeur de découvrir ce manuscrit à la veille des vacances de Noël.

Francis Sigl

CONTES DE NOËL À LA BIBLIOTHÈQUE

 

Contes de Noël à la bibliothèque

Du 1er au 11 décembre, l’association culturelle William Blake, en collaboration avec les bibliothèques de Mézin et Lavardac, présente une œuvre unique de Charles Dickens de 1843 date de sa parution : le conte de Noël en anglais Christmas Carol. Il fut l’ancienne propriété d’amateurs d’art américains exceptionnels, George Barr Mc Cutchéeon écrivain, Jérôme Kern chansonnier et Harold Norman universitaire de renom.

Pour accompagner ce livre unique du Christmas Carol de Charles Dickens, la bibliothèque de Lavardac organise des matinées contées de cet ouvrage avec les élèves de l’école primaire et du collège..

Une exposition de dix boîtes de contes avec figures sera l’occasion de proposer aux enfants de deviner des charades de titres de contes ou d’en imaginer du 1er au 18 décembre aux horaires d’ouverture, du mardi au vendredi de 10 heures à 12 heures ainsi que les mercredi et vendredi de 14 heures à 18 heures. Tél : 05 53 97 31 57.

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Encore un mystère révélé par l’association William Blake

 
Catherine Testa à côté d'André Furlan découvre le portrait de son aïeul, le maréchal Lannes./PHOTO DDM,JCS
Catherine Testa à côté d’André Furlan découvre le portrait de son aïeul, le maréchal Lannes./PHOTO DDM,JCS

L’association William Blake présente depuis le 18 juillet dans la salle d’Almeïda une collection d’œuvres originales du grand maître Alphonse Legros, comme annoncé dans nos colonnes du 17 juillet. André Furlan président de l’association se félicite de son choix Mézinais, en exposant 80 œuvres originales, (dessins, gravures, aquarelles et peintures) montrant toute l’étendue du savoir faire de ce grand artiste. D’autres municipalités l’ont contacté depuis, afin de recevoir cette inestimable collection. Alphonse Legros précurseur du mouvement impressionniste est exposé dans les principaux musées du monde. Ce peintre du XIX siècle, précurseur d’un mouvement visant à peindre les durs labeurs du monde ouvrier et paysan se veut être le témoin de la condition humaine. Il met aussi en avant la beauté féminine au travers de dessins et d’aquarelles.

Une rencontre étonnante

Au cours du brillant vernissage de cette exposition, une artiste peintre Catherine Testa de Lectoure, a la surprise de découvrir une aquarelle illustrant le portrait de son aïeul (lui aussi de Lectoure) qui n’est autre que le maréchal d’empire Jean Lannes duc de Montebello (arbre généalogique à l’appui). À cette exposition figurent aussi les œuvres du sculpteur Till. Ancien danseur de ballet il découvre sa passion pour la peinture et la sculpture. « Je voudrais que mon art soit vu et senti comme un dialogue, un court moment dans le temps, où un sentiment peut être touché, où une pensée peut être entendue, tout volant dans l’air près de la vibration et de la vulnérabilité qui peut émaner de l’essence d’une œuvre d’art. J’espère que vous l’aimerez». Des œuvres d’une grande sensibilité à voir absolument, une extraordinaire énergie créatrice. L’exposition fermera ses portes le16 août.

EXPOSITION DES ŒUVRES D’ALPHONSE LEGROS

Exposition des œuvres d'Alphonse Legros

 

Mézin accueille une exposition de l’association William Blake que préside André Furlan, du 18 juillet au 16 août, dans la salle d’Almeïda. L’exposition présentera des œuvres originales d’Alphonse Legros (1847-1911). Ce dessinateur, peintre et graveur français s’est formé aux écoles des Beaux-Arts de Dijon et de Paris, où il se lie d’amitié avec des artistes tels que : Edgard Degas, Auguste Rodin, Henri Fantin-Latour, Whistler. En 1863, parti s’installer à Londres, il enseigne le dessin à la Slade School of art et à l’University Collège de Londres. Son séjour Londonien lui permet d’approfondir l’étude de maîtres anciens tels que Rubens et Holbein, ainsi que des dessinateurs de la Renaissance italienne. De par son travail, il influencera fortement les dessinateurs britanniques de la fin du XIXe et contribue au regain d’intérêt pour la technique de la gravure et de la pointe d’argent. Il obtiendra la nationalité anglaise en 1881. L’exposition Alphonse Legros dévoile une série de gravures et de dessins de l’artiste. Elle est accessible au tarif de 5 €. Ouvert tous les jours de 15 heures à 20 heures. Infos : association William Blake à Nérac, tél. 05 53 97 35 14.

Après William Blake, Alphonse Legros mis à nu

André Furlan et Christian Barbe de l’association William-Blake présentent l’expo consacrée à Legros./Photo DDM — C.C.

A l’image de son emblématique président André Furlan, l’association William-Blake ne manque pas d’idées. Force est de constater que le succès rencontré lors de l’exposition consacrée à William Blake «une œuvre… un secret» l’a motivé à poursuivre dans cette voie. «Près de 4 600 visiteurs sont passés cet été admirer l’exposition. Pas loin de 300 personnes ont assisté au concert de clôture», explique André Furlan.

Maître franco-anglais

Dans ces conditions, il est fort logique que l’association poursuive dans cette lignée. Cette fois-ci, elle mise sur le grand maître Alphonse Legros et sur une exposition de «nus de l’époque victorienne». La collection présentée au château du moulin des Tours est présentée pour la première fois au public. Elle comprend une cinquantaine d’œuvres sur papier. «Une grande partie de cette collection privée est faite d’aquarelles et de dessins sur des études de nus», explique André Furlan tout en précisant «qu’il est assez rare de pouvoir présenter une collection aussi large sur une même thématique».

Né à Dijon, Alphonse Legros a traversé la Manche pour s’installer en Angleterre en 1863 et obtenir la nationalité britannique. Il a marqué l’art du dessin au Royaume-Uni à la fin de l’époque victorienne. Peintre émérite, il s’est fait connaître aussi pour ses travaux de graveur et de sculpteur. Au fil de cette exposition qui sera complétée par une dizaine d’œuvres complémentaires, une ode à la beauté immanente se révélera. Cette exposition sera visible jusqu’à la fin du mois de janvier 2015.

Infos pratiques : Du vendredi au lundi de 11 h à 17 h — Entrée : 5 € demi-tarif pour les enfants.

André Furlan, une vie hors cadre

Actuellement, il expose les œuvres d’A. Legros./ Photo DDM, M.D.
André Furlan peut parler de William Blake pendant des heures. André Furlan peut raconter la vie d’Alphonse Legros, comme s’ils avaient partagé de bonnes soirées entre amis. Finalement, la personne dont André Furlan parle le moins, c’est André Furlan. Pourtant, en grattant le vernis, on découvre un amateur d’art qui méritait bien de se faire tirer le portrait, un homme qui a consacré sa vie à partager sa passion avec les autres.
Allers et retours entre Nérac et le reste du monde
Etonnamment, la vie d’André Furlan commence à Nérac, en 1958. étonnamment, car sa mère est venue y accoucher, dans l’enceinte familiale du Château Pierron, pour échapper aux épidémies qui sévissent à Madagascar, où sont restés les deux frères d’André et leur père, militaire. Le dernier né, ne restera d’ailleurs que 22 jours, sur les terres où se sont implantés les Furlan au début du siècle dernier, et, nourrisson, il entame un périple de 16 ans à suivre les traces de son père. Madagascar, le Congo, le Cambodge… il fait le tour de ce que l’on appelait alors «les colonies» et revient de temps en temps à Nérac, où il lui faut s’acclimater au pays et à ses habitants : «On vivait toujours dans des pays chauds, alors quand on revenait on était glacés», se souvient-il en riant. «Mais on avait tellement pris les habitudes des pays étrangers, qu’on faisait des choses que les autres ne faisaient pas. Alors qu’on était blanc et Français, on a eu des problèmes d’intégration et on nous appelait parfois les singes.» Le souvenir n’est pas agréable, mais avec le temps, les gens ont pris l’habitude de fréquenter le garçon et ses frères, tout simplement des enfants du pays mais qui n’y mettaient pas souvent les pieds, au pays.
L’art comme sacerdoce
Les retours au pays, n’ont d’ailleurs jamais duré bien longtemps. Bac en poche, André Furlan, repart aussitôt pour Capbreton, mener des études d’hôtellerie, pour se spécialiser en œnologie. «Mon père était un homme de lettres, mais enfant, quand je lui ai dit que je voulais faire une école d’art, il a refusé, parce que pour lui, un artiste vivait dans la misère.» Une déception pour André, héritier de deux grandes familles du Sud-Ouest et d’Italie où la culture avait pourtant une place d’importance. «Mais je pense que quelque part mon père était très militaire, il était resté dans la terre». Alors, faute d’apprendre l’Histoire de l’art, il apprend celle de la terre, si chère à la figure paternelle. Il se montre d’ailleurs brillant, mais profite de la fin de ses études et d’un service militaire effectué dans l’armée de l’air — où, encore une fois, «j’étais tout le temps en vadrouille à l’étranger» — pour réaliser son rêve et «vivre la Bohème à Paris pendant quatre ou cinq ans», comme il dit.
L’appel de San Francisco
L’aventure parisienne s’arrête lorsqu’une nouvelle aventure commence, amoureuse celle-ci. «Avec Harold, on s’est rencontrés un jour et on ne s’est plus quitté un seul instant», raconte-t-il pour présenter ce bel américain cultivé qui a partagé presque trente ans de sa vie. Ensemble, ils s’envolent pour San Francisco. Harold Dubin, créateur, cinéaste et producteur, est très impliqué dans le milieu culturel local. André lui, poursuit en autodidacte la mission qu’il s’est fixé : devenir spécialiste de l’histoire de l’art. Plus particulièrement, de William Blake. Car dans son déménagement, André emporte ses livres qui sont encore aujourd’hui dans les rayons de sa bibliothèque et ce vieux tableau, acquis par la famille il y a bien longtemps et qui trône au-dessus de son bureau d’adolescent. Ce tableau, c’est «The Beggar’s opera», l’œuvre qui a donné lieu à l’exposition de cet été. «Quand j’y pense, c’est fou. à l’époque je ne connaissais pas l’existence du tiroir secret. J’avais un manuscrit de sa main sans le savoir.» En fréquentant les campus des plus grandes universités américaines, il arrive à percer le mystère de l’artiste qu’il avait découvert des années plus tôt, en lisant d’abord sa poésie. En parallèle, il organise ses premières expositions à la cathédrale Sainte Marie de San Francisco. Des milliers de personnes viennent voir les œuvres d’artistes qu’il a sélectionnés. Et qu’il soit dans un grand centre culturel américain, ou sous le château de Nérac, l’amateur d’art n’a qu’une idée en tête : faire partager au plus de monde possible. Depuis son retour en 2011, c’est ce qu’il s’efforce de faire, aidé par son équipe sans laquelle il sait que rien n’aurait été possible. Alors bien sûr, il est étonnant à courir dans tous les sens pour parler des artistes dont il expose les œuvres, bien souvent tirées de sa collection personnelle. Les Néracais qui le côtoient, savent très bien qu’il est intarissable dès qu’il entend «William Blake», mais André Furlan n’y peut rien, l’art n’est pas qu’une simple passion : «Je ne peux pas vivre sans art, sans créer, sans partager.»
Michael Ducousso

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